Chalon sur Saône

C'est fou ce que Messmer est parvenu à faire faire à ses "victimes consentantes" à Chalon !

Pas sûr que dans leur état normal les spectateurs volontaires aient aussi bien réussi leur « examen de passage » devant le Fascinateur Messmer, gourou de tous les possibles, à l’efficience jamais prise en défaut. Surtout en face de deux mille de leurs semblables dans la salle ! Samedi soir au Parc des Expositions de Chalon-sur-Saône au cours du spectacle Intemporel, croisement de show à très haute densité humoristique et d’hymne à la science, on a énormément ri à propos de ce que l’on peut réaliser lorsque son subconscient est téléguidé. Sans omettre de se poser un tas de questions sur les facultés incroyables du cerveau, et parfois de porter un regard inquisiteur…

Libéré des entraves, le corps avait la capacité de répondre à l’ensemble des suggestions

A une vitesse stupéfiante (une poignée de secondes) les gens qui sont montés sur scène, tombèrent dans les bras de Morphée sous l’emprise du surnaturel  Messmer. A partir de ce moment-là les personnes aptes au lâcher-prise ne s’appartinrent plus. Commença alors un long déploiement de situations cocasses aux multiples variantes. Qu’un appelé se transforme en Skippy le kangourou en faisant des bonds démesurés, happe des cacahuètes lancées par son « maître », puis incarne à merveille le fameux Rocky Balboa lors de son combat contre Apollo Creed, quels instants surdimensionnés ! Et que dire des deux héros masculins du film Top Gun amoureux de la même femme, mais en la circonstance fortement épris l’un de l’autre, et mus par des pulsions incontrôlables ? C’est très sportif sur scène, les heureux élus ne se ménagent point, dansent, crient, épousent nombre d’attitudes défiant quelquefois le bon sens…La distorsion entre le rêve et la réalité a permis l’abolition des barrières, ainsi que la hantise du qu’en-dira-t-on. « Le subconscient ne fait pas la différence entre le vrai et le faux », a expliqué Messmer. Dans ces conditions, tout, absolument tout, devenait réalisable. Prendre par exemple  la position fœtale dans le ventre de maman, puis plonger à l’extérieur, téter le sein maternel, découvrir son corps à neuf mois, savourer le gâteau d’anniversaire à un an. Des téléportations il y eut également. Dans un état hypnotique et somnambulique, les hommes de Cro-Magnon sont descendus chercher des mouches dans la tête des regardants, la tribu, ce dans une pagaille indescriptible ! Changement de décor, avec ces cobayes emportés par un french cancan endiablé. Hors contexte, il suffisait que la musique retentisse, pour qu’ils se remettent à lever la jambe frénétiquement, quel que soit leur positionnement dans la salle ! Plus dure aura été la chute, au moment du réveil, quand selon le mentor, « on se souvient de tout dans les moindres détails… »

 

Un indéniable bien-être à l’issue de  l’expérimentation

L’interactivité avec le public, dont chaque élément possède quatre niveaux de conscience différents, a par ailleurs donné naissance à plusieurs tests durant lesquels le degré de réceptivité a montré des choses étonnantes. « Nous sommes tous réceptifs à l’hypnose », a certifié Messmer, ajoutant que « notre subconscient nous protège de nous-mêmes. Quinze minutes d’hypnose équivalent à trois heures de sommeil profond. » Certes, à chacun de prendre pour argent comptant, ou pas, ce qu’il voit durant ce spectacle. Cependant, pour avoir recueilli oralement les impressions de plusieurs personnes embarquées dans l’aventure de leur plein gré, le sentiment de Leslie (notre photo), du Creusot, résume bien celui de ses « compagnons d’infortune ». « J’étais sceptique au départ. Sur scène, le cœur bat vraiment fort. On a l’impression d’être dans la tête, mais de n’être plus maître de son corps. J’en étais consciente, mais je ne pouvais pas intervenir sur lui. Maintenant, je suis super bien, relax, c’est comme si j’avais couru et pris ma douche. Je suis plus en forme qu’à mon arrivée ! », s’est-elle enthousiasmée.  Un résultat net et sans appel…A toutes fins utiles, apprenez que le Fascinateur reviendra en Bourgogne-Franche-Comté le vendredi 21 avril 2017, puisqu’il tirera à nouveau les ficelles de son art à Besançon (Salle Micropolis).  

                                                                                                   Michel Poiriault

                                                                                                   poiriault.michel@wanadoo.fr 

 

 

Annonces