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72 tués au gaz sarin dont 20 enfants en Syrie

L'acte de trop en Syrie ? C'est le sentiment qui prédomine moins de 48h après la découverte de l'acte ignoble perpétré vraisemblablement par le régime de Bachar Al Assad et son allié russe.

Le régime Syrien n'en est pas à son coup d'essai sur l'utilisation du gaz sarin sur ses populations. On peut se rappeler au coeur de l'été 2013, autour de Damas, une attaque qui avait causé 1429 morts dont 426 morts selon un rapport international. L'attaque de ce mardi est sans nul doute l'acte de trop du côté du régime de Bachar Al Assad alors que Donald Trump est sorti de sa réserve. "Affront à l'humanité" a lancé le Président des Etats-Unis, qui est très attendu sur sa capacité à se positionner sur le dossier syrien alors qu'en France, les politiques sont englués dans la présidentielle. Le ton est monté ce mercredi face au soutien de Vladimir Poutine à Bachar Al Assad. Le Conseil de Sécurité de l'ONU, réuni en urgence, a repoussé à aujourd'hui le vote d'une résolution d'une condamnation de cette attaque qui soulève légitimement une indignation internationale. Du côté de l'armée russe et syrienne, il s'agit de se dédouaner en pointant du doigt une "frappe aérienne sur un entrepôt des rebelles contenant des substances toxiques, et en explosant ces dernières se seraient disséminées dans l'atmosphère". 

François Hollande a réclamé "une réaction de la communauté internationale à la hauteur de crime de guerre" alors que les preuves d'un nouveau crime de guerre du régime Syrien s'accumulent, même si chacun sait que les moyens d'actions de l'ONU ou de la Cour Pénale internationale ne valent pas grand chose face au véto russe. 

Laurent Guillaumé

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