Bourgogne

Journée de défense de la psychiatrie ce mardi

Une manifestation nationale est organisée ce mardi devant l'ensemble des Agences Régionales de Santé. En Bourgogne-Franche Comté, le rendez-vous est donné à Dijon.

A Sevrey, c’est comment l’austérité, le plan ONDAM, la DAF qui stagne ? C’est la régression nationale du budget de la psychiatrie en 2016 et sans doute pire pour 2017
Pour le personnel, ça veut dire :
Des arrêts de maladie rarement remplacés donc, des changements intempestifs de poste de travail, des modifications des dates de vacances, une surcharge de travail. C’est la « mobilité » et l’ »adaptation »
La précarité : 16 % du personnel à ce jour n’est pas titulaire ; les concours se font plus rares et trop tardifs ; les secrétaires attendent en moyenne 12 ans pour être titularisées ; les contrats aidés ont été menacés récemment
 Des salaires toujours insuffisants, qui ne reconnaissent plus les qualifications qui se sont accrues. Le plan PPCR n’apporte que des miettes
Des renforts soignants insatisfaisants, des agents masculins malmenés, indisponibles dans les équipes, et une difficulté croissante pour mettre en place une équipe soignante autonome, faute de financement
Les soignants de nuit qui se sentent menacés, à défaut d’encadrement suffisant

Défendre la psychiatrie,c’est défendre notre travail et les soins des patients


Pour les patients, le régime maigre, c’est :
 Devoir patienter en crise des jours, voire des semaines, parce qu’il n’y a pas assez de lits, se faire hospitaliser sous contrainte pour aller plus vite
 Devoir changer intempestivement de lit, de chambre, voire de pavillon, pour faire de la place au nouveau-venu
 Sortir trop tôt de l’hôpital, toujours pour faire de la place… et rechuter plus vite… et revenir à l’hôpital
 Attendre des mois un rdv en CMP, faute de médecins et psychologues en nombre suffisant

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