Chalon sur Saône

Dissolution de l’association ‘Les Arts dans ma Rue’

« On a fait ce qu’il fallait faire à un moment donné », a déclaré l’ex-secrétaire de l’association.

Créée il y a deux ans, suite à de nombreuses sollicitations et regroupant au plus fort jusqu’à 500 adhérents, aujourd’hui l’association n’est plus, suite à la tenue de son Assemblée Générale Extraordinaire organisée jeudi dernier.

Née de la volonté de soutenir l’équipe du CNAR, l’association regroupait depuis son origine des citoyens du quartier des Aubépins, des amoureux des Arts de la Rue et ceux qui étaient là en réaction à la mise en place d’une politique locale culturelle et associative jugée défavorable ; une topographie très spécifique « qui ne peut tenir que s’il y a danger immédiat », souligne l’ex-secrétaire de l’association, Michel Bonnet. Il est vrai, qu’en son temps, beaucoup ont douté de l’avenir du Festival Chalon dans la Rue et du maintien des actions menées en parallèle tout au long de l’année notamment dans le quartier des Aubépins où une proximité s’était créée entre citoyens et artistes. « Pour durer dans le temps, il aurait fallu définir un projet commun qui n’a pas pu être mis en place », regrette Michel Bonnet. De plus, constat est fait que le CNAREP n’a pas cherché à s’appuyer sur les ressources de l’association, pourtant : « une telle entreprise artistique a besoin de représentants auprès du public » poursuit l’ex-secrétaire qui a voté contre la dissolution de l’association avec un autre membre du bureau, « Pourtant, les membres de l’association n’ont aucun regret. Nous avons fait ce qu’il fallait faire quand il fallait le faire. Ce n’est pas un échec même si on se dit toujours que l’on aurait pu faire mieux. Chacun d’entre nous ne va pas pour autant se désintéresser du festival. Beaucoup sont hébergeurs et le resteront. Force est de constater que le dernier festival qui est aussi le premier co-porté - cependant 1 ou 2 formes fédératrices manquaient- a été une réussite », conclut-il.

Chacun veillera à rester vigilant car la culture, les Arts de la Rue plus particulièrement, trouve un équilibre fragile dans les politiques locales menées, surtout quand elles ont à faire des « économies ». L’association pourrait renaître, si nécessaire…

SBR

(photo d'archive JPB)

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