Chalon dans la rue

Quand Chalon dans la rue apparaît à l'horizon avec sa nouvelle direction bicéphale

A moins de deux mois de l’aubaine proprement dite, la trente-et-unième édition du festival transnational Chalon dans la rue (du mercredi 19 au dimanche 23 juillet 2017), le rite immuable qu’est sa présentation en bonne et due forme dans son antre –l’Abattoir- a permis d’en appréhender ce mardi à l’heure de la pause méridienne le contenu…et de se lécher les babines à l’avance !

L’ Arlésienne qui n’en sera très bientôt plus une

Contrairement aux années précédentes, le cérémonial a brillé par l’absence du directeur artistique, et pour cause, celui-ci ayant fait valoir ses droits à la retraite depuis la fin mars, sans qu’il n’ait été remplacé. Gilles Platret, président du Conseil d’administration du CNAREP, par ailleurs premier magistrat de Chalon-sur-Saône, a cependant levé un coin du voile, après avoir fait sien l’historique. « Nous avons lancé en juillet l’an dernier une procédure de recrutement. Nous avons relancé en début d’année une nouvelle candidature, et avons eu une personne seule et trois binômes. Il fallait l’agrément du ministère. » L’éclaircie s’est produite le 30 janvier. « J’ai eu des nouvelles ce matin. Nous sommes tombés d’accord sur un profil-type. Ce sera un binôme. Je vais créer une frustration, car la décision ayant été prise ce matin par le ministère, nous annoncerons demain ou après-demain les deux nominés. Ce qui est certain, c’est que nous sommes arrivés au moment où la succession de Pedro Garcia va s’opérer. Les deux nouveaux directeurs vont être très bientôt là au milieu de l’équipe. Nous sommes dans une mission double : assurer la continuité et réfléchir à l’évolution de notre festival. Etre constamment à l’écoute des artistes, ça sera aussi la mission de la nouvelle direction. Je n’ai jamais fait partie des gens qui étaient inquiets. » Le responsable a d’autre part indiqué qu’une étude aura lieu pendant le festival, afin de circonscrire les retombées économiques. « Ce serait catastrophique si le festival devait disparaître, je tiens absolument à ce que l’on puisse mesurer cet impact. Cet événement a cette vertu de toucher toute une région, toutes les générations. Les retombées sont extraordinaires en termes d’image. La ville de Chalon est le premier partenaire financier, et de loin, à plus de 57 %. »

 

155 Compagnies au total

Obligée par la force des choses de maintenir le festival à flot, Nadège Gauthier est intervenue oralement en amont, de par son rôle de coordinatrice générale, elle qui est plus habituée à chapeauter le off. La programmation 2017, rédigée à six mains, voit entrer dans son cercle deux nouvelles disciplines : le jonglage et le freerunner. Accrochez votre ceinture !  Elles complèteront le théâtre de rue, l’univers circassien, la danse, le parcours paysager théâtral, l’installation plastique vivante, le banquet littéraire, la performance, la musique ainsi que la pyrotechnie. Pour ce faire, seront sur le pont 155 Compagnies (16 pour le in, et 139 pour le off). 164 projets artistiques leur appartiendront (16 concernant le in, et 141 ne jurant que par le off).  Du côté des pays étrangers invités, l’on trouve la Belgique, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, la Grande-Bretagne et le Danemark.

                                                                                            Michel Poiriault

                                                                                            poiriault.michel@wanadoo.fr    

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