Chalon sur Saône

Musique classique, variété française, l'ascension vers les sommets se pratiquera par les soeurs Berthollet le samedi 12 janvier à Chalon

Touchées par la grâce, et prophétesses du classicisme, Camille et Julie Berthollet ont une envie grosse comme ça de mordre dans le gâteau de la musique dénué de l’entre-soi. Incluant de la variété française dans leur feuille de route conventionnelle, les deux sœurs ont ainsi la possibilité de jouer sur plusieurs tableaux en flattant les oreilles des auditeurs. Ce sera encore le cas ce samedi 12 janvier à 20h en la salle Marcel-Sembat de Chalon-sur-Saône…Interview pour info-chalon.com

N’être en concert qu’avec sa sœur, vous ne pouviez rêver mieux ?

« Ah ça c’est sûr ! C’est autant dans la vie que sur scène, mais sur scène c’est magique, c’est un lien difficile à décrire, mais qui est très, très fort. C’est une complicité qui n’existe avec personne d’autre. Etre sur scène toutes les deux c’est beaucoup d’amusement, beaucoup de rires, de fous rires. » 

Au-delà du plaisir auditif intense, que vous procure la musique au sens large ?

« Ca nous permet de nous exprimer et de partager beaucoup d’émotions, qu’on ne pourrait pas forcément faire avec des mots, mais qu’on a envie de faire passer. Ca nous fait énormément de bien à nous aussi, et on essaie de transmettre ça au public, c’est donnant-donnant. Et puis être sur scène c’est un truc, une sensation, que l’on ne retrouve pas dans d’autres moments de la vie. Parfois il y a ce petit côté magique qui fait qu’on a trop envie d’y retourner dès le lendemain, et ça on ne le retrouve nulle part ailleurs. »

N’était-ce pas un paru un peu fou à vos débuts de ne mettre un coup de projecteur que sur la musique classique ?

« On a grandi avec la musique classique, on ne s’est même pas posé la question, ça s’est fait naturellement, c’était la musique la plus belle du Monde. On en a écouté énormément quand on était petites, et la chanson française aussi évidemment, mais comme on a appris dès le début avec nos instruments classiques, pour nous c’était normal. » 

Alors, inoxydable la musique classique ?

« Absolument, c’est une musique qui peut, du moins on l’espère, traverser toutes les époques, c’est intemporel. Il faut cependant toujours se battre pour la musique classique, parce que sinon elle ne peut pas survivre, il faut toujours qu’il y ait des musiciens pour la faire vivre. »

Combien d’heures de travail chaque jour ?

« Ca dépend du jour. Par exemple là on a un concert ce soir (ce vendredi 11 janvier 2019 à Saint-Amand-les-Eaux N.D.L.R.), on a bossé et après on prend le train, puis c’est la balance, puis le concert,  et puis d’autres jours on a des rendez-vous, d’autres jours on a toute la journée pour travailler…L’avantage, c’est qu’il n’y a pas de routine, comme on n’aime pas la routine c’est très pratique ! »

Dès votre deuxième album vous avez inclus de la variété française avec des compositeurs contemporains. La musique n’aurait-elle pas de frontières ?

«Ca c’est sûr, c’est un message qu’on essaie de faire passer, mais l’avantage c’est que la plupart des genres musicaux  ont l’habitude de se mélanger : la musique française, la pop, le rap…on a l’habitude de faire  des collaborations et de se rencontrer, et la musique classique est une musique qui a plus l’habitude de rester et de ne pas forcément se mélanger à d’autres styles musicaux plus actuels. C’est quelque chose qu’on adore, il y a de plus en plus de collaborations depuis quelques années, c’est ce qu’on voulait transmettre dans notre dernier album, c’est montrer qu’un pont est totalement faisable entre notre univers classique et la musique plus actuelle. C’est important de le faire, ça nous enrichit des deux côtés. C’est génial de pouvoir faire des rencontres musicales et des collaborations artistiques comme ça.  

Ne craignez-vous pas de perdre une partie de votre identité en allant vers d’autres registres ?

« Non, ça fait vraiment partie de notre identité de nous  nourrir de plusieurs styles. Les parents écoutaient beaucoup de chansons françaises, nous on a flashé sur le classique, on a toujours eu ces deux côtés-là et puis assez tôt on s’est intéressé au jazz. Ca serait plutôt bizarre en fait de ne faire qu’une seule chose, pour nous ce ne serait pas naturel. »

A Chalon-sur-Saône le samedi 12 janvier, qu’écouteront les mélomanes ?

« Ce sera un peu nos pièces préférées, les trois derniers albums avec quelques petites touches du dernier album en avant-première, où ça va de Brahms en passant par du jazz manouche, des reprises de musiques de série… Donc on se fait plaisir, et on espère que le public va aimer aussi. «  

Qu’aimeriez-vous réaliser par la suite, musicalement parlant ?

« Plein de rêves, un peu trop par rapport au temps dont on dispose, mais ce n’est pas grave, on aura toute la vie pour les faire ! On va forcément continuer de jouer à deux, faire de plus en plus de rencontres artistiques découvrir d’autres univers et les partager avec le public, continuer de voyager, faire des tournées dans le Monde, découvrir des endroits et des publics, jouer dans de très belles salles, ou en extérieur, se renouveler…Je pense que l’on ne va pas s’ennuyer, c’est génial. »

 

 

Il reste des places (de36,5 à 39,5 euros). Billetterie internet&grandes surfaces, réseaux France Billet et Ticketnet notamment.

 

Crédit photo : Simon Fowler                                             Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                               poiriault.michel@wanadoo.fr 

 

 

 

 

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