Chalon sur Saône

ANGIOPLASTIE A CHALON - "Je fais le choix d'assurer l'urgence cardiologique" précise Bruno Legourd.

L'Unité de Soins Intensifs Cardiologiques de Chalon sur Saône ne fermera pas ses portes lundi prochain. C'est l'annonce formulée par Bruno Legourd en personne avec malgré des conséquences fâcheuses pour le traitement des pathologies cardiaques pour près de 350 000 personnes en Saône et Loire. Les explications d'info-chalon.com.

A quelques jours de prendre sa retraite, le directeur du groupement hospitalier du nord Saône et Loire dont le naviral amiral est l'hôpital William Morey a tenu à informer que l'USIC, l'Unité de Soins Intensifs de Chalon sur Saône ne fermera pas ses portes. Le 17 décembre dernier, les cardiologues du centre hospitalier avaient dégainé ce qu'info-chalon.com avait appelé l'arme fatale, en préciant que  "l’équipe de cardiologues du Centre Hospitalier constate que l’indécision de l’ARS bloque tout recrutement de cardiologue dans les hôpitaux du GHT. Elle considère que l’USIC actuelle n’a plus de sens et n’a plus d’avenir en l’absence de clarification immédiate des intentions du Ministère sur l’autorisation d’angioplastie coronaire à Chalon. Elle a donc demandé au Directeur la fermeture de l’USIC le 8 janvier 2018 à 9h". 

Il n'en sera rien finalement "après un débat serein avec l'équipe de cardiologues. Il y a Bruno Legourd et il y a le directeur de l'hôpital" a-t-il précisé, face à la situation du dossier de l'angioplastie chalonnaise qui ne bouge pas d'un poil. Le dossier étant entre les mains du ministère, le risque sur toute la filière cardiologique pour tout le nord de la Saône et Loire est grand. 

"Les remarques ont été entendues et on a essayé de trouver une solution technique pour le maintien de l'USIC et de la rythmologie même si les plannings des cardiologues s'avèrent compliqués". Conscient de la réglementation du temps de travail, du fait que les heures supplémentaires ne peuvent être imposées et que les deux remplaçants sont partis, la direction de l'hôpital a mis en place une organisation de soins transitoire jusqu'en février. 

"En début janvier, c'est la période la plus creuse mais ca va très vite se compliquer. Il faudra s'attendre à des décalages pour toutes les opérations non urgentes de plusieurs semaines. Du côté d'Autun, j'avoue que la situation risque d'être compliquée". 

"Je fais le choix de privilégier la sécurité de l'urgence et des patients cardiaques"

La décision de la direction aura pour impact de diminuer les plages de consultations extérieures et "d'exploration fonctionnelle". En clair, il faudra s'attendre à des délais de plus en plus longs pour les consultations, alors même que les délais actuels sont sans cesse décriés. "Je ne suis pas dans un acte d'opposition aux cardiologues" précise Bruno Legourd "mais dans un acte d'organisation des soins". 

Les patiens seront tous informés par courrier des délais repoussés les concernant. 

Malgré un fonctionnement de l'USIC en dessous de ses pleines capacités, Bruno Legourd a tenu à préciser que pour les urgences cardiologiques la porte d'entrée reste celle des urgences, et "qu'il n'y a pas d'inquiétude la dessus", l'impact étant bien évidemment sur la cardiologie dite "froide". 

Laurent Guillaumé

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