Chalon sur Saône

Accueil des Villes Françaises : Congrès régional 2018 à Chalon

Quel avenir pour l’Accueil des Villes Françaises, Chalon-sur-Saone a accueilli le congrès régional.

Les AVF, autrement dit Accueil des Villes Françaises, ont vu le jour au début des années « soixante ». Leur finalité étant de fournir un service à ceux qui déménagent pour des raisons professionnelles ou personnelles, en leur donnant les moyens d’une intégration rapide dans leur nouvel environnement.

En Bourgogne Franche-Comté il existe douze AVF, dont celle de Chalon-sur-Saône, créée en 1970. Laquelle a eu l’honneur d’accueillir le congrès 2018 de l’union régionale, auquel était conviée Michèle Prou Barba, présidente de l’union nationale.

Avant que ne commence l’assemblée générale proprement dite, Solange Dorey, conseillère municipale déléguée en charge des relations avec le monde associatif, représentant Gilles Platret, maire de Chalon, est venue saluer la vingtaine de congressistes présents, dont Béatrice Fournier, présidente de l’union régionale, et Françoise Pairard, présidente d’AVF Chalon.



Une grande partie de l’AG a été consacrée à l’intervention de Michèle Prou Barba, laquelle est revenue sur le 19e congrès national qui s’est tenu à Marseille les 1er et 2 juin dernier sur le thème « Quel avenir pour l’AVF ? L’AVF de demain, c’est aujourd’hui ! ». Il existe actuellement 283 AVF, s’appuyant sur 11 000 bénévoles, et qui regroupent 66 000 adhérents. Avec pour mission l’accueil des nouveaux arrivants. Y compris les migrants. Pour la présidente nationale « Les migrants sont des nouveaux arrivants venus de l’étranger ». Michèle Prou Barba a aussi parlé de la place des AVF dans le nouveau découpage du à la loi NOTRe.



 Une nouvelle charte


Michèle Prou Barba a également longuement évoqué la nouvelle charte adoptée en avril dernier. Une nouvelle charte qui affirme que « l’association a pour but d’accueillir en priorité les personnes et les familles nouvellement arrivées (depuis moins de trois ans) sur le territoire et de faciliter leur intégration ». Et qui affirme que « l’adhésion implique, dans les trois ans, l’engagement de contribuer, bénévolement, après formation, aux actions et au fonctionnement de l’association ».

Une nouvelle charte qui s’appuie sur une plateforme de marque AVF en huit points : ce que nous sommes, notre raison d’être, nos missions, nos moyens, notre manière unique de faire, nos valeurs, notre ambition ultime, éléments de preuve de notre utilité. 

Commentant la nouvelle charte et sa plateforme de marque la présidente nationale a ainsi fait observer que la notion de ville ne voulait plus rien dire et qu’il fallait parler désormais de notion de territoire, que la mission d’accueil est souvent oubliée pour une notion de club de loisirs et a rappelé que la nouvelle charte légitimait un besoin d’accueil et qu’elle n’était pas là pour ennuyer les adhérents. « Il faut tenter des expérimentations pour faire évoluer les mentalités. Dans le monde d’aujourd’hui, si on ne s’adapte pas, on meurt » a conclu Michèle Prou Barba.

1 500 adhérents en Bourgogne Franche-Comté


Auparavant Béatrice Fournier avait signalé que la Bourgogne Franche-Comté avec ses douze AVF, dont deux en Saône-et-Loire (Chalon-sur-Saône et Paray-le-Monial), était une petite région, indiquant qu’il y avait au 30 juin 2017 1 506 adhérents, dont 1 191 femmes. « Il faut que nous recrutions des actifs » a recommandé la présidente régionale. Accueillir un nouvel arrivant, ce n’est pas pareil qu’accueillir sa famille ou des voisins.

L’union régionale des AVF souhaite donc développer des ateliers de formation avec le concours du Conseil régional, qui octroie pour cela des subventions. 

La journée s’est achevée par une découverte de Chalon-sur-Saône. Les congressistes ont pu se rendre compte que la cité de Niépce, comme l’avait indiqué Françoise Pairard dans ses propos de bienvenue, était une ville d’histoire, d’art, de culture, sportive et riche en gastronomie.


Gabriel-Henri THEULOT

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