Chalon sur Saône

Florence de Ponthaud-Neyrat, talentueuse artiste chalonnaise

Les ‘Daphnés de l’automne et du printemps’, deux sculptures monumentales offertes par la sculptrice à la ville de Chalon.

Samedi, à 11 heures, jour de la Paulée, esplanade Sainte Marie, dans le chemin piéton qui mène à la Maison de Vins, avait lieu l’inauguration des deux sculptures ‘Daphnés Printemps et Automne’ offertes à la Municipalité par l’artiste chalonnaise Florence de Ponthaud-Neyrat. 

Née en 1944 à Chalon-sur-Saône, si l’artiste chalonnaise réside à Paris et la Seine et Marne, elle n’oublie pas pour autant sa ville natale, puisque ce sont au final, 12 œuvres qu’elle a offertes à la ville de Chalon . Cette sculptrice, qui a été formée aux Beaux-Arts de Paris dans les ateliers de César et Cardot, étudiant le marbre ensuite sur les conseils de Nino Brushi à l’institut de Carrare, créé depuis les années 2000 des sculptures métaphoriques inspirées de la nature. C’est d’ailleurs, ‘ les Daphnés’, inaugurés à Chalon-sur-Saône qui sont des purs produits de la technique des bois brulés imaginés par l’artiste.

L’artiste chalonnaise Florence de Ponthaud-Neyrat confiait à info-chalon : « Ces sculptures sont parties de végétaux qui sont tombés au sol. Moi, je suis quelqu’un qui aime la nature, ce goût de la nature m’a été donné par Marc Schoenberg de l’école Municipale de Chalon-sur-Saône. C’est vraiment lui qui me parlait de la nature, son respect, sa beauté, sa poésie … et moi petite fille cela m’a beaucoup frappé [...] Je ne taille pas les végétaux que je trouve car j’ai horreur de la taille. C’est donc pour cela que je les appelle « Les métamorphiques » car elles retrouvent vies et il me reste juste à les assembler et faire des sculptures avec […] Après j’applique la technique du gaufrier en mettant du sable et de la silice, on pose dessus en couche les fameuses branches et ses écorces. On ferme, on met à 600 degrés pendant une semaine pour que cela se consume. Ensuite on ouvre, on soufflette les cendres et on coule dans les empreintes de végétaux en creux, à 1200 degrés, le bronze en fusion qui prend la place. Après le refroidissement et le démoulage, il ne me reste plus que l’assemblage. Alors, vous pensez peut-être de vue, que les statues ne sont pas lourdes, et bien c’est tout le contraire. C’est extrêmement lourd car c’est plein. Après pour une statue cela me demande environ 6 mois de travail et 3 semaines d’assemblage ! ».

Extrait du discours de Gilles Platret : « Je vous accueille toutes et tous devant ce bel équipement de la Maison des Vins et bien évidement accueillir en votre nom à tous  Florence de Ponthaud-Neyrat qui nous fait encore une fois l’amitié d’offrir à la Ville de Chalon-sur-Saône, deux nouvelles sculptures [...] Il y a quelques mois, nous avons inauguré huit d’entre elles, 6 bronzes et 2 en marbre, square Chabas, Hôtel de Ville, Musée Denon et nous nous retrouvons désormais dans ce secteur qui en 1 an a complètement changé de visage. Cette esplanade est devenue si fière aux cœurs des chalonnais avec cette Maison des Vins, d’ailleurs, nous avons décidé d’en faire un lieu important de la ville de Chalon. Ce n’est d’ailleurs pas en ce jour de Paulée de la Côte chalonnaise que je dirais le contraire puisque cette ville à vocation d’être le fer de lance de la promotion des vins de la Côte Chalonnaise [...] Je vois d’ailleurs un parallèle avec le travail que vous offrez à la ville de Chalon-sur-Saône, ces daphnés, sculptures qui sont le symboles du mouvement et de la permanence de la nature […] Je voudrais vraiment vous remercier et vous dire tout le bien que vous apportez à Chalon, vos retrouvailles avec votre ville, ne l’oublions jamais. L’amour que vous portez à Chalon, ce sentiment de reconnaissance que vous avez en rapport à ce qu’elle vous a apporté et que vous lui rendez aujourd’hui. C’est vraiment tout ce qui vous motive, et c’est vraiment un geste de gratitude qui vous honore ! ».

                

 

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