Chalon sur Saône

A l'EHPAD du Bois de Menuse à Chalon sur Saône, trop c'est trop !

Pour une première fois depuis l'ouverture de l'établissement, les organisation syndicales viennent d'inscrire une alerte dans le registre des dangers imminents. Une alerte qui pose de vraies questions sur les moyens humains alloués à l'établissement pour tourner.

Elles, se sont les infirmières et les aides-soignantes. Elles ont crié leur ras-le-bol après un incident faisant que dans la journée de lundi, elles se sont retrouvées à trois pour gérer l'ensemble du service, à savoir 60 résidents. Le coup de trop finalement pour l'équipe de soignants de l'EHPAD du Bois de Menuse, dont les seuls moyens d'actions sont finalement d'avoir recours aux syndicats et à la presse pour exprimer leur ras le bol, étant systématiquement réquisitionné par leur autorité de tutelle.

"C'est du donnant/perdant tout le temps"

La goutte d'eau de trop est survenu avant hier avec une situation tendue qui a fait que le personnel s'est retrouvé à 3 personnes pour gérer le service. "Les conséquences sont fâcheuses pour tout le monde, jusqu'à avoir fait la toilette des résidents à 5h du matin !". Pire aides-soignantes et infirmières insistent sur le fait que par faute de personnels, "les animations sont supprimées et les résidents restent au lit y compris pour le repas. C'est une vraie dégradation du parcours de vie, une maltraitance institutionnelle" rajoute Catherine Pillon, déléguée du personnel.

Grâce à l'alerte syndicale, deux remplaçants ont été sollicitées à la dernière minute, mais il aura fallu la mobilisation de toutes pour en arriver là. "C'est simple, il y a 5 ans quand j'ai commencé, nous étions 6 et même 7 parfois. Aujourd'hui, la règle veut qu'on soit 5 mais la normalité est qu'on se retrouve très souvent à 4 et désormais 3. Ce n'est plus tenable" déploire une aide-soignante. "Plus tenable pour notre santé morale et physique mais aussi pour les résidents et les familles dont nous sommes les premières à être pointé du doigt sur les activités quotidiennes apportées". 

"Tout le temps dans la débrouille, ça épuise !"

L'épuisement est palpable au regard des témoignages apportés dans le quotidien des équipes soignantes qui demande l'instauration rapide d'un pôle de remplacement, permettant à tout moment d'avoir la ressource humaine à portée de main, mais aussi de revaloriser les conditions de travail, qui permettraient d'attirer les plus jeunes générations vers la gériatrie. Côté syndical, "la direction ne peut se cacher derrière la loi, uniquement quand ça les arrange. Les temps de repos doivent être respectés et ce n'est pas en allant chercher le personnel en repos pour pallier une absence qu'on apportera la réponse la plus pertinente" ont précisé en choeur les délégués CGT et Fo. 

Laurent Guillaumé 

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