Bresse Chalonnaise

A Châtenoy en Bresse, le LACC est monté au créneau pour défendre son utilisation de la salle des fêtes

L'association présidée par Elisabeth Parisot s'est faite entendre ce mardi soir à l'occasion d'une réunion technique entre les élus de Châtenoy en Bresse et les associations. Au coeur de la mobilisation, les nouvelles conditions d'attribution de la salle des fêtes.

La salle des fêtes de Châtenoy en Bresse, nouvelle configuration, n'est pas encore totalement terminée, qu'elle a été au centre de la mobilisation d'un certain nombre d'adhérents de l'association LACC. Ce mardi soir, l'association qui compte 75 adhérents cette année mais une centaine en temps normal, entendait marquer le coup, face à Alain Rousselot-Pailley, accusé de vouloir mettre dehors les associations de la commune, et de les cantonner dans une petite salle annexe, adossée à la cantine scolaire. 

Musique, danse et ambiance chaleureuse ont rythmé le petit moment de protestation, histoire de marquer le coup. Un petit moment, applaudi au passage par le maire, qui rejoignait la salle du conseil municipal, en présence des responsables des dix associations du village.

Alain Rousselot-Pailley a réfuté les accusations qui circulent dans la commune depuis quelques semaines, mettant en cause l'équipe municipale sur la gestion de l'occupation de la nouvelle salle municipale. 

"Une incompréhension et plus de sujet"

Pour l'équipe municipale, "c'est une incompréhension qui a été montée en épingle. Sur l'ensemble du conseil municipal, seulement un élu a fait savoir son opposition sur les nouvelles conditions d'utilisation de la salle des fêtes". Alain Rousselot-Pailley a tenu à souligner que "la salle fait 180 places et que de nouvelles conditions d'utilisation doivent être mises en place par respect pour l'investissement de plus du million d'euros et subventionné à plus de 600 000 euros. J'ai des comptes à rendre aux contribuables, tout simplement"a-t-il rajouté. 

Un accord trouvé avec le LACC

A l'issue de la réunion technique, Babeth Parisot s'est réjoui "d'avoir trouvé une solution en gardant l'utilisation de la salle des fêtes à raison d'une fois par semaine, à savoir le mercredi". En contrepartie de l'accès à la salle des fêtes, l'association devra s'acquitter d'une location à raison de 5000 euros/an. Un crève-coeur pour nombre d'adhérentes de l'association qui revendiquent l'adhésion au LACC à 25/35 euros, adhésion qui devra passer à 50 euros pour financer l'accès à la salle communale. Parallèlement, le LACC a fait savoir son intention de diminuer la prise en charge d'un certain nombre d'événements organisés par ses soins. 

Une solution qui ne date pas d'hier a toutefois tenu à préciser alain Rousselot-Pailley qui a avoué sa "surprise" face à la mobilisation "dans un contexte électorale qui n'échappe à personne" alors même qu'une pétition avait même été organisée par le LACC et pour laquelle la commune s'est vue dans l'obligation de répondre par courrier déposé dans les boîtes aux lettres. Parallèlement, la commune entend multiplier la location de la salle afin de générer des recettes pour la commune, à l'image de nombre de repas de famille qui ne pouvaient se faire sur la commune, compte tenu des conditions d'accueil. En ce qui concerne le club des aînés, La Bonne Humeur, il pourra continuer à utiliser la petite salle annexée à la restauration scolaire même si les élus ont reconnu la cinquantaine de mètres à faire depuis le parking pour y accéder.  

Pour la salle des fêtes à proprement parler, les associations pourront bénéficier d'un accès gratuit à raison de 3 fois par an sur demande. Une proposition qui a trouvé un large consensus auprès du tissu associatif local. 

Laurent Guillaumé 

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