Chalon sur Saône

Le Stade, un quartier trop longtemps abandonné et qui mérite qu’on réinvestisse, selon Gilles Platret

Mardi soir, en présence d’habitants du quartier, du sous-préfet de Chalon-sur-Saône et de nombreux élus de la municipalité, Gilles Platret a inauguré l’école « Liberté, égalité, fraternité ».

« C’est un jour de joie ».  C’est ainsi que Gilles Platret a débuté son discours lors de l’inauguration officielle de l’école « Liberté, égalité, fraternité », rue Alphonse Daudet, à Chalon-sur-Saône. « C’est un jour de joie car il n’est pas donné régulièrement à un quartier, des élus, des habitants, de se retrouver pour inaugurer une école », a-t-il immédiatement précisé, avant d’ajouter que cette école est « d’abord l’école des enfants ».

Puis, ceci considéré, il a tenu à remercier son adjointe Valérie Maurer, les services de la ville, ainsi que les entreprises retenues pour rénover le bâtiment, de leur travail : « si un certain nombre d’entreprises ont beaucoup travaillé, les services ont été nombreux à travailler aussi, que ce soit pour la conclusion des marchés publics avec les entreprises, le déménagement. Il faut avoir conscience de cela. »

Les services de la ville salués, Gilles Platret a rappelé que pas moins de 670 000 euros avaient été mis sur la table pour rénover le bâtiment inauguré ce mardi soir. Un montant atteint grâce à la ville de Chalon-sur-Saône et à l’Etat qui, via le fonds de soutien à l’investissement public local (80 507 euros) et le dispositif « Territoires et énergie positive » (202 000 euros), a financé à hauteur de presque 300 000 euros les travaux. Une façon de souligner « le gros effort » fait pour que « ce quartier abandonné pendant trop d’années », où l’ « on a beaucoup détruit et rien refait », laissant ainsi « un terrain vague », ne soit plus « délaissé ». Car c’est « un quartier qui mérite qu’on réinvestisse ». Y compris contre ceux qui ne sont pas de cet avis. Et de citer l’OPAC, avec lequel Gilles Platret a déclaré être en opposition pour qu’il « ne détruise pas cette grande tour » à l’entrée du quartier à propos de laquelle des habitants l’ont interpellé durant la visite de l’école pour qu’elle ne disparaisse pas.

Avant d’insister sur la nécessité, pour les enfants, de lire, puis de passer la parole aux représentants de l’Education Nationale, Gilles Platret a également rappelé qu’en donnant à cette école un nom qui n’est rien d’autre que la devise de la République française, il s’agissait de l’inscrire dans la tradition républicaine.

« C’est surtout pour les enfants qu’on est là », a déclaré celle qui s’adressait au nom de l’Education Nationale, avant de souligner que la devise républicaine était « une belle devise » et que pour devenir « un homme ou une femme de bien », il « fallait travailler, coopérer et vire ensemble », « avec ces adultes bienveillants » que sont les enseignants de leur école.

Invité à prendre la parole au nom de l’Etat, Jean-Jacques Boyer, le sous-préfet de Chalon-sur-Saône, à propos du nom de l’école, a insisté sur le fait que « très peu d’écoles portent ce nom-là ». Il a ensuite rappelé le statut de cette école (communale), avant d’expliquer les rôles des différentes institutions, qu’il s’agisse de la commune ou encore de l’Etat, qui demeure « très attentif au devenir » du quartier dans lequel se situe « Liberté, égalité, fraternité ».

Samuel Bon

 

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