Chalon sur Saône

JAZZ À COUCHES – Samedi 7 juillet - Un final exceptionnel avec le dialogue corde à cordes entre la chanteuse Youn Sun Nah et le guitariste Ulf Wakenius

Pour la chanteuse coréenne Jazz à Couches fera en quelque sorte office d’entracte à l’intérieur d’une importante tournée européenne où elle est d’ordinaire accompagnée par un quartet claviers, guitare, basse, batterie et interprète le programme de She moves on, son plus récent album enregistré aux Etats-Unis.

Tout comme ce fut le cas en 2012, la présente édition a choisi de présenter ce duo chanteuse et guitariste qui avait littéralement subjugué le public. Un dialogue cordes à cordes fait d’une délicatesse quasi confidentielle tout autant que d’une pulsation luxuriante.

Le festival aime à se laisser séduire et surprendre par cette voix délicieuse, lumineuse et funambule que Youn Sun Nah agrémente de son sourire radieux.

Extrait : https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=Mu2Qn4JOfh0

Retour sur Mai 68 avec EXPLICIT LIBER

Jazz à Couches suit le parcours artistique de Benoît Keller où le compositeur témoigne notamment de son attachement aux révoltes populaires survenues au cours du XXe siècle. Dès lors, qu’Explicit Liber s’ouvre à Mai 68 (sans oublier de glisser d’autres protestations non hexagonales) tient d’une cohérence esthétique qu’on ne saurait réduire à une banale opportunité liée à un cinquantenaire. Explicit Liber ne peut pas non plus être un concert nostalgique puisqu’on est en présence de trois musiciens nés dans la décennie 1970.

Dans le continuum musical d’une forte puissance évocatrice, avec ses effets électroniques bien intégrés, tout comme le sont les instruments baroque et oriental, chacun est en quasi permanente position de soliste. Il y a du cri de la fureur, de la rigueur de la confusion, du tapage de la ruée, de la rémission du songe, du calme avant une nouvelle tempête, bref : de l’impétuosité à l’oeuvre.

Associées à la musique des actualités sonores tournent sur des magnétophones à bande que Benoît Keller fait entrer par bribes aléatoires dans le cours des improvisations. Par une inversion des fonctions, Mai 68 compose la B. O. du concert.

Explicit liber, soit : le livre est fini. Une page tournée ? Benoît Keller, Aymeric Descharrières et Denis Desbrières n’en pensent apparemment pas une note et rappellent cette expression poétique née de ce mois de mai là, au prix d’une substitution : sous les pavés le Jazz.

Extrait : https://www.youtube.com/watch?v=cHghHwb6taY

JAZZADU GOÛT au château de Couches

Invitation au voyage dans un cadre exceptionnel

C’est son « orchestre de campagne, formation acoustique et légère, qui réunit toutes les musiques dans lesquelles j’aime me balader » explique Patrice Caratini. Avec l’Argentin Leonardo Sanchez et la Bretonne Maryll Abbas, il joue sur plusieurs tableaux : refrains populaires pour formation de tréteaux ici, écriture savante pour musique de chambre là.

Compositeur de l’essentiel du répertoire de VoyagePatrice Caratini laisse la part belle aux improvisations des solistes. Si le jazz est le jazz est là, il laisse venir à lui maintes autres sources d’inspiration ; en provenance du continent sud-américain, soufflées par l’accordéon italien, échappées de la musique française du XXesiècle, rythmées par la danse, mises en chanson, accordées au cinéma.

Autant de styles musicaux auxquels Patrice Caratini a prêté son talent depuis un demi-siècle. Passé présent qu’importe : la musique est sans âge. Ce carnet de routes artistiques sera joué sous les jeux d’ombre et de lumière des frondaisons du beau parc du Château de Couches ; avant que Jazzadugoût invite les mélomanes à prêter attention aux robes du vignoble du Couchois qui ne demandent qu’à être portées aux lèvres. 

http://www.jazzacouches.fr 

Crédits photos :
Youn Sun Nah : Sung Yull Nah
Explicit Liber : Roger Keller
Patrice Caratini : Nathalie Mazeas

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