Bourgogne

Gastronomie et vins de Bourgogne - Deux Cités pour rayonner

Vendredi 5 juillet, le BIVB annonçait officiellement le lancement d’une Cité des vins de Bourgogne à Beaune. Une Cité dédiée uniquement à la promotion de ses vins, autour de son vignoble et de ses producteurs. Le projet doit aboutir en 2015. Une deuxième bonne nouvelle pour la région qui, avec Dijon, abritera donc une deuxième Cité autour de l’art de vivre et de la gastronomie. Décidément, la Bourgogne est gâtée par sa nature.

« A côté de l’assiette, il y a un verre de vins de Bourgogne », imageait Pierre-Henry Gagey, président du BIVB pour expliquer aux journalistes que la Cité des vins de Bourgogne est le complément idéal régional à la future Cité internationale de la Gastronomie à Dijon. La première sera normalement achevée en 2015, contre 2016 pour la seconde. Le BIVB rappelait d’ailleurs qu’il avait du patienter avant d’annoncer son projet qui était dans les cartons de longue date, craignant de faire doublon. En effet, même si Dijon développera le thème du vin, le site de l’ancien Hôpital général à Dijon ne sera pas uniquement réservé aux seuls vins de Bourgogne.

Là à Beaune, oui. Car « Beaune reste la Capitale des vins de Bourgogne » et donc le principal point d’entrée des touristes : 32% entrent par les Côtes contre 17% pour la ville de Dijon.
Surtout, la Cité des vins de Bourgogne a pour objectif de « dispatcher » les touristes vers les autres sites touristiques viticoles, en Côte d’Or mais aussi dans l’Yonne et la Saône-et-Loire, insistait Michel Baldassini, le président délégué.

 

Garder son âme

 

« Il faut surtout se projeter dans dix ans, le tourisme mondial va grandir et l’Asie aura notamment soif de cultures bourguignonnes. Il faut les aider à entrer. Mais attention, l’oenotourisme est génial et dangereux. On ne doit pas perdre notre âme. Les touristes veulent d’abord voir des vignerons bourguignons », glissait Pierre-Henry Gagey. Une raison aussi pourquoi la Bourgogne espère toujours voir ses Climats classés aux patrimoines de l’Unesco, pour quelque part les préserver de dérives possibles.
Ce qui n’empêche pas la ville de Beaune de faire le pari de la modernité sur le site de la Chartreuse avec des projets de bâtiments ultra-modernes. C’est d’ailleurs ces derniers qui constituent évidemment la majorité du budget, 10 millions d’€, financé de 10 % à 20 % par le BIVB. « Le projet, une fois lancée, doit s’autofinancer », répétait Pierre-Henry Gagey. Des investisseurs privés, dont un hôtel de luxe, sont pressentis. L’Ecole des vins aura son pavillon. « Une plateforme numérique viendra équiper les trois pavillons de 1.100 m2 et reliera tous les sites en Bourgogne », précisait André Ségala, le directeur du BIVB. Une interactivité digitale - qui avec l’arrivée des voitures connectées à Internet - pourrait aussi faire le pont entre les différentes Routes des vins.

Reste à savoir encore, si la vente de vins sera autorisée. Le BIVB réfléchit mais est tenté de répondre non : « Dès que commence le business, le BIVB s’arrête ». C’est donc dans la liste des partenaires privés qu’il faudra certainement chercher. Les négociants de la place Beaunoise et de Nuits ont donc un avantage au départ…


Cédric Michelin
L’Exploitant Agricole de Saône-et-Loire

 

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