Chalon sur Saône

La frénésie convaincante de Cats on Trees a mis le feu aux poudres

Au menu du jour d’A Chalon Spectacles figurait ce jeudi 18 octobre le groupe d’origine toulousaine Cats on Trees. Dans une salle Marcel-Sembat qui eût mérité un meilleur sort quant à la fréquentation, les artistes ont fait montre d’une énergie communicative et d’une capacité de persuasion, à la solde d’une efficience repérée au Printemps de Bourges en 2010.

Une soirée remuante

Ambassadrice du pop-rock, la formation n’a pas fait dans la demi-mesure à Chalon-sur-Saône, car son ordre de mission excluait l’à-peu-près, pour ne retenir que les fondamentaux inhérents à leurs us et coutumes. Dépositaires entre autres de deux albums : Cats on Trees en 2013, et Néon en 2018, les acteurs ont injecté dose sur dose, et réalisé une alchimie propice au soutirage des sentiments tout sauf fades du public, afin que ce dernier soit le plus souvent possible associé à leur marche en avant. Avec des titres comme Sirens call, Tikiway, Keep on dancing, Black lips, Bad boys…répertoire puisant plus que de raison dans la langue de Shakespeare, les amateurs du genre s’en sont remis à la chanteuse-pianiste Nina Goern à la voix très expressive, au percussionniste Yohan Hennequin, ainsi qu’à la violoncelliste, la violoniste-bassiste, la violoniste-percussionniste. Près d’eux, une structure géométrique composée de miroirs conférait une allure de galaxie, de kaléidoscope géant dynamisé par les accaparantes lumières. N’y tenant plus, les « paroissiens » finirent par se mettre debout, et pour une frange d’entre eux, à danser dès lors qu’ils disposaient d’un minimum de place. Ou comment donner le meilleur de soi dans une ambiance de joie de vivre partagée en étant au diapason notamment des mélodies inspirantes.      

 

 

Bis repetita placent pour Alice on the roof

Il n’est pas toujours aisé de fédérer à froid lors d’une première partie. Déjà venue du plat pays dans cette même salle en avril 2017 juste avant le concert de Vianney, Alice on the roof, tout de rouge vêtue, a avec une assurance certaine tenant de l’humour et de la maturité, posé sa voix sur ses textes, ainsi que sur d’autres, comme « Je suis malade » (Serge Lama), et « Le téléphone pleure » (Claude François), appuyée par son piano et une violoncelliste. Elle s’est encore évertuée à montrer sa nature profonde, tout en introduisant le sujet principal. Messages reçus 5/5.

                                                                                              Michel Poiriault

                                                                                             poiriault.michel@wanadoo.fr

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