Chalon sur Saône

Appel de détresse et un gros ras le bol pour le personnel de « l’EHPAD » Roger Lagrange à Chalon-sur-Saône

2 effectifs supplémentaires sont souhaités !

Mardi à 14 heures, à la résidence de l’Ehpad Roger Lagrange, situé 1 rue Aristide Briand à Chalon-sur-Saône, le personnel avait organisé dans le cadre de la journée nationale de grève et d’actions, une manifestation soutenue par les syndicats UNSA et CGT.

Une trentaine de personnes composés du personnel soignant, de cadres mais aussi des familles qui représentaient les résidents, étaient présents pour apporter leur soutien aux revendications des salariés de ce centre qui dénoncent leur condition de travail : augmentations du nombre de soins envers les personnes âgées par un personnel réduit, la demande de maintien des contrats aidés, de nouvelles perspectives professionnelles, la reconnaissance de la pénibilité de travail…

Info-chalon.com a recueilli le sentiment du personnel de la résidence Roger Lagrange : « Actuellement, dans notre résidence, c’est l’épuisement total de tous les aides soignants et du personnel au complet (administratifs, hiérarchie…). Il nous manque du personnel pour s’occuper au mieux des résidents. 2 aides-soignants / jour en plus seraient souhaités. Nous sommes 6 le matin pour faire soixante-dix toilettes et assurer un minimum relationnel et 5 aides-soignants le soir pour coucher ces mêmes personnes en 2 heures. On aimerait 2 personnes en plus pour pouvoir faire notre travail correctement et remplir nos missions sans courir, sans être épuisés, sans être stressés, car notre cadence est infernale. Nous le souhaitons afin de mieux respecter nos résidents qui pâtissent de cette situation. C’est le but de notre mobilisation aujourd’hui ! En effet, cela sert à quoi de nous faire faire des formations professionnelles sur l’humanitude, la bientraitance… qui sont très intéressantes mais que l’on ne peut pas mettre en application correctement  sur le terrain par manque de bras ? Il faut savoir que notre personnel compte de plus en plus d’accidents du travail suite à la cadence infernale qui nous est imposée, cela débouche sur de la frustration, du stress, de l’énervement. Bref, nous sommes en souffrance quotidienne, et nous sommes à la limite ! Stop ras le bol, ceci est un appel de détresse! ».

J.P.B

        

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