Chalon sur Saône

Le comité local des syndicats CGT du Chalonnais s'est réuni

70 membres du comité local ont participé au vote à la Maison des Syndicats à Chalon sur Saône.

L'intégralité de la motion votée par le Comité Local

 

Les syndicats du secteur de l’Union Locale de Chalon sur Saône se sont réunis ce jeudi 8 décembre 2016. Ils sont revenus sur l’année 2016 et son premier semestre de lutte revendicative contre la loi travail. Ils maintiennent leur revendication d’abrogation de la loi dans son ensemble. Ils sont inquiets de l’arrivée dans leur entreprise des décrets votés comme une priorité à l’assemblée. Pour le gouvernement il faut aller vite, et les entreprises sont toutes sur le pied de guerre. A cette situation, la réponse juridique et la bataille entreprise par entreprise ne nous semblent pas être suffisante. Le progrès social ne passera que par l’engagement des salariés dans la lutte en concordance avec leurs syndicats.

Les syndicats ne voient pas non plus le progrès social dans les annonces de Marisol Touraine sur le projet de loi de financement de la sécurité social (PLFSS). Les points du programme du candidat de droite sortie des primaires sont loin d’être rassurant, notamment pour les centaines de millier de fonctionnaires, leurs postes étant menacés de suppression. Elu-e ou prochainement élu-e, la volonté d’alléger encore les cotisations sociales est partagée politiquement. Le patronat jubile et les salarié-e-s, devant leur ‘’net’’, sont amenés à penser qu’ils y gagneront. La casse de notre système de protection sociale est en route et il nous faut mener campagne pour le sauvegarder et le renforcer. Informer, former, interpeller seront des tâches du quotidien de 2017 pour que le programme du CNR perdure.

Les syndicats ont aussi fait le constat que la destruction des industries sur le chalonnais se poursuit et que les services publics continuent à être attaqué. La campagne lancer par la CGT ‘’pas d’industrie sans service public et pas de service public sans industrie’’ marque bien l’enjeu qu’ont les salarié-e-s à s’unir dans les territoires pour mener des luttes communes. Les salarié-e-s pour leur emploi comme pour leur ‘’confort de vie’’ ont besoin de bataille interprofessionnelle sur la revendication fédératrice de volonté de transformation sociale. Recroqueviller dans nos entreprises et nos administrations nous ne pourrons qu’agir en surface d’un mal bien plus profond qui menace notre système social ! C’est pourquoi ils s’inscriront pleinement dans cette campagne pour aboutir à des mobilisations interprofessionnelles de masse pour exiger l’abrogation de toutes les réformes antisociales de ces dernières années (loi HPST, loi santé,  réformes des rythmes scolaires et du collège, loi travail, loi macron, Rebsamen, loi NOTRE)

C’est aussi dans cet esprit de fraternité et de solidarité que les syndicats poursuivront leur volonté de faire vivre les libertés. C’est pourquoi il dénonce de nouveau la prolongation de l’état d’urgence, dont le syndicalisme et surtout la CGT est la victime. Il n’y a pas de demi-mesure dans la discrimination syndicale, ce que l’on vit au quotidien n’a pas à être minimisé en comparaison des attaques contre les Goodyear, les Air France, et bien d’autres dans l’exercice de leur fonction comme l’inspectrice du travail d’Annecy. Toutes les discriminations sont à combattre, et elles sont à combattre le plus souvent possible Toutes et Tous Ensemble. Soulevons nous, ensemble contre la classe opprimante.

Ils s’engageront dans la préparation des assises nationales pour l’industrie, dans la campagne pas d’industrie sans service public et dans la préparation du meeting départemental CGT, dans l’objectif de créer un rapport de force dans la période électorale pour peser sur les programmes des candidats.

Les syndicats du chalonnais et leur union locale réaffirment leur engagement, pour un syndicalisme de lutte, de masse et de classe.

C’est pour permettre à tou-te-s les salarié-e-s d’accéder à ce syndicalisme de progrès social que les syndicats du Chalonnais, s’engagent à tout mettre en œuvre dans la réussite de la campagne des élections TPE.

C’est aussi pour imposer la revendication de la baisse du temps de travail à 32h qu’ils s’engageront le plus rapidement possible pour la défense de leurs conventions collectives. Face aux velléités du patronat, ils appellent la CGT à fédérer rapidement tous les secteurs pour engager la lutte dans la suite du combat contre la loi travail.

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