Chalon sur Saône

Favoriser le savoir de jeunes congolais à Kinshasa par l'octroi de feuilles de papier, ça vous dirait d'être de la partie ?

Désireuse dans un premier temps d’implanter et de pérenniser un centre médico-socio-éducatif dans la commune de Kalamu, partenaire, située à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo aux 89 millions d’habitants, l’association chalonnaise A.T.D.H. (Afrique Terre Des Hommes) que préside David Mayingila depuis 2010, par ailleurs fondateur, caresse un autre projet : l’attribution de papier aux jeunes autochtones afin de faciliter leur alphabétisation, base de tout, puisque condition sine qua non pour grandir harmonieusement. En France, et à l’intérieur du Grand Chalon en particulier, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice.

 

2020-2021, un cap déterminant

En relais avec A.T.D.H. Congo, indispensable pierre angulaire sur place, le futur centre en question s’est vu octroyé un terrain par le gouvernement congolais, l’association de Chalon-sur-Saône ayant reçu la reconnaissance d’utilité publique de sa part. Les volets afférents à l’éducation, la santé, la culture, sans oublier le versant social, seront les garantes de la visée qualitative. Un séjour a été organisé au mois de mai 2016 pour quatre personnes (dont Pascal Terrier représentant la cité de Niépce, laquelle a mis la main au porte-monnaie,  en sa qualité de directeur de la Maison de quartier des Aubépins, et bien sûr David, les photos en attestent), histoire de brosser le tableau d’un futur réalisable.

Obnubilé par l’impérieuse nécessité de fédérer ici et là-bas, et de redonner à sa manière –fût-ce au centuple-ce qui lui a été alloué par la vie, David, lequel est solidement épaulé en République Démocratique du Congo par son frère Guichard notamment, qui manœuvre bénévolement, croit dur comme fer à la viabilité de son dessein, estimé à 250.000 euros au départ. La feuille de route d’A.T.D.H. à valeur de bréviaire va droit au but en se traçant une ligne de conduite. « Aujourd’hui, dans un souhait d’autonomie et d’autofinancement de ses activités en République Démocratique du Congo, A.T.D.H. lance un programme sur cinq ans au bout duquel elle aura son centre médico-socio-éducatif autofinancé par des activités socio-économiques fortement ancrées dans la vie des Congolais. Nous avons le programme suivant :

-2018-2019 distribution gratuite de papiers aux partenaires sociaux d’A.T.D.H. Congo, et vente à prix préférentiel de papiers aux acteurs économiques de la commune de Kalamu

-2019-2020 distribution gratuite de vêtements aux partenaires sociaux d’A.T.D.H. Congo, et vente à prix préférentiel de ballons de vêtements sur les places économiques de la commune de Kalamu

-2020-2021 mise à disposition d’un bus pour le transport en commun de la commune de Kalamu à tarif préférentiel

2021-2022 optimisation des sources et de la distribution de produits agricoles sur les marchés de la commune de Kalamu

Chaque activité de l’année précédente permet de subventionner l’activité de l’année suivante. Nous estimons que lors de l’année 2020-2021, nous aurons la capacité financière d’assurer la construction et le bon fonctionnement du centre social d’A.T.D.H. Congo, en commençant par les actions qui seront les plus demandées par les habitants de la commune de Kalamu. »

 

Du papier noble pour débuter, un piédestal aux couleurs de l’instruction

2018 marque donc le départ  d’une épreuve de longue haleine de par le collectage de papier, qui sera remis à titre gracieux aux écoles communales de Kalamu, au centre de promotion sociale de Kalamu, ainsi qu’aux orphelinats de Limite et de Makala. Que les donateurs en puissance sachent que la façon de penser qui suit pourrait être inscrite en lettres d’or : »Une personne qui va aider A.T.D.H. doit être consciente qu’elle participe à la création d’une organisation qui va s’autofinancer pour durer, mais aussi que l’assistanat n’a jamais apporté l’excellence. » Dont acte. En termes de données chiffrées, c’est clair, net et précis, puisque l’aspiration de l’association est de remplir un conteneur de papier chaque trimestre, ce qui représente 8000 paquets de 500 pages (1600 cartons).

L’objectif est qu’un enfant du Chalonnais offre une rame de papier à un enfant de Kalamu. Selon David, « on ne demande pas au(x) fournisseur(s) de nous aider. Il serait possible de soutenir soit en payant le transport (7000,00 euros), soit en appliquant le principe d’une rame achetée pour une rame offerte ». Les grandes surfaces stockeraient les volumes de papier. Histoire que l’action à entreprendre ne connaisse pas de soubresauts et s’inscrive dans la durée, il est prévu qu’une partie du conteneur (70%) soit vendue pour permettre à un autre conteneur de prendre place, ce mensuellement. De gros espoirs sont fondés sur, localement parlant, les forces vives que pourraient être la ville de Chalon-sur-Saône, les écoles du cru et du département, ainsi qu’une ou plusieurs enseignes de la grande distribution. Le plus gros du travail.

 

Le nerf de la guerre, éternelle rengaine…

David voit à long terme, « afin que cet élan perdure avec un système mis en place grâce à un autofinancement. Au sujet des administrations, sur le terrain ça manque de moyens, mais la motivation et l’envie sont là. Les jeunes ne demandent qu’une chose : que ça ne s’arrête pas. On a une responsabilité pour cette aide, nous devons maintenir l’espoir. » Point de salut si l’ensemble des acteurs ne font pas cause commune. »L’argent dégagé permettra de prendre en charge le minimum de personnes, des manutentionnaires. La commune de Kalamu pourra certainement mettre du personnel à disposition. L’activité va amener un petit quelque chose pour pouvoir financer ensuite la friperie, une charge énorme sur laquelle A.T.D.H. peut se positionner sur le même modèle, où l’apport financier est plus important. » Son frère Guichard part aussi toutes voiles dehors. « Nous sommes super optimistes, car il y a un besoin très palpable de la population, autant sur un plan social qu’économique, grâce au papier. Et c’est ça le moteur, le financement. »

 

L’an prochain une visite afin d’aller plus avant

Alors que l’élection présidentielle aura eu lieu le 23 décembre 2018, David Mayingila compte retourner dans son pays d’origine en 2019 pour finaliser ce qui sera en mesure de l’être. La force de frappe du protagoniste, c’est son courage, qu’il laisse entrevoir ci-après : »Quand on veut, on peut. Il faut vraiment se mouiller pour aller au bout.

 

Pour les contacts :

07.63.48.81.19/09.53.96.34.27, ou par internet : afriquetdh@gmail.com/afriquetdh.fr

                                                                                                 Michel Poiriault

                                                                                                 poiriault.michel@wanadoo.fr

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