Chalon sur Saône

Journée d’échanges, entre la Ville de Chalon-sur-Saône, L’AMF (Association des Maires de France) et la Fédération Nationale des Arts de la Rue (1)

Info-chalon a participé à la table ronde sur la sécurité et la sureté des festivals. « N’importe qui peut faire quelque chose avec un simple couteau à beurre en criant ce qu’il veut ! », a déclaré Jean-Luc Prévost, Président de la Fédération Nationale des Arts de la rue.

Ce mercredi, à 10 heures, dans la salle du Conseil Municipal de la Mairie de Chalon-sur-Saône se tenait une journée d’échanges, sur le thème « Co-construisons nos espaces publics ». Organisée par la Ville de Chalon-sur-Saône, participaient à cet événement : l’Association des Maires de France et des Présidents d’intercommunalité et la Fédération Nationale des Arts de la Rue.

Cet événement a commencé avec la présence à la tribune face à une soixantaine de personnes (dont Hervé Dumaine 1er Adjoint à la ville de Chalon et Joël Lefevre, Adjoint en charge de la Gestion de l’Espace publique), de Jérémy Pinto, Adjoint à la Culture, à l’animation, à la vie étudiante et au jumelage de la ville du Creusot, de Jean-Luc Prévost, Président de la Fédération Nationale des Arts de la rue et de Gilles Platret, Maire de Chalon-sur-Saône.  

Deux tables rondes étaient organisées sur la journée : Celle du matin concernait « La Sécurité et sûreté » contexte et enjeux pour la création et la diffusion artistique dans l’espace public et l’autre  l’après midi « Le 1% des travaux publics » pour la création artistique dans l’espace public : un nouveau dispositif de politique culturelle.

Pour le thème « La Sécurité et sûreté » contexte et enjeux pour la création et la diffusion artistique dans l’espace public une nouvelle tribune était composée de Lucile Cheinais, Vice-président de la FNAR, de Jérémy Pinto, Adjoint à la Culture, à l’animation, à la vie étudiante et au jumelage de la ville du Creusot, de Serge Calvier, Vice-président de la FNAR et Directeur de « Nil Obstrat », de Gilles Platret, Maire de Chalon-sur-Saône, de Françoise Ducourtioux, Directrice Artistique du festival « Les Zaccros de ma rue » à Nevers, de Jean-Marie Songy, Directeur du festival d’Aurillac et de José Rubio, l’auteur du guide « Organisateur d’un événement artistique dans l’espace public ». 

Découvrez quelques extraits de l’intervention de Jean-Luc Prévost, Président de la Fédération Nationale des Arts de la rue : « Nous construisons un espace public, une co-construction, c’est le travail que l’on fait grâce au droit culturel mais on rappelle que les droits culturels qui sont finalement un effort intellectuel de chacun à considérer que l’autre à sa propre culture est basée sur la dignité de la personne, et c’est dans ce cadre là qu’on peut le faire. Nous, ce qu’on essaye de faire, c’est de ramener à l’humain, car qu’est ce qui nous est commun avec ce que l’on entend en ce moment sur la culture près de chez vous et que l’on a fait entendre à notre Ministère de la Culture, c’est que la culture près de chez vous, c’est ceux qui la font sur le terrain et elle doit être basée sur l’humain ! C’est cela que l’on doit travailler ensemble sur la mise en place des différents festivals. Nous sommes en train de travailler pour vous comme pour nous sur une présence et sur le mariage  de nos territoires car on est présent nous les Arts de la rue partout en France et même ailleurs. D’ailleurs, nous allons faire une cartographie pour montrer à quel point on est présent sur le terrain car on parle toujours de Paris mais les Arts de la rue et ses principaux festivals se déroulent dans les villes moyennes et le maillage entre toutes les villes est très important et leurs événements est complètement à défendre. Nous insistons donc auprès de ce Ministère, pour qu’il nous reçoive dans les mois qui viennent pour parler de cela et d’une culture près de chez vous au lieu d’une culture près de chez eux. Concernant le thème de la sécurité, on a eu vent sur cette histoire de sécurité du festival et de l’état d’Urgence permanent. Cela ne va pas du tout car nous on pense que lors d’événements culturels comme ceux-ci, les villes n’ont pas à payer un surplus de sécurité, parce que nous  sommes tributaires d’une erreur d’économie depuis les années précédentes qui nous amène à avoir à combattre une forme de terrorisme qui n’a pas lieu d’être. Sachez qu’à l’étranger, on rit de nous, car chez eux il n’y a pas de barrières mais uniquement des blocages aux véhicules béliers et cela suffit amplement. Alors, on ne comprend pas : Pourquoi on est complètement paranoïaque par rapport à cette sécurité là ? De toute façon, n’importe qui peut faire quelque chose avec un simple couteau à beurre en criant ce qu’il veut, d’ailleurs n’importe quel fou peut devenir terroriste, un acte comme cela alors, qu’il n’est peut être que fou. Donc sur ce sujet, nos directeurs techniques travaillent sur le sujet comme sur son aspect juridique et de ce fait nous sommes entièrement à vos côtés pour le rejet du financement de la sécurité qui est imposé aux collectivités locales et territoriales que nous trouvons inadmissible ! ».

(à suivre les déclarations de Gilles Platret, Maire de Chalon-sur-Saône)      

 

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