Chalon sur Saône

ANGIOPLASTIE A CHALON SUR SAONE - Totale solidarité avec Gilles Platret et les cardiologues du centre hospitalier de Chalon sur Saône

On ne peut qu'applaudir la prise de position de Gilles Platret, Président du conseil de surveillance de l'hôpital de Chalon sur Saône ainsi que l'ensemble de la communauté des cardiologues du centre hospitalier.

Par voie de presse, les cardiologues du centre hospitalier de Chalon sur Saône avaient dégainé ce dimanche ce qu'info-chalon.com qualifiait "d'arme fatale" en annonçant la demande faite auprès de la direction de l'hôpital de fermer l'USIC de Chalon sur Saône, considérant que la situation était bloquée, et que finalement la fermeture provoquée n'était qu'une anticipation. Ce lundi, le point presse organisé en prélude du conseil de surveillance de l'hôpital aura été l'occasion de réaffirmer tant du côté de Gilles Platret, Président du Conseil de surveillance que du côté du corps médical, l'absurdité du traitement du dossier de l'angioplastie à Chalon sur Saône. 

L'incompréhension totale face à la bétise...

N'ayant pas peur des mots, c'est l'incompréhension totale autour de ce dossier, alors que tous les voyants laissaient une lumière d'espoir pour les 350 000 habitants du Nord Saône et Loire. Si on devait se contenter de chiffres, d'un esprit purement comptable, là encore, tout plaide en faveur d'une issue heureuse pour Chalon sur Saône, mais là encore d'obscures raisons prennent le dessus, sans qu'on sache finalement lesquelles. Les cardiologues chalonnais avaient levé le pied sur la mobilisation  ces dernières semaines sur demande de l'Agence Régionale de Santé qui avait sollicité un cabinet de consultants afin de reexpertiser le dossier. En off, "un moyen de jouer la montre et de nous mener en bateau" a confié une source proche du dossier de l'angioplastie, agacé de la stratégie déployée par l'ARS. 

Idem du côté des organisations syndicales qui appellent patients et familles victimes de cette inéquité territoriale à "porter plainte contre l'Etat". 

Une situation de vassalité inadmissible

Gilles Platret, en toute légitimité sur le dossier, a pointé du doigt le comportement "technocratique" dans la gestion du dossier de l'angioplastie face "à une mobilisation citoyenne d'une ampleur inédite. 35 000 personnes ont signé la pétition, 20 000 cartes postales ont été adressées au Président de la République." "On est dans une situation de vassalité par rapport à Dijon qui n'est pas acceptable en l'état. La question de fond est de savoir les raisons d'un tel acharnement contre Chalon sur Saône avec cette obstruction permanente ? On ne peut pas travailler avec le CHU de Dijon qui ne conçoit ses relations que comme des relations de vassalité et qui tient Chalon sur Saône sous la bride. C'est une ineptie totale en terme d'aménagement territorial alors que le besoin est avéré. C'est une rivalité de cité qui n'a pas lieu d'être. C'est un vrai cri d'alerte qu'on pousse ici en espérant que chacun prenne la mesure de ses responsabilités et particulièrement l'Etat". 

Une analyse des faits de la part de Gilles Platret qui ne peut être que saluée au regard des enjeux qui entourent le dossier de l'angioplastie à Chalon sur Saône. En choeur les cardiologues ont déploré les risques qui pèsent sur les patients victimes cardio-vasculaires, alors que le temps de prise en charge est fondamental pour un bon rétablissement. 

"C'est une obstruction irrationnelle" pour les cardiologues en "total contre sens avec les recommandations de l'Union Européenne". 

La suite ? 

Les cardiologues ont demandé à la direction de fermer l'USIC de Chalon sur Saône considérant que les conditions n'étaient plus réunies, à partir du 8 janvier. Deux scénarios possibles s'offrent désormais. Soit Bruno Legourd, actuel directeur de l'hôpital temporise en attendant l'arrivée de sa remplaçante fixée au 15 janvier, en procédant à la réquisition des cardiologues soit il procède à la fermeture directe. Si d'aventure, les cardiologues devaient être réquisitionnés, Arnaud Dellinger, Président de la Commission Médicale de l'Etablissement, a prévenu, "la réquisition ne pourra être effectuée sur l'ensemble de nos interventions. Nous cesserons nos interventions sur Mardor, Autun, Luzy...". Du côté des recrutements, "trois cardiologues sont déjà partis et quatre sont en instance de venir mais ils attendent d'en savoir plus sur la situation" déplorent les cardiologues. 

Pire, la cardiologie chalonnaise était l'un des piliers qui avait présidé à la décision de la Croix Rouge de s'implanter au plus près du centre hospitalier de Chalon sur Saône. En mettant à mal toute la filière cardiologique, l'Etat et l'ARS jouent un non-sens face à l'implantation de Mardor à Chalon dont les travaux ont déjà commencé. 

Plus qu'une simple mobilisation médicale, l'angioplastie à Chalon sur Saône est un enjeu de santé publique majeur dont les Saône et Loiriens pourraient très vite payer un lourd tribut. 

Laurent Guillaumé

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