Chalon sur Saône

Opus 71 a offert un beau message d'amour dans son "Carnet de Voyages"

Deux concerts pour ce printemps 2017 lesquels ont véritablement transporté le public parmi des chants populaires traditionnels d’Europe ou dominait essentiellement le mot Amour.

Véritable et belle ballade offerte par le choeur chalonnais Opus 71, que ce soit en l’église de Poncey samedi soir ou dans la chapelle privée des Jacobins à Beaune. Une musique traditionnelle de cette vaste Europe allant d’Arménie à l’Andalousie en passant par la Suède, l’Ukraine, la Bulgarie, la Serbie, la Grèce, la Tchéquie, la Finlande, la Croatie, l’Espagne, la Slovaquie sans oublier la France dans un magnifique chant basque de choeur d’hommes ou encore le Béarn et le Jura.

Des airs populaires, souvent à danser, écrit pour un coeur que l’on aime ou que l’on voudrait voir se faire aimer. Chants de cette nature éternelle qu’il est bon de préserver, ne serait-ce que pour son eau bienfaitrice coulant dans ce ruisseau tchèque amenant vers cette liberté prônée par la musique de Markovitch.

C’est gai, c’est frais et surtout magnifiquement interprété par le choeur Opus 71 dirigé par Christian Garneret, avec un accompagnement au piano de Pauline Schneider. Une Europe musicale qui vaut de cout d’être entendue, hors des sentiers habituels, preuve évidente que cette musique populaire et traditionnelle est un reflet de la simplicité des peuples. Chaleur d’un pays ou chant d’une religion qui a trouvé un trait d’union entre l’Orient et l’Occident, en l’église de Poncey, quant au soleil couchant, l’astre a tracé une allée lumineuse sur le sol de la nef de l’église. Que dire de ces danses andalouses évocatrices d’une Espagne joyeuse et colorée à faire rougir les messieurs.
Chants d’amour, chants de l’âme dans une première partie d’une musique traditionnelle et naturelle qui se terminera dans un bois sauvage pour rejoindre ce rossignol porteur de message d’amour.

En seconde partie place a été faite à Dvorak avec quatre Duos Moraves ou règne l’espoir et l’amour mais aussi un peu de douleur de voir un amour perdu. Quatre Duos pour voix de femmes et piano exprimant l’expression de l’âme slave. Large place étant faite ensuite aux chants moraves, écrits par Dvorak mais aussi Janacek, reflétant la vie quotidienne et temporelle de la vie champêtre.
Bartok n’a pas été oublié avec, la aussi, quatre chants populaires et festifs autour d’une bien aimée certes mais aussi sur une fenaison et une récolte dont il ne faut oublier d’en faire une fête.

Mieux valait venir écouter le choeur Opus 71 pour se rendre compte de la qualité musicale et de la valeur du travail effectué. Surtout cela a été l’occasion d’entendre que ce choeur chalonnais préparait pour 2018 une pièce de choix avec le Magnificat de Bach, une oeuvre vocale majeure.

JC Reynaud

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