Chalon dans la rue

CHALON DANS LA RUE - Gilles Platret dénonce l'abandon de l'Etat en matière de sécurité

"J’écris ce jour au ministre de l’Intérieur pour lui exprimer le vif mécontentement qui est le nôtre d’être ainsi abandonnés par l’État et lui réclamer d’allouer séance tenante les moyens nécessaires afin d’assurer la sécurité des festivaliers et de l’ensemble de la population de Chalon" précise le maire de Chalon sur Saône.

Communiqué de Gilles Platret,
Maire de Chalon-sur-Saône
Mercredi 18 juillet 2018

« Sécurité du festival Chalon dans la Rue :
Jusqu’où ira le désengagement de l’État ? »

L’État se désengage d’une façon inacceptable de la sécurisation du festival Chalon dans la Rue.

Alors que cet événement attire chaque année 250.000 visiteurs, qu’il est le plus important de Bourgogne Franche-Comté pendant tout l’été et le plus important de Saône-et-Loire sur toute l’année, nous apprenons aujourd’hui que l’État refuse d’allouer les moyens humains nécessaires pour accompagner les effectifs locaux chargés du maintien de l’ordre.

Il y a trois semaines, nous avons commencé par avoir la désagréable surprise d’apprendre que l’État voulait monnayer la mise à notre disposition d’une demi-compagnie de CRS. Il est déjà inadmissible que l’État assure sa mission régalienne de sécurité en la tarifant. Ceci aurait coûté 30.000 € pour 35 effectifs de CRS du vendredi au dimanche soir seulement. Contraints et forcés, nous avions, dans l’intérêt du public, accepté d’être rançonnés.

Or, en début de semaine, nous apprenions que cette demi-compagnie de CRS ne viendrait finalement pas sur Chalon !

Et ce matin, nous sommes informés de la même façon que les renforts départementaux de Police nationale alloués à la sécurisation du festival se réduiront à... deux effectifs le samedi soir seulement !

Bien sûr, nous nous louons du zèle des policiers nationaux du commissariat de Chalon, ainsi que des hommes du dispositif Sentinelle coordonnés par le délégué militaire départemental, qui font de leur mieux avec les effectifs insuffisants qui sont les leurs.

Bien sûr, les agents de notre Police municipale sont sur le pont : 20 policiers municipaux, à quoi s’ajoutent quatre opérateurs du centre de supervision urbain (vidéoprotection), sont mobilisés chaque jour du festival de 7h30 jusqu’à 3h du matin, voire plus si nécessaire.

Il n’en demeure pas moins qu’il est totalement inadmissible que l’État abandonne la population de Chalon et les visiteurs du festival en n’assurant pas la part qui lui revient de leur sécurité, par un bon dimensionnement des effectifs chargés du maintien de l’ordre, à l’occasion d’un événement réunissant une telle concentration de public, à fortiori dans une période aussi dangereuse que celle que nous traversons.

En signe de protestation, j’ai décidé ce matin que les services de la Ville boycotteraient la conférence de presse qui était prévue sur la sécurisation du festival. Nous n’avons en effet pas vocation à servir de faire-valoir à un État incapable d’assurer ses missions premières.

J’écris ce jour au ministre de l’Intérieur pour lui exprimer le vif mécontentement qui est le nôtre d’être ainsi abandonnés par l’État et lui réclamer d’allouer séance tenante les moyens nécessaires afin d’assurer la sécurité des festivaliers et de l’ensemble de la population de Chalon.

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