Chalon sur Saône

Pour la chanteuse Esther Galil le jour se lèvera et dévoilera le bonheur suprême à Chalon le 19 mai

Esther Galil va se rappeler au bon souvenir de celles et ceux à qui elle a laissé une empreinte indélébile. La chanteuse sans frontières, « au bord de l'apoplexie », a une faim de loup non assouvie, tant son appétence pour la langue française a dû être mise en sourdine un certain nombre d'années durant. A Chalon-sur-Saône le vendredi 19 mai elle pourra enfin remédier à cette énorme frustration dans la douce quiétude de quelqu'un qui ne feint pas. Interview pour info-chalon.com

Que devenez-vous ?

«Je dois dire une seule chose très importante : le français m'a tellement manqué, et j’ai besoin de chanter en français. C'est quand même ce qui m'a manqué le plus pendant toutes ces années où j'étais en Amérique. Entendre tous les jours parler anglais, en fin de compte ça m'a dérangée. Alors ce que je faisais, c'était écouter la radio par Internet, c'est un peu ce qui m'a sauvé la vie. »

Vous vivez depuis plus de vingt ans à Los Angeles. Est-ce là-bas que vous êtes le plus en accord avec votre vision artistique ?

«Pas du tout, j'aime le Monde, je suis un petit peu internationale, comme je parle un peu toutes les langues, aussi bien le français que l'anglais, l'arabe, l'hébreu... donc je me fais à tout ça comme un caméléon, mais le français est vraiment une langue que j'aime beaucoup. Quand je pense qu'avant je n'avais qu'une seule envie, c'était de chanter en anglais...alors là je suis bien guérie !

N’est-il pas davantage ardu de faire carrière aux Etats-Unis, que partout ailleurs ?

« J'ai quand même chanté dans les endroits les plus prestigieux de Los Angeles : au Palladium, qui est un peu l'équivalent de l'Olympia, au House of Blues qui est aussi une très grande salle très connue des gens du rock' n' roll...J'ai chanté vraiment un peu partout. Après, je me suis mise à faire des musiques de film, des musiques tridimensionnelles...J'adore travailler la nuit, pas seulement pour moi, mais aussi beaucoup pour les autres. Comme j'ai étudié dans une école de musique très connue de Paris, j'ai pu utiliser cet acquis. »

En 1971 vous avez obtenu un succès colossal avec Le jour se lève. Eprouvez-vous toujours de l’affection pour ce titre, ou vous sort-il par la tête ?

« C'est une empreinte digitale dans mon cerveau, et dans toutes mes cellules (rires) ! Non, c'est vraiment quelque chose qui ne partira jamais de ma vie, et complètement lié à moi. C'est comme une cellule de mon corps, Le jour se lève. »

Vous revenez en France pour la tournée On a toujours vingt ans. Etes-vous gonflée à bloc ?

« Oui, je suis vraiment comme vous dites, gonflée à bloc, très bonne expression (rires) ! Je connais bien Jean-Jacques Debout, Didier Barbelivien, Jean-Luc Lahaye, c'est un copain. Je connais Jean-Luc avant qu'il ne devienne Jean-Luc Lahaye. Il se préparait à devenir Jean-Luc Lahaye, je me souviens, il préparait ses costumes, il était très mignon. Je me disais bien qu'il allait réussir. Il avait le talent pour, je le sentais. »

Quelles chansons seront-elles de sortie pour ce spectacle ?

« Je chanterai les chansons les plus connues, qui ont été classées au hit-parade national français, c'est-à-dire Delta Queen, Harlem Song, et Le jour se lève. »

En France, le public connaît surtout la chanteuse, sans savoir forcément, par exemple, que vous êtes également artiste-peintre. Comment vous considérez-vous, et où va votre préférence ?

« J'aime tout. Je passe mes journées à faire tout ça à Los Angeles, de la musique, de temps à autre je passe à la peinture, parce que j'ai fait des expos, et vendu pas mal de mes tableaux à des collectionneurs d'art, par Internet aussi. J'aime autant la peinture, la musique, faire des orchestrations pour les autres, j'adore tout ce côté artistique également. »

Qu’aimeriez-vous encore faire pour la suite ?

« J'aimerais monter une comédie musicale en France, écrite en français, et que ça réussisse. Nous avons déjà eu pas mal de grands contacts la semaine dernière avec des gens qui sont super intéressés. Ce serait Esther. Esther, de Racine, j'ai écrit la comédie un peu plus rock. J'ai aussi préparé quatre ou cinq nouvelles chansons pour un mini CD, c'est très important aussi. Il sortira prochainement, on est en relation avec les producteurs. J'aimerais que ce soit le plus rapidement possible, avant mon retour à Los Angeles. Mais Los Angeles – Paris, ce sont dix-onze heures d'avion, je peux revenir, repartir. Je veux vraiment sortir ces chansons en français qui me tiennent à cœur. » »

Quelques mots sur le regretté Mike Brant, dont vous étiez très proche ?

« Mike manque à tout le monde, à moi aussi bien sûr. Je fais souvent des prières pour savoir ce qui s'est passé dans sa tête, mais je n'arrive pas à comprendre. Il est parti de cette manière...C'est comme un petit frère pour moi... »

 

Les renseignements pratiques

Esther Galil se produira le vendredi 19 mai à 14h30 et 20h15 au Parc des Expositions de Chalon-sur-Saône, en compagnie de Michel Orso, Michel Monaco, Alain Turban, Pierre Douglas, Lisa Angell, Linda de Suza, Jean-Luc Lahaye, Nicolas Pelletier, Didier Barbelivien, Jean-Jacques Debout, ainsi que des accordéonistes Gilou, Damien Poyard, Benoît Chabod, Benjamin Durafour, Elsa Gourdy, Sébastien Farge, Aurélien Noël, Karène Neuville, et Catherine Prud’homme. Location pour On a toujours vingt ans, présenté par les spectacles de la Lionne et dont l’animateur sera Julien Lepers : Office de tourisme et des congrès du Grand Chalon (03.85.48.37.97), A Chalon Spectacles (03.85.46.65.89), Fnac (www.fnac.com), Carrefour, Géant Casino, Magasins U, Intermarché, Auchan, Leclerc, Cultura, www.ticketnet.fr Renseignements au 03.85.46.65.89 Prix des places (places numérotées) : plein tarif 1ère série 56,00 euros ; tarif réduit 1ère série 52,00 euros. Plein tarif 2ème série 47,00 euros ; tarif réduit 2ème série 42,00 euros. Tarif spécial d’autre part en faveur des groupes.

Propos recueillis par Michel Poiriault

poiriault.michel@wanadoo.fr 

 

 

 

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