Chalon sur Saône

De l'Eurovision à Chalon le 19 mai, Lisa Angell se voue corps et âme à la chanson

Extirpée sur le tard de l'ombre grâce notamment à Dani Lary et Patrick Sébastien, Lisa Angell est inféodée à la chanson depuis quelque quatre décennies. Le vendredi 19 mai, à 14h30 et 20h15 au Parc des Expos de Chalon-sur-Saône, elle figurera au nombre des artistes qui auront la lourde tâche de mettre sur orbite le tout nouveau spectacle On a toujours vingt ans. Interview pour info-chalon.com

Dernièrement, et même si la réussite escomptée n'a pas été au rendez-vous, la chanteuse à voix a eu la satisfaction pleine et entière d'avoir donné à entendre sa personnalité artistique (avec la chanson N'oubliez pas) à Vienne le 23 mai 2015, où malheureusement, au plan comptable, elle finit 25ème/27 du Concours Eurovision de la chanson, ce pour le compte de la France. Quoi qu'il advienne Lisa n'est pas du genre à se laisser abattre. Une preuve de la force de sa détermination et de ses desseins ? Cinq albums entre 2011 et 2016. Excusez du peu !

Quel sentiment vous anime à l’orée du démarrage du spectacle On a toujours vingt ans ? Qu’en attendez-vous ?

«Comme tout, quand on commence quelque chose de nouveau, on est toujours très excités. Découvrir les artistes que je ne connais pas et que je n’ai jamais vus sur scène, donc déjà partager des moments de scène, et puis voir la réaction du public, c’est ça qui compte, m’anime, me donne envie de faire ce spectacle. Ca change de ce que je fais en général, donc tout ce qui est nouveau, on aime, nous les artistes. Vous savez, dans notre métier, on aime bien la découverte. »

Vous allez y retrouver Didier Barbelivien, lequel vous a écrit Des années après. Contente d’être bientôt sur scène à ses côtés ?

« Mais bien sûr, je suis contente de revoir Didier, ça fait tellement longtemps que l’on ne s’est pas vus ! Nous nous sommes croisés sur quelques plateaux télé, puisque c’est vrai que j’ai fait pas mal de télévision, ainsi que, je crois, sur RTL dans une émission de radio. De se retrouver sur scène, ça va être fantastique ! »

Que chanterez-vous à cette occasion ?

«J’ai besoin de parler », de Ginette Reno, c’est la première chanson que j’ai interprétée à la télévision. Ensuite il y aura une chanson inédite. Par rapport à des sondages qui ont été faits pour le spectacle, beaucoup de gens demandent La Quête de Jacques Brel, et c’est moi qui ai été désignée pour la chanter. »

Peut-on tirer facilement son épingle du jeu lorsque la prestation est collective ? N’y a-t-il pas le risque d’être noyé dans la masse ?

«Non, justement, puisque nous sommes portés sur scène en même temps, et que ce n’est pas une collégiale pendant trois heures. Chaque artiste a son moment de scène, qui dure entre quinze et vingt minutes. Il y a un partage individuel avec le public »  

 Cinq albums sortis depuis 2011, lequel, affectivement parlant, emporte le plus votre adhésion ?

«Il y en a deux : le premier et le dernier. Le premier (Les Divines, en 2011 N.D.L.R.) parce que c’était une sacrée aventure, de se retrouver en studio, faire un disque. Une quadra qui fait son premier disque, à l’âge que j’avais parce que je n’étais pas une femme jeune, ça ne s’oublie pas, c’est grandiose, de passer de l’ombre à la lumière. J’ai eu une grande émotion à le faire. Et le dernier (Lisa Angell chante le Québec, en 2016 N.D.L.R.), parce que c’est un album qui me tenait à cœur depuis très longtemps. Je l’adore. Quand je me retrouve sur scène, je suis en adéquation avec ce que je chante. »

Comment Virgine Vetrano (sa véritable identité N.D.L.R.) perçoit-elle Lisa Angell ?

« Il n’y aucune différence entre Virginie Vetrano et Lisa Angell. Que l’on m’appelle Virginie ou Lisa, je me retourne, déjà. Quand je suis sur scène je suis aussi bien Virginie que Lisa, et dans la vie de tous les jours je suis Virginie, mais aussi Lisa, car je suis authentique, vraie. Je suis la même personne. »

Près de deux ans après votre participation au Concours Eurovision de la chanson, que retenez-vous de cette singulière expérience ?

« Un grand moment de ma vie professionnelle. Il faut savoir que l’Eurovision, en France, n’a pas la cote, et puis finalement c’est un grand festival qu’on partage avec énormément de monde. Devant des millions de téléspectateurs on n’a pas le droit à l’erreur, il y a beaucoup de tension et de plaisir aussi. De la tension parce que nous représentons notre pays et que nous avons envie d’être bien classés. Et puis on profite du moment sur place, car il y a beaucoup de choses à faire, comme des interviews. Même si j’ai un score, on va dire, très bas, c’est trop dommage, mais c’est une expérience phénoménale. »

Dans le milieu du show-biz, est-ce vraiment la croix et la bannière pour faire la différence le plus longtemps possible ?

« Je ne sais pas, parce que j’ai un parcours grandement différent de beaucoup d’artistes, dans le sens où j’ai une carrière qui commence à plus de quarante ans. Ma vie d’artiste, je la fais depuis l’âge de 16 ans, je chante et suis sur les routes depuis ce temps-là. Après, perdurer dans le métier, ça veut dire quoi : continuer à chanter, ou à être connu ? Je chanterai jusqu’à la fin de mes jours, si mes cordes vocales suivent. S’il faut continuer à être connu, je pense qu’il faut savoir se renouveler, avoir les bonnes équipes, être très bien entouré par une maison de disques qui croit en vous. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’artistes qui naissent, on prend et il faut faire de l’argent tout de suite. C’est un peu le monde dans lequel on est élevé actuellement. Ensuite, perdurer, au niveau de la notoriété, c’est une autre histoire… »

A quoi aspirez-vous dans le domaine de la chanson ?

«Je suis en train de faire un tout nouvel album, avec cette fois des créations. Je pars toujours sur de la chanson française, sur de la performance vocale, mais aussi avec un style différent. Je travaille avec des personnes de ma famille, ce sera un album du cœur. Je pense qu’il sortira en février 2018. »

 

Les renseignements pratiques 

Lisa Angell se produira le vendredi 19 mai à 14h30 et 20h15 au Parc des Expositions de Chalon-sur-Saône, en compagnie de Michel Orso, Pierre Douglas, Esther Galil, Michel Monaco, Alain Turban, Linda de Suza, Jean-Luc Lahaye, Nicolas Pelletier, Didier Barbelivien, Jean-Jacques Debout, ainsi que des accordéonistes Gilou, Damien Poyard, Benoît Chabod, Benjamin Durafour, Elsa Gourdy, Sébastien Farge, Aurélien Noël, Karène Neuville, et Catherine Prud’homme. Location pour On a toujours vingt ans, présenté par les spectacles de la Lionne et dont l’animateur sera Julien Lepers : Office de tourisme et des congrès du Grand Chalon (03.85.48.37.97), A Chalon Spectacles (03.85.46.65.89), Fnac (www.fnac.com), Carrefour, Géant Casino, Magasins U, Intermarché, Auchan, Leclerc, Cultura, www.ticketnet.fr Renseignements au 03.85.46.65.89 Prix des places (places numérotées) : plein tarif 1ère série 56,00 euros ; tarif réduit 1ère série 52,00 euros. Plein tarif 2ème série 47,00 euros ; tarif réduit 2ème série 42,00 euros. Tarif spécial d’autre part en faveur des groupes.

Propos recueillis par Michel Poiriault

poiriault.michel@wanadoo.fr 

 

 

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