Bourgogne

L'économie, toujours au coeur des débats de la plénière régionale

«Pour la première fois, l’industrie crée des emplois stables. Notre industrie se relève. Mais les entrepreneurs se plaignent tous de ne pas trouver les compétences dont ils ont besoin. Il faut faire prendre conscience à tout le monde qu’il y a des emplois et du travail dans l’industrie.
Ce travail de formation est devenu un enjeu de taille. Nous aurons 10 réunions en novembre que je vais animer.
Le développement économique est au centre de notre assemblée aujourd’hui avec trois dossiers. Pour l’agriculture, nous nous sommes mobilisés face à la crise. C’est le budget qui a le plus augmenté», c’est avec ces propos que Marie-Guite Dufay a ouvert, vendredi matin, la session du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté à Dijon. Elle a redit ce qu’elle avait détaillé mercredi à l’occasion de son point presse. Et elle en a rajouté une couche sur l’enseignement supérieur, pour affirmer : «Il n’y aura pas de développement de la région, sans un enseignement supérieur fort et stabilisé». Une déclaration en forme d’avertissement.
Son principal adversaire, François Sauvadet, le patron de la droite et du centre, a d’abord ironisé sur les changements annoncés dans l’exécutif : «Nous enregistrons deux nouvelles arrivées, mais c’est aussi deux départs, et pas des moindres dont celui de Sophie Laroche. Cela vous conduit à mi-mandat à modifier votre équipe de façon importante. La Région n’est pas parmi les plus réactives.  Je note la reprise de l’emploi. Mais je note aussi que les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 1,5% alors qu’elles ont baissé dans la moyenne des autres Régions. L’investissement a baissé de 3,3%. Les chiffres sont là et je ne m’en réjouis pas.
Vous avez trouvé comme explication la baisse des dotations, ce n’est pas nouveau. 20 millions de moins, ce n’est pas rien. Vous avez fait une petite cagnotte avec 15 millions de plus sur les cartes grises des franc-comtois. Ca devrait vous servir…»
Pour le patron de la droite et du centre, le constat est sans équivoque : «Oui la fusion des régions coûte cher. Je ne crois pas que les bons ratios d’endettement suffisent à dire que ça va bien. Ce qu’il faut baisser les charges de fonctionnement, et augmenter les investissements, en s’endettant pour de grands équipements.
Vous ne pouvez pas vous exonérer sur vos engagements de campagne, comme sur la gratuité de transport. Vous parlez de la sécurité des enfants.
Mais une semaine de 4 jours c’est 500.000 euros d’investissement pour la Côte-d’Or.
On ne vous a pas entendu sur Alstom. La vérité c’est qu’il y a toujours un qui rachète et un qui est racheté. J’aimerai savoir quel rôle va jouer la Région pour que l’entreprise reste sur le territoire et maintienne de l’emploi».
Et François Sauvadet de lancer ; «Je vous propose que l’on aille voir tout de suite les dirigeants de Siemens et d’Alstom. Ce n’est pas de l’Etat que viendra la solution.
Rapprochez vous de Siemens pour voir les offres de formation dont ils ont besoin.
Parlez aussi avec la Région Grand Est. Pourquoi ne pas créer un fond d’investissement pour le maintien et le développement des sites.
Concernant le plan de développement agricole, vos services ont bien travaillé avec nos départements. Il faut un prolongement des audits. Il faut aussi aborder la question du changement climatique, et notamment pour les cultures maraichères.
Nous sommes une région à la traine, de grâce entendez votre opposition, car le temps passe».
Julien Odoul la nouvel voix du Front National, devait kui tenir un discours surtout nationalen avec un constat en forme d’accusation : «Macron termine le dépeçage d’Alstom».
Patron du groupe socialiste, Jérôme Durain devait lui juger : «Monsieur Sauvadet on a retrouvé vos marottes, mais on est au tiers du mandat.
Créer les conditions de la croissance, c’est que nous faisons et les 10 réunions annoncées par la Président  iront dans le bon sens.
On partage les grands enjeux régionaux. Il faut que l’on partage aussi les enjeux nationaux. Et puisque la semaine a été marquée par la disparition de Jean Rocheffort, je dirai ; Un Président ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis fiscal. Maitriser l’endettement en continuant d’investir, on sait le faire. C’est plus simple quand le Gouvernement tient ses engagements !
La Bourgogne Franche-Comté est une des régions les moins inégalitaire de France. Ce que nous défendons c’est une exigence de l’exercice du service public.
Nous continuerons de soutenir nos trois priorités».
Le temps de voir Sophie Montel jouer sa partition, et l’heure était venue d’attaquer les grands dossiers, dont celui de l’agriculture (lire par ailleurs).

Alain BOLLERY

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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