Chalon sur Saône

Aux Près Saint Jean, l'heure est à la mobilisation dans les écoles du quartier

Les quatre écoles, Cortot, Anne Franck, Saint Exupéry et Pauline Kergomard ont marqué le coup ce lundi matin, en ce jour de rentrée. Une mobilisation qui vise à dénoncer la différence de traitement prévue par le gouvernement en fonction du collège de rattachement. Les explications d'info-chalon.com

Les quatre écoles des Près Saint Jean, toutes distantes des unes des autres de quelques centaines de mètres sont face à une différence de traitement par le Ministère de l'Education Nationale. Sous prétexte que certaines sont rattachées à un collège de secteur qui n'est pas classé en réseau d'éducation prioritaire, les écoles pourraient se voir exclues de facto du dispositif. Une exclusion qui est incompréhensible pour les parents d'élèves comme pour le corps enseignant. 

Ce lundi matin, en ce jour de rentrée des vacances de printemps, ce sont les écoles Pauline Kergomard et Anne Franck qui ont le plus joué la carte de la mobilisation, face à "l'aberration" d'une décision qui pourrait se voir opérationnelle pour la rentrée de septembre 2018, selon la députée Cécile Untermaier, qui s'est rendue sur place, accompagnée de son suppléant Frédéric Cannard ainsi que de la conseillère départementale du canton, Françoise Verjux-Pelletier, ou encore des conseillères régionales, Francine Chopard et Nisrine Zaïbi, mais également de Valérie Maurer, adjointe au maire de Chalon en charge des affaires scolaires. 

"Il y a unanimité sur le dossier" a d'ailleurs confié l'adjointe au maire de Chalon sur Saône, "et ce d'autant plus que la municipalité a mobilisé des moyens sur ces écoles de quartier". 

"Sous prétexte d'être rattaché à Camille Chevalier, on sort les écoles du réseau d'éducation prioritaire"

C'est l'incompréhension totale du côté des parents tant du côté de la communauté éducative qui ne comprend pas la logique mise en place. "Sous prétexte d'être rattaché au collège Camille Chevalier, on nous sort du réseau d'éducation prioritaire. Qui peut comprendre cette logique d'exclusion et d'inéquité par rapport à des écoles situées dans un même quartier. Nous sommes tous face à un public qui nécessite des moyens". A l'école Anne Franck, les parents d'élèves pointent le fait d'être la seule école à proposer une classe allophone, à savoir une classe dont les élèves sont arrivés en France depuis moins d'un an et dont la langue maternelle n'est pas le Français. 

Autant d'élèments qui suscitent l'incompréhension et l'indignation dans un des quartiers de Chalon sur Saône qui est le plus confronté à des problèmatiques d'intégration par l'école. 

La députée Cécile Untermaier a sollicité le rectorat et le Ministre de l'Education Nationale demandant à ce que la situation sociale et sociétale du quartier soit prise en compte dans sa globalité, "et que dans un même quartier, on adopte des règles identiques en matière d'éducation nationale car il en va de la cohésion sociale de ce secteur prioritaire

Officiellement pas de révision avant la rentrée 2019

Sollicitée par la députée de la circonscription, la rectrice Frédérique Alexandre-Bailly a tenu à rappeler dans un courrier en date du 6 mars dernier, "que la carte de l'Education prioritaire ne sera pas revue avant la rentrée 2019" tout en signalant "des évolutions apportées à la rentrée 2018 avec l'entrée dans le réseau de l'éducation prioritaire des écoles maternelle et élémentaire Maurice Cortot et la sortie des écoles maternelles et élémentaires Saint Exupéry et Pauline Kergomard". La rectrice a toutefois annoncé "le maintien des emplois annoncés" dans le cadre du dispositif "plus de maitres que de classes". 

Du côté des parents d'élèves réunis, "on revendique nos droits de garder nos établissements en zone d'éducation prioritaire avec les avantages. L'augmentation du nombre de professeurs et la diminution du nombre d'élèves dans les zones défavorisées limitait l'échec scolaire. On demande les moyens pour faire réussir nos enfants avec des chances égales de réussite". 

Entre le rattachement d'un côté au Collège Jean Vilard et de l'autre à Camille Chevalier, l'Education Nationale semble vouloir créer des inéquités de traitement dans un quartier qui n'en a pas besoin, au point de créer des concurrences bien évidemment très malsaines et surtout de discréditer l'action des équipes pédagogiques. Même si rien n'est encore tranché, la mobilisation autour des écoles des Près Saint Jean s'est voulue transpartisane ce lundi matin. Une délégation de parents d'élèves et de fédération de parents d'élèves était attendue ce lundi à 16h à Dijon. 

Laurent Guillaumé

 

 

 

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