Chalon sur Saône

Les deux radars automatiques chalonnais hors d'usage

Celui de Chalon sur Saône a été incendié et celui de la rocade de Saint Marcel tagué. A l'image de la fronde anti-gouvernementale, les radars chalonnais n'ont pas échappé à la grogne.

Ce radar fixe de 3ème génération, installé sur la RD906 en direction du centre-ville de Chalon sur Saône, lorsqu'on sort au péage de Chalon Nord,  a été, au préalable, vandalisé avant qu'une ou plusieurs personnes non identifiées mettent le feu à ce dernier, vraisemblablement, au milieu de la nuit, sans pouvoir donner davantage de précisions quant à l'heure du début de cet incendie criminel, à l'aune des manifestations des gilets jaunes hostiles à toute augmentation des taxes sur les carburants, la suppression de la hausse de la CSG ainsi qu'à la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF). 

 À ce stade de l'enquête, rien ne permet de faire, toutefois, un lien tangible de corrélation entre cet acte délictueux et le mouvement local des gilets jaunes qui manifestent dans le calme. Geste s'inscrivant dans la colère ambiante ou simple opportunisme ? Rien ne permet de pouvoir affirmer l'une des deux hypothèses. Mais ne dit-on pas que «c'est l’occasion fait le larron»?

Entre sa mise en place en octobre 2006 jusqu'en 2017, 26 350 flashs ont été effectués via ce radar fixe dont 1148 pour la seule année 2017.  La troisième génération est la plus évoluée et la plus efficace des cabines radars. 

Cette destruction  a bien sûr un coût, le prix d’un radar fixe pouvant varier de 60 000 € à 80 000 €. Ce à quoi il faut ajouter le manque à gagner pour l'État, car il faut environ un mois pour le remplacer.

Et pour ne rien arranger, le radar de Saint-Marcel installé environ 300 mètres aprés le rond-point des Orlans en direction d'Oslon et Dole,sur la D673, a été tagué. Il flashait par l'arrière en direction de Chalon-sur-Saône et par l'avant en direction de Dôle. Ce qui n’est pas non plus neutre pour les finances publiques, le coût d’une telle dégradation, aussi légère soit-elle (peinture, rayures…) s’élève, en moyenne, à 500 €. 

Victimes collatérales de la colère populaire incarnée par le mouvement des gilets jaunes, colère elle-même alimentée en partie par la nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire, ces mouchards impitoyables sont devenus de parfaits boucs-émissaires. Pour l'heure,  ce sont quasiment la moitié des radars fixes installés dans l'Hexagone, aussi bien sur les nationales que les autoroutes,  qui sont  hors d'usage. Quelque 2200 machines recouvertes de peinture, incendiées ou arrachées de leurs socles, auquel s'ajoutent, désormais, les deux radars de l'agglomération chalonnaise. 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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