Chalon sur Saône

La cérémonie de l'appel du 18 Juin 1940 à Chalon s/Saône

Le reportage photos par info-chalon.com

La cérémonie de l'appel du 18 Juin 1940 s'est déroulée lundi en fin de journée au monument aux morts à Chalon. Une cérémonie qui a eu lieu en présence de Jean-Jacques Boyer, Sous-Préfet de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, Maire de Chalon, Raphaël Gauvain, Député de Saône-et-Loire, Cécile Untermaier, Députée de Saône-et-Loire, Marie Mercier, Sénateur de Saône-et-Loire, Laurence Fluttaz, vice-présidente du Conseil Régional, représentant Marie-Guitte Dufay, Présidente du Conseil Régional Bourgogne Franche-Comté, Jean-Vianney Guigue, Conseiller départemental, représentant André Accary, Président du Conseil départemental de Saône-et-Loire, Sébastien Martin, Président du Grand Chalon, 1er Vice-Président du Conseil Départemental de Saône-et-Loire, Maître Jean-Charles Meunier, représentant Maître Agnès Ravat-Sandre, Bâtonnière du Barreau de Chalon-sur-Saône, le Colonel Pascal Boulling, Directeur de la BPIA et commandant de la place de Chalon-sur-Saône,  Florence PLissonnier, maire de Saint-Rémy, Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs les Représentants des Associations d'Anciens Combattants, Prisonniers, Déportés, Résistants et Victimes de Guerre, Mesdames et Messieurs les Portes Drapeaux et Mesdames et Messieurs les Officiers et Sous-Officiers de Réserve. Durant cette cérémonie eu lieu la lecture du texte de l'appel historique du Général de Gaulle par Pierre Joseph Mc Donough, l'intervention de Gilles Platret, Maire de Chalon s/Saône et la lecture du message de Mme Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d'État auprès de Mme Florence Parly, Ministre des Armées par Mr Jean-Jacques Boyer, Sous-Préfet de chalon s/Saône. 

L'intervention de Gilles Platret, Maire de Chalon

En France, les grands textes portent les grandes actions.

 

En prononçant à la BBC, il y a 78 ans aujourd’hui, l’arrêt de mort du renoncement : « … le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France », le général de Gaulle épouse une tradition française venue du fond des âges. Il inscrit son épopée, à l’heure où elle prend un tournant véritablement historique, dans la lignée des grands héros de la Nation. Dans les pas d’une bergère de Lorraine, qui, venue du peuple, donna corps à la fin du Moyen Âge à l’idée que la Nation doit sauver la France quand ce sont ses chefs qui la perdent par leurs fautes ou l’éloignent de sa grandeur par leurs hésitations. Charles de Gaulle n’oublie rien de son propre passé, de sa pensée construite depuis l’enfance, de l’amour de la Patrie qu’il s’est forgé dans ses premières années, de ses conceptions stratégiques qu’il a sculptées depuis son entrée dans l’Armée. Il est déjà, dans les mots terribles du 18 juin : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas », le grand Français qui guidera un peuple libre dans la chaleur de l’été 1944, un peuple qui aura su défier le sort et le renverser. C’est bien en cela que ce « moi, général de Gaulle » demeure le nôtre à tout jamais. Parce qu’il réactualise l’esprit français de résistance, cent fois abattu, cent fois relevé, le général de Gaulle cesse de s’appartenir et nous fait, à nous Français de 1940, de 1958, de 1970, de 2018, détenteurs de son action, responsables même de sa décision d’alors. C’est une singulière vérité, mais c’est pourtant la vérité : en nous réunissant ce soir devant ce monument, nous ne nous tournons pas vers le passé, nous fortifions notre présent, nous bâtissons notre avenir. La force de l’Appel du 18 juin est là. Elle nous est donnée comme un symbole éternel de l’espérance, du combat et de la victoire. Que chacun le médite et le fasse grandir en lui. C’est en chacun de nous que réside le salut de la Patrie.

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