Chalon sur Saône

La chalonnaise Emmanuelle Lieby dédicacera samedi 2 décembre son 1er roman "Bonne arrivée"

La chalonnaise Emmanuelle Lieby dédicacera samedi 2 décembre son 1er roman "Bonne arrivée"

Conteuse depuis 2000, Emmanuelle Lieby aime dire qu'elle vient d'une famille "à histoires". Son 1er roman est publié aux Editions Kalan.

"Bercée par les histoires et élevée aux récits de vie", comme elle l'écrit, quoi de plus naturel que cette chalonnaise ne devienne conteuse. "On vient aux contes parce que c'est au fond de soi, tapi quelque part, ça attend son heure", poursuit-elle. Pour cela, elle se forme au CLIO à Vendôme pour enrichir sa pratique et se nourrir de belles rencontres, "raconter, ça ne s'apprend pas, on a des trucs, des ficelles, mais c'est là ou ça ne l'est pas, on sait ou on ne sait pas" et raconter, Emmanuelle Lieby le fait très bien ! Bien connue des chalonnais et grand-chalonnais pour ses "interventions contées" dans les bibliothèques, les maisons de quartier, les maisons de retraite, les centres sociaux, les écoles, les associations... c'est un roman qu'elle nous livre aujourd'hui. 
 
Comment est née l'envie de ce roman ?  
 
En février 2013, je suis partie avec ma fille pour la 1ère fois en Afrique, au Burkina Faso. Pour moi, c'était le voyage mythique dont je rêvais. Nous y sommes allées avec l'association Faso Lili dont je faisais partie à l'époque, pour un stage de danse et de percussions en immersion totale. Nous étions hébergées à Bobo Dioulasso par l'association Adansè Burkina et depuis, nous y sommes retournées plusieurs fois et nous avons complètement adhéré au projet de cette association puisque nous faisons partie du C.A. dans l'association française et je fais partie aussi de sa petite soeur sur place, Adansè Burkina au Burkina.
 
Pouvez-vous nous en dire plus sur ce qui vous lie à l'Afrique ? 
 
Tout !!!!! La terre, les gens, les odeurs, la chaleur, les paysages, les plantes, etc. Comme si ma place avait toujours été là-bas. Mes amis sont là-bas et plus largement, ma famille. Je suis pour certains leur Tantie - terme affectueux qui désigne une personne plus âgée et plus sage que l'on respecte - voire leur maman.
 
Que voulez-vous transmettre ? 
 
Des vies, des vies remplies de grands désespoirs mais de grands bonheurs aussi. Je veux transmettre des coutumes, des rites mais aussi sortir des clichés et faire comprendre des choses à notre monde. Eux aussi, en Afrique de l'ouest en tout cas, sont confrontés à une vie mouvementée même si on est loin de nos rythmes effrénés ; néanmoins, des traditions, le conte par exemple, se perdent tout doucement. L'art de l'oralité cède tout doucement sa place à des vies professionnelles difficiles. Je veux témoigner aussi des conditions de vie difficiles. Ce n'est pas un cliché ou une banalité, le Burkina fait partie de ces quelques pays au monde parmi les plus pauvres. Je veux aussi raconter la jeunesse, une jeunesse tumultueuse capable de renverser un gouvernement en alliant tous les partis politiques.  
 
Y aura-t-il un deuxième roman ?
 
Ecrire une suite... Elle est commencée mais j'ai besoin d'être là-bas, un peu. J'ai des gens à entendre, à écouter, à questionner sur certains sujets de société.
 
Propos recueillis par SBR - Photo transmise par Emmanuelle Lieby