Chalon sur Saône

A Chalon sur Saône, les personnels de greffe crient leurs colères

Ils étaient en nombre ce lundi en début d'après-midi sur les marches du Palais de justice de Chalon sur Saône afin de faire part de leurs désarroi et de leur colère face aux conditions de travail et au peu de reconnaissance de leur hiérarchie alors qu'à eux seuls, ils sont les rouages essentiels de la machine judiciaire. Les explications d'info-chalon.com.

Ce sont les oubliés du Palais du Justice, ces petites mains qui ont crié leurs désespoirs face à une hiérarchie qui leur a tourné le dos depuis bien longtemps, au point de ne même pas avoir un bonjour sur les marches du Palais de justice, ce lundi après-midi. Depuis plusieurs années, ils constatent, ces personnels de greffe, la déliquescence de leurs conditions de travail face à l'accroissement de la charge de travail et aux cadences infernales imposées en terme d'horaire sans que finalement la reconnaissance salariale soit au bout. A Chalon sur Saône, ils étaient une cinquantaine à débrayer, histoire de marquer le coup, même si ils savent qu'ils ne pourront entamer un bras de fer avec leur hierarchie compte tenu de la faiblesse de leurs rémunérations, et cela alors même que le contentieux pénal ne fait que grossir, avec des audiences qui terminent au bout milieu de la nuit.

Même son de cloche du côté du contentieux civil avec des affaires familiales là aussi au bord de l'explosion avec en ligne de mire la prochaine réforme qui s'appliquera au 1er janvier prochain. Ce lundi, les Chalonnais ont souhaité alerter l'opinion et la presse sur ce rythme effréné alors même que leurs métiers sont totalement méconnus du grand public et régulièrement négligés par les professionnels de justice. Heures supplémentaires à rallonge non payées et non rattrapables, pause déjeuner inéxistantes, dossiers interminables, difficultés techniques et même informatiques à résoudre, le personnel de greffe est aux abois alors même que leur rôle est indispensable au bon fonctionnement de la justice française.

Burn-out, épuisement au travail sont désormais dans bien des pensées au sein des personnels du greffe qui tirent la sonnette d'alarme. Autant d'inquiétudes qui relèvent du mépris de l'institution à leur égard, et ce d'autant plus que des primes annoncées devant être versées aux personnels, ne le seront pas aux adjoints administratifs techniques et secrétaires administratifs. Une discrimination à la rémunéraiton inacceptable pour le personnel.

Laurent Guillaumé 

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