Bourgogne

Les élus régionaux de Saône et Loire réaffirment la présence de la région au plus près des territoires

Les élus régionaux de la majorité ont souhaité rappeler l'importance de la région Bourgogne-Franche Comté dans les politiques menées sur les territoires. Une réaffirmation bien loin du sentiment de captation des budgets par Dijon ou Besançon.

 Laetitia Martinez, Nathalie Leblanc, Nisrine Zaïbi, Stéphane Guiguet, Denis Lamard et Jérôme Durain ont souhaité faire un point sur les politiques régionales menées en Saône et Loire. "Ce sont 7,4 millions d'euros qui ont été mobilisés au cours des trois dernières commissions permanentes pour notre département", "dire que la région tourne le dos aux territoires est un faux-procès, tous les jours, elle démontre le contraire" a rappelé Denis Lamard, qui en veut pour preuve, "jamais la Bresse n'a eu autant par la région depuis ces dernières années, la réalité est là et nulle part ailleurs". 

Même son de cloche du côté des élus régionaux originaires de Chalon sur Saône. "Les annonces de Sébastien Martin ne sont qu'une pure posture politicienne et qui ne ressemblent en rien à la réalité des faits" ont lancé en choeur les élus chalonnais, qui ont profité de l'occasion pour rappeler "que dans le cadre de l'ANRU, ce sont des millions qui ont été perdu par la ville et le Grand Chalon parce que les fonds n'ont pas été mobilisés dans les quartiers prioritaires de Chalon sur Saône. Quand le Grand Chalon pointe la région, qu'il nous cite les projets pas soutenus ! On rappelera au passage les 216 000 euros mobilisés par la région dans le cadre des travaux de la Tour des Aubépins ! "

"Là où il y a des enjeux, la région est présente"

Les élus régionaux ont concédé que le décalage de calendrier dans les signatures des contrats liant les territoires à la région était maladroit, "mais rassurez vous aucun territoire n'est oublié. Ce n'est pas en jouant la concurrence entre les territoires qu'on arrivera à tirer vers le haut" rajoute Laetitia Martinez. 

Pour autant "la région n'est pas là pour soutenir des projets gadget" surenchérit Nisrine Zaïbi. " Sur la question de la cité du numérique, on est passé de 5 à 11 millions d'euros, on attend d'en savoir plus mais ce sont déjà 4 millions d'euros qui sont fléchés" a tenu à rappeler Nathalie Leblanc. "La région est là avec des soutiens conséquents, c'est la collectivité du quotidien" pour Laetitia Martinez. 

"La région ne s'interdit pas à renoncer à la compétence de l'apprentissage"

Face au projet de loi réformant l'apprentissage, c'est par la voie de stéphane Guiguet, que les élus régionaux ont souhaité exprimer leurs très vives inquiétudes sur le devenir de centres de formation pour apprentis ou de lycées professionnels en Bourgogne-Franche Comté. "Sur les 52 centres en région, 20 bénéficient d'une très forte péréquation portée par le conseil régional" rappelle le Vice-Président en charge des lycées, et le risque de la réforme à venir est flagrant.  C'est la contradiction absolue de notre politique, celle de l'équilibre et de l'aménagement territorial. Avec ce qu'il se prépare, disons le franchement, on n'exclut pas de se désengager de la compétence après tout !". Des propos forts qui risquent de soulever de très vives inquiétudes parmi les professionnels de la formation dans la région. 

Le Plan Régional de Santé, toujours plein de rancoeurs

Les élus régionaux sont très amers sur la manière "dont les technocrates pensent l'aménagement du territoire". "La santé est l'un des points forts de l'attractivité des territoires et si l'ARS et l'Etat jouent à contre sens, c'est un vrai non sens dans les politiques publiques menées". "C'est du mépris et de l'inconséquence que le comportement du directeur général de l'ARS" sur les questions de l'angioplastie mais pas seulement. 

"On demande une politique territoriale cohérente et une vraie concertation avec les besoins des territoires. La politique gouvernementale autour de la santé est la démonstration de l'absence de discussion" alors que Nisrine Zaïbi et Denis Lamard ont dénoncé "le report que s'effectue sur les pompiers du SDIS, qui ne sont pas en capacité d'absorber cette surcharge". Pour Jérôme Durain, "l'unanimité politique sur le PRS est un signal fort qui a été donné".

Laurent Guillaumé

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