Chalon sur Saône

La Police Nationale pourra-t-elle continuer d’assurer la sécurité des chalonnais et des habitants de la 1ère couronne ? Non ! d’après Laurent Chauvenet, Délégué Unité SGP Police

Baisse des effectifs, longue maladie, burn-out… une hiérarchie sourde aux cris d’alerte, la situation devient catastrophique ! Les explications d'info-chalon.com

La colère du syndicat Unité SGP Police ne cesse d’augmenter devant l’attitude de la Directrice Départementale de la Sureté Urbaine qui n’a même pas daigné ouvrir des postes de recrutement pour le Commissariat de Chalon alors qu’il est en sous effectifs. Par contre, elle en a ouvert 2 pour Mâcon et 2 pour Le Creusot, « du grand n’importe quoi ! », pestent les syndicalistes !

Des syndicalistes qui s’interrogent également sur le mutisme de la hiérarchie chalonnaise alors qu’à l’heure d’aujourd’hui, les effectifs complets (effectifs d’environ 156) sont redescendus à 111 effectifs ce qui correspond aux effectifs primaires du commissariat de Chalon avant de prendre en compte, en 2005, les communes de Saint-Marcel, Chatenoy-le-Royal, Saint Rémy et Champforgeuil. Pourquoi la hiérarchie reste muette également sur les demandes syndicales qui les alertent sur le burn-out, les arrêts longue maladie, les arrêts maladies, les mutés, les retraités… et la perte de 10 à 11 effectifs dès septembre 2018 alors qu’aucun renfort n’est prévu.

Est-ce une stratégie pour disloquer et remettre en cause le cycle du « Vendredi fort » ? Si c’est cela, le Syndicat Unité SGP Police à Chalon-sur-Saône prévient : « Notre syndicat a défendu bec et ongle, le projet national  du service de cycle horaire appelé « Vendredi fort ». Un cycle, mis en place après une demande et une attente au niveau national des fonctionnaires de police qui travaillent en Brigade de roulement pour la plupart et qui était souhaité par la majorité des policiers. Si c’est cela le but, un retour des policiers dans les rues pour manifester pourrait être envisagé ! » Répliquent les syndicalistes.

Laurent Chauvenet ajoutait : « Des patrouilles de Police Secours et de Brigade Anti Criminalité à deux effectifs, on avait jamais vu cela à Chalon ! Une Police de secteur qui est descendue en effectif de 38 à 8 effectifs c’est du n’importe quoi ! On nous parle de PSQ (Police de Sécurité au quotidien) mise en place bientôt par le gouvernement ! Mais çà va être avec qui, vu que l’on n’a pas les effectifs pour ? Nous avons sans cesse de nouvelles tâches liées au judiciaire. Alors, attention car s’ils veulent casser le service du vendredi fort qui reste notre seule avancée sociale ces dernières années, ils vont tomber sur un os. Nous serons tous mobilisés et les conséquences pourraient être encore plus catastrophiques (manifestations prévues). La baisse drastique des effectifs avec la perte d’une quarantaine de fonctionnaires de Police au cours de ces dernières années ne nous permet plus d’assurer toutes les missions mais uniquement les missions d’urgence. Alors je le dis haut et fort la Police ne pourra plus assurer la sécurité des chalonnais et des habitants de la 1ère couronne dans de telles conditions ! »

Côté de la Brigade de Sureté Urbaine, l’autre syndicaliste Stéphane Gates alerte : «  Les effectifs de la BSU (Brigade de Sureté Urbaine) sont descendus de 24 à 19 en 2017. L’année dernière, c’est un peu plus de 7000 dossiers que nous avons eu à traiter et chaque enquêteur est actuellement chargé d’environ 200 dossiers ! Vous trouvez cela normal vous ? Du coup, cela entraine des retards irrémédiables qui avoisinent certaines fois un an car nous traitons en priorité les dossiers de flagrant délit. Les dossiers de violences conjugales par exemple, ce n’est pas rare qu’ils sont traités 1 an après, est-ce normal ? Je vous assure que les policiers d’investigations vivent très mal cette situation, surtout quand notre hiérarchie directe n’entend pas les appels au secours. Nous ressentons de l’indifférence, une absence de soutien … ce qui provoque d’ailleurs des arrêts maladies (5 ces derniers jours, dont 2 burn-out), une fatigue psychologique, une démotivation… alors que les conditions de travail sont de plus en plus difficiles. La seule source des préoccupations de la hiérarchie demeure la politique du chiffre et les fameux taux d’élucidations ! Comment pouvons nous, dans de telles circonstances, faire un travail correct afin de donner aux chalonnais et grands chalonnais un service public de qualité qui assure leur sécurité ? C’est impossible ! A tirer sur la ficelle, elle casse. Je peux vous dire qu’à Chalon, elle est plus que tendue. Attention quand elle va casser messieurs les responsables, vous êtes prévenus ! »

J.P.B                     

 

 

 

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