Ailleurs

A Chantilly on jaugera le 6 juillet les qualités des candidats à embrasser fougueusement la carrière d'acteur

Titillé par le métier d’acteur, avec son corollaire, les règles de l’art, pour se hisser avec force persuasion sur la plate-forme de l’excellence ? Vous tombez plutôt bien, car l’Académie des Arts Dramatiques de Chantilly organise des auditions qui auront lieu le samedi 6 juillet, dans la perspective de la rentrée prochaine. Interview pour info-chalon.com de Mily Neau, comédienne et scénariste.

Auriez-vous l’obligeance de nous faire part de votre cheminement artistique ?

« Je suis montée sur scène pour la première fois à l'âge de 5 ans, et la passion de la scène ne m'a plus jamais quittée. Je suis autodidacte. Je n'ai pas fait d'école de théâtre. J'ai simplement suivi plusieurs cours notamment avec Xavier Brière. »

 

-Pourquoi avoir mis sur orbite l’Académie des Arts Dramatiques de Chantilly ?

« Justement parce que je voulais créer l'école dans laquelle j'aurais rêvé d'apprendre le métier d'acteur. C'est-à-dire une école pluridisciplinaire ( théâtre, cinéma, chant, danse, expression corporelle) , en prise avec les réalités du métier et avec de petits effectifs dans chaque classe. »

 

-La formation de l’acteur est accessible à tous. A partir de quel âge, avec quel bagage minimal, et jusqu’à quel point ?

« Il n'y a pas de "bagage minimal" à proprement parler. En revanche, n'avoir jamais pris de cours de théâtre est souvent un handicap lors des auditions, car il manque " les bases " du travail de comédien. Il faut avoir le niveau bac  et 18 ans dans l'année en cours. » 

 

- Etre acteur en 2019, quelle signification cela a-t-il, indépendamment de l’activité pure ? Comment cernez-vous tendance et avenir de la profession ?

« Il faut être " acteur " de sa carrière, et ne pas attendre que les rôles tombent. C'est pour cela que nous formons des artistes complets avec un travail sur le corps et la voix. Notre cursus inclut aussi de nombreuses  masterclass en écriture dramaturgique et scénaristique, mise en scène, voix off etc...afin que les futurs comédiens puissent être maîtres de leur propre création. »  

 

- Que veulent les réalisateurs aujourd’hui ?

« Tout simplement avoir la liberté de faire leur film avec le moins de contraintes financières possibles. Ce qui est de plus en plus compliqué aujourd’hui ! »

 

- Le fait que l’école soit implantée dans la campagne, contrairement à toutes les autres, qui ont opté pour une grande ville, est-il de nature à influer sur la qualité de l’enseignement ?  « Nous pensons que ce cadre, au milieu de la verdure, est propice à l'éveil des sens, et cela participe à la décentralisation de la culture et de l'enseignement artistique. » 

 

- Quelles valeurs un candidat doit-il posséder à la base pour espérer tirer ensuite son épingle du jeu ?

« Travailler, encore et toujours ! »

 

- Par quoi sera sanctionnée la fin de la formation, et qu’adviendra-t-il en cas de réussite pour les heureux élus ?

« Elle sera sanctionnée par un diplôme de l'école. Notre cursus, en troisième année, est largement concentré sur l'insertion dans la vie professionnelle (casting, bande démo, rencontres avec des professionnels...), aussi, les élèves seront prêts, dès leur sortie de l'école, à décrocher rapidement leur premier rôle si ce n'est pas déjà fait. »

 

Comment prendre contact ?

En état de marche depuis un an, l’école, parrainée par Arnaud Ducret, a vu le jour grâce à Mily Neau, et est administrée par Martin Rougier, le directeur de casting. La formation professionnelle de l’acteur s’étend sur une période de trois ans, avec une moyenne de dix-huit heures de cours par semaine. Tarif mensuel : 360,00 euros, plus 70,00 euros de frais d’inscription. Renseignements/Inscriptions : www.academieartsdramatiques.com

 

Crédit photo : DR                                 Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                 poiriault.michel@wanadoofr    

 

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche