Chalon sur Saône

Olivier de Benoist à hue et à dia, et la foule est électrisée !

Ces dernières années l’humoriste patenté qu’est Olivier de Benoist est monté à plusieurs reprises au créneau à Chalon-sur-Saône, à Marcel-Sembat. Ce jeudi soir, il se produisait pour la quatrième fois, qui plus est dans une salle comble. Friand de son esprit malicieux et satirique, le public lui a fait savoir que ses piques à l’adresse du sexe dit faible allaient droit au but, en d’autres termes, que l’assentiment l’emportait sans coup férir pour le bien-être de tous.

Vouloir se soigner est une chose, obtenir un résultat probant et pérenne, une autre

A l’instar de Martin Luther King, autres temps, autres mœurs, Olivier a caressé l’espoir d’une embellie. «Je rêve d’un monde où il y aurait la paix entre les hommes et les femmes ».Très belle entrée en matière, surtout que le constat qui suit ne s’avère guère à son avantage. «Je ne parlerai plus de ma femme, car ma femme m’a quitté. J’ai essayé de la retenir… » Peut-être prise de remords, elle a accepté de revenir, à deux conditions cependant : qu’il ne parle plus d’elle, et qu’il aille faire pénitence chez les Misogynes anonymes…Ô surprise ! Le déclic a eu lieu… »Aujourd’hui je suis guéri, j’ai créé  pour vous le Musée de la femme», a-t-il défendu mordicus. Olivier de Benoist, en voie de rédemption, serait-il devenu un homme recommandable au-dessus de tout soupçon, débarrassé de son encombrant passé où la langue de vipère a prévalu ? D’aucunes eurent aimé le croire sur parole.

Mais c’était sans compter sur la friabilité du mâle, éternellement en proie à ses vieux démons le rongeant de l’intérieur. Les récidives ont été plus fortes que les bonnes résolutions, entraînant le convalescent vers une énième déchéance morale. Figure emblématique de ses brocardages anti-femmes, sa belle-mère, qu’il ne porte en apparence pas dans son cœur, c’est le moins que l’on puisse écrire ! Conscient des outrages commis à l’endroit de la gent féminine, l’horrible phallocrate a fait amende honorable en déposant pièce après pièce dans une cagnotte à chaque dénigrement irréprimable.

Qui aime bien châtie bien ? Possible, en tout cas si l’ironie mordante a transporté d’aise les rangs masculins, elle n’aura pas failli à la tâche, malgré quelques oppositions un poil tapageuses dans le camp des victimes, puisque ces dernières ne lui en ont pas tenu rigueur, nanties d’un indiscutable capital autodérision…Dans son spectacle « 0 – 40 » l’artiste passe au crible les périodes de son existence –loin d’être glorieuses !- par tranches d’âge, de l’enfant à l’homme marié. L’appréciation du quadragénaire se veut péremptoire. « Quarante ans, c’est la déchéance physique. Du coup, il y a des médicaments pour tout… » Il a même poussé le souci du détail jusqu’à la programmation de sa mort, fixée au 31 mars 2030, consécutivement à un état dépressif ! Cette date signifiera aussi la fin des travaux du multiplexe de Chalon (sic !), ainsi que, notamment l’intronisation du ban bourguignon en remplacement de La Marseillaise comme chant patriotique !

                                                                                              Michel Poiriault

                                                                                             poiriault.michel@wanadoo.fr

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