Chalon sur Saône

CROIX ROUGE à Chalon sur Saône - Pose de la première pierre du nouvel établissement de soins de suite et de réadaptation

Le nouvel établissement de soins de suite et de réadaptation (SSR) de la Croix-Rouge française (CRF), dont l’ouverture est prévue dans le courant du 1er trimestre 2019 sur le site du centre hospitalier William-Morey de Chalon, sera le 1er établissement de Bourgogne Franche-Comté et l’un des plus importants au niveau national.

Cela valait bien la venue dans la cité de Niépce du professeur Jean-Jacques Eledjam, président de la CRF, qu’accompagnait Jean-Christophe Combe, directeur général de l’association, pour la pose symbolique de la première pierre. L’événement s’est déroulé ce jeudi après-midi sur le chantier, qui a débuté en août dernier à côté du Medic Center de Chalon, en présence de Jean-Jacques Boyer, sous-préfet de Chalon, Jérôme Durain et Jean-Paul Emorine, sénateurs de Saône-et-Loire, Geneviève Fribourg, déléguée territoriale de Saône-et-Loire, représentant Pierre Pribile, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS), Sébastien Martin, président du Grand Chalon, accompagné par Annie Lombard, vice-présidente en charge des solidarités, de la cohésion sociale et de la politique de la ville, Gilles Platret, maire de Chalon, Emile Leconte, maire de Couches, ainsi que pour la CRF Pierre Desray, président du conseil régional de la Croix-Rouge de Bourgogne Franche-Comté, Jacques Molard, directeur départemental de l’urgence et du secourisme, Camille Monnot, président de l’unité locale du Chalonnais, et Karelle Rouff, directrice du centre de médecine physique et de réadaptation (CMPR) de Mardor.


Un transfert sous trois conditions


Le CMPR de Mardor qui sera remplacé dans une quinzaine de mois par le SSR de Chalon et qui, avec 23 000 journées en 2016, représente 12% de l’activité de SSR en Saône-et-Loire (14% pour la cardiologie et 29% pour la neurologie). Un transfert qui a été accepté par l’ARS de Bourgogne Franche-Comté sous trois conditions, comme l’a rappelé sa déléguée territoriale à l’heure des discours. L’accompagnement social des salariés, la reconversion du site de Mardor et la signature d’une convention avec le centre hospitalier d’Autun et la clinique du Parc d’Autun pour la prise en charge des patients et la priorisation d’embauche de l’actuel personnel. De ce fait une chargée de mission a été engagée pour une période de 9 mois afin de préparer l’accompagnement social de la mobilité ainsi que la sélection du cabinet de conseil Altedia, qui a débuté sa mission en janvier 2017. Par ailleurs le site de Couches accueillera un village « Vacances Répit familles ». Un nouveau concept pour soulager les aidants familiaux proposant tout à la fois un village de vacances et une structure médico-sociale. De nos jours il en existe trois en France. A Saint-Lupicin (Jura), à Fondettes (Indre-et-Loire) et à Saint-Georges sur Loire (Maine-et-Loire). Les travaux de reconversion, dont le coût est de 11 millions d’€, débuteront dans le 2e trimestre 2019 pour une ouverture programmée dans le 1er semestre 2020. La capacité sera de 120 places (30 personnes âgées, 30 personnes en situation de handicap et 60 aidants). Des emplois seront créés avec une priorité interne pour les actuels salariés souhaitant changer d’activité professionnelle. Enfin une trentaine de places supplémentaires de SSR seront créées à Autun.
Un transfert de Mardor à Chalon rendu indispensable en raison du conditionnement du maintien de l’activité de cardiologie à l’obligation de rapprochement de l’unité de soins intensifs du centre hospitalier de Chalon afin de garantir la sécurisation et la continuité de la prise en charge et aussi en raison des difficultés de recrutement des médecins et des rééducateurs.     

    
Une capacité d’accueil de 178 places


Avec ce projet de construction, dont le coût est de 26,7 millions d’€, la capacité d’accueil va passer de 137 places à 178 places. Se répartissant comme suit : hospitalisation complète neurologie : 60 places (56 places actuellement), hospitalisation complète cardiologie : 30 places (25 places actuellement), hospitalisation complète respiratoire : 30 places (3 places actuellement), hospitalisation complète état végétatif chronique-état pauci-relationnel : 8 places (0 place actuellement), hospitalisation de jour neurologie : 10 places (5 places actuellement), hospitalisation de jour cardiologie : 20 places (10 places actuellement), et hospitalisation de jour radiologie : 20 places (10 places actuellement). L’une des quatre spécialités, à savoir l’orthopédie (28 places actuellement), n’étant pas conservée en raison du développement des programmes de retour à domicile et de celui de la chirurgie ambulatoire.
Cette opération, comme n’a pas manqué de le souligner Geneviève Fribourg, va occasionner une modernisation de l’offre de soins vers davantage d’ambulatoire et plus adaptée aux besoins identifiés dans le schéma régional. Le nouveau SSR, qui emploiera quelque 200 salariés contre 170 de nos jours à Couches, étant appelé à devenir un acteur important dans le parcours de soins des patients au sein du groupement hospitalier de territoire de Chalon.


« Un projet ambitieux au service du territoire » 


Une opération, qui suscite la fierté du professeur Eledjam, qui l’a dit et redit devant l’ensemble des participants à la cérémonie. « La fierté de voir la Croix-Rouge française porter un projet ambitieux au service du territoire ». Après que Gilles Platret et Sébastien Martin, les élus locaux, eussent fait remarquer que cette réalisation allait s’inscrire dans le développement d’un nouveau quartier autour du centre hospitalier de Chalon. Et avant que Jean-Jacques Boyer, le représentant de l’Etat, n’affirme « Chacun ne peut que se réjouir que le nouvel établissement de soins de suite et de réadaptation vienne consolider le système de soins de Chalon ».

 

Gabriel-Henri THEULOT
Photos Kévin MICHET
(communication de l’unité locale du Chalonnais)

 

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