Chalon sur Saône

A la résidence « Les Aubépins », administrée par ADOMA, des résidents n’en peuvent plus de voir leurs conditions de vie se dégrader

A force de voir l’état des communs et des abords de leur lieu de vie se dégrader, des résidents ont contacté la presse locale et ne se sont pas privés de le faire savoir autour d’eux. Une initiative qui, semble-t-il, a porté ses fruits, même si pour l’instant, ces derniers se gardent bien de crier victoire.

Laurent Blakoski réside chez ADOMA depuis bientôt six ans et il n’avait « jamais vu ça ». « Ça », pour lui, ça désigne l’état des communs et des abords de la Résidence « Les Aubépins », située au 5 rue Martin Luther King, à Chalon-sur-Saône.

Quand info-chalon.com les a retrouvés ce jeudi matin, il y avait toutefois eu du changement. Il faut dire qu’entretemps, l’un de ses amis, Johann Buzenet, résident lui aussi, avait contacté la presse locale pour l’alerter sur leurs conditions de vie quotidienne, initiative qu’il ne s’était pas privé de faire connaître autour de lui. Si bien que ce jeudi matin, dès 7 h 45, Laurent Blakoski a pu observer plusieurs personnes s’activer pour nettoyer, ranger, remettre de l’ordre dans les locaux à poubelles.

(Laurent Blakoski et Johann Buzenet)

Beaucoup de bruit pour rien ? A observer les photos prises pour « immortaliser » l’objet de leur courroux, confiées à info-chalon.com, pas vraiment. Il y a bien eu un « avant » et un « après ». Ceci dit, pour Laurent, Johann et de nombreux autres résidents, l’état des communs et des abords laisse encore à désirer, même si c’est un peu mieux qu’avant, comme en témoignent les photos prises par info-chalon.com, après ce qui semble bien pouvoir être qualifié d’ « opération nettoyage d’urgence ».

S’ils sont satisfaits de cette amélioration, ils ne crient pas victoire pour autant. En effet, ils craignent que d’ici deux mois tout redevienne comme avant. Pourquoi ? Parce qu’ils ont clairement l’impression que l’administration en charge de la résidence, une fois passé le petit orage médiatique qu’elle vient d’essuyer, reprendra ses mauvaises habitudes.

En quoi sont-elles mauvaises, ces habitudes ? A écouter Laurent et Johann,  « il y a un règlement », interne à la résidence. Un règlement dont de nombreuses dispositions concernent la propreté, la vie en commun. Un règlement que certains habitants, souvent de passage, ne respectent pas. Des habitants peu délicats, Laurent et Johann en conviennent aisément, il y en a un peu partout, et sûrement pas que chez ADOMA. Qu’il en existe de cette sorte, c’est certainement problématique. Mais le vrai problème, c’est que l’administration ne se bouge pas pour faire appliquer les règles de vie en commun, tout en laissant s’amonceler des tas d’encombrants et, surtout, de détritus dégageant des effluves qui, en pleine période estivale, ne sont pas des plus agréables, du moins pas indispensables.

S’acquittant chaque mois d’un loyer compris entre 400 et 500 euros, hors aide personnalisée au logement (APL), ce qui leur fait un reste à charge de plus de 350 euros chacun, ils estiment avoir le droit de vivre dans un environnement, sinon totalement sain, à tout le moins pas trop dégradé, correct. Or, selon Laurent, « pour prélever le loyer chaque mois, ils ne sont pas en retard. Mais pour le reste, il y a moins de monde… » D’où un sentiment d’être laissés pour compte. Un sentiment qui est aussi celui de Chantal, résidente quasi-historique, connue comme le loup blanc aux Aubépins, qui déplore plus particulièrement, elle, que Gilles Platret et Hervé Dumaine n’aient pas tenu la promesse qu’ils lui auraient pourtant faite, il y a « des mois, peut-être un an », de faire un petit escalier au-dessus du chemin longeant la résidence et conduisant à la rue du pont de fer, où se trouvent un buraliste. « J’en avais parlé à Gilles Platret et Hervé Dumaine », déclare-t-elle. « Ils m’avaient dit oui mais il n’y a rien eu de fait. Et l’hiver, surtout quand il pleut, comme c’est en pente, ça glisse. On peut facilement se blesser. C’est pas que pour moi que je l’avais demandé, mais pour tout le monde ».

(Chantal)

Bien évidemment, une fois recueillis les propos de ces résidents, info-chalon.com a cherché à obtenir la version de l’administration d’ADOMA, en contactant dès jeudi matin le responsable de la résidence « Les Aubépins », Laurent Durand , puis, ne pouvant le joindre directement, lui a demandé de bien vouloir rappeler, par le biais de sa messagerie vocale. Une demande jusqu’à présent restée sans réponse.

 

Samuel Bon

 

Photos de la résidence avant que des résidents ne contactent la presse locale et ne le fassent ouvertement savoir autour d’eux (réalisées par un résident)

(Selon Laurent et Johann : une épave restée plus d’un an sur le parking de la résidence, récemment évacuée)

Photos de la résidence ce jeudi matin (info-chalon.com)

 

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