Chalon sur Saône

Sébastien Castro à Chalon le 20 janvier dans une comédie quelque peu olé olé...

Il va s’en passer de belles le dimanche 20 janvier à 17h à l’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône ! La faiblesse masculine y sera mise en lumière, un député ne se mettant pas martel en tête pour trancher nettement en faveur d’un rendez-vous galant, négligeant du coup une notable réunion parlementaire…Rassurez-vous, c’est une fiction qui s’invitera au second volet des Théâtrales 2018-2019, une comédie (c’est complet !) avec notamment Sébastien Castro aux avant-postes... Interview pour info-chalon.com

Une comédie de l’Anglais Ray Cooney, adaptée par Jean Poiret, et mise en scène par José Paul, quelle capitalisation des savoir-faire !

« C’est très joliment dit ! Je suis un fan absolu de Ray Cooney, pour moi c’est vraiment un génie de la comédie. J’avais aussi énormément d’admiration pour Jean Poiret, et c’est vrai que la pièce originale de l’un et l’adaptation de l’autre, ça donne un petit bijou, avec la mise en scène de José Paul par-dessus. On est très gâtés au niveau de la réunion des talents. »

 

Lorsque vous avez pris connaissance de l’épaisseur de votre rôle, vous êtes-vous dit que c’était du pain bénit ?

« Absolument, mais c’est même plus que ça ! C’est-à-dire que j’avais vu la pièce il y a trente ans au Théâtre des Variétés avec  Jacques Villeret et Pierre Mondy, et j’avais un souvenir éblouissant de cette comédie. Je crois que c’est la première fois que j’assistais à une pièce aussi drôle, et j’ai le souvenir d’une salle entière riant aux éclats pendant deux heures. Ca m’avait énormément marqué, et secrètement j’avais très envie de la rejouer depuis tout ce temps-là. José Paul a eu un coup de coeur, et c’est un peu pour ça que le projet est né. C’est vrai que c’est un énorme cadeau, ça c’est sûr. »

 

La thématique déployée, cette histoire de tromperie, n’est que pure affabulation, ou bien s’avère dépendante de : »Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes… »

« C’est vrai qu’on s’est dit que ça tombait à pic et que ça faisait penser à beaucoup de références à l’actualité du moment, puisqu’il s’agit quand même d’un député qui devrait passer une séance à l’Assemblée nationale, mais qui préfère passer un après-midi coquin avec la secrétaire du Premier ministre dans un hôtel où il est descendu avec sa propre femme… Il demande à son assistant parlementaire d’organiser un rendez-vous, sauf que l’assistant en question que j’ai le bonheur d’interpréter n’est pas doué du tout et enchaîne les catastrophes. Donc oui, ça peut faire penser à d’autres choses… »

 

Le théâtre est le point central de votre trajectoire. Que représente-t-il pour vous ?

« Il représente énormément. On verra ce qui se passera demain, mais jusqu’à présent j’enchaîne un petit peu les pièces. J’ai le plaisir de jouer des pièces qui me plaisent énormément,  j’ai énormément de plaisir à jouer dans des comédies et d’entendre autant rire les gens tous les soirs. Je me suis rendu compte il n’y a pas si longtemps que j’étais très privilégié de recevoir tous ces rires. On donne du plaisir bien sûr aux spectateurs, mais on en reçoit aussi énormément. C’est un très bel échange. »

 

Que répondre à celles et ceux qui considèrent le théâtre comme élitiste, et évitent de s’y rendre sous ce prétexte ?

« Il faut absolument qu’ils viennent voir « C’est encore mieux l’après-midi » ! Ce n’est vraiment pas pour faire la pub, mais c’est une pièce qui n’est pas du tout élitiste, qui est tous publics, et n’a vraiment qu’un seul but : divertir. C’est bien, Ray Cooney, et c’est bien « C’est encore mieux l’après-midi ».  On n’est là que pour donner du bonheur aux gens, et  je crois que l’on réussit pas trop mal grâce à cette écriture qui est vraiment une machine de guerre du rire. »

 

A la télé, au cinéma, vous êtes comédien, metteur en scène, auteur/adaptateur, chroniqueur, avez-vous bouclé la boucle ?

« Je suis passé à autre chose, j’ai écrit une pièce pour la première fois, il y a un an et demi. Je l’ai fait lire à José Paul qui va la mettre en scène et on la prépare pour la rentrée prochaine. C’est un nouveau défi, on va voir, mais c’était très excitant, et justement Ray Cooney que j’admire beaucoup ça a été, je dirais, mon professeur d’écriture. C’est la troisième pièce de lui que je joue, j’en avais adapté une. Ca a été par sa rigueur et sa folie un petit peu mon maître. Ca s’appelle « J’ai envie de toi », et ce sera au Théâtre Fontaine à partir de fin août 2019.»

 

Qu’est-ce qui vous procure le plus de satisfactions dans l’univers artistique ?

« Je crois vraiment que c’est d’entendre une salle rire. Après on essaie d’être le plus exigeant possible, pour avoir travaillé avec José Paul. Essayer de divertir le public, c’est extrêmement jouissif. On ne réussit pas à tous les coups, mais quand on y arrive, c’est une grande, grande satisfaction, et quand on croise des spectateurs qui nous remercient de leur avoir permis de penser complètement à autre chose, de s’être détendu, d’avoir ri pendant deux heures, pour moi c’est la plus grande des satisfactions. »

 

Qu’éprouvez-vous en toutes circonstances face à cet illustre inconnu qu’est le public ?

« Il y a toujours un tout petit peu d’appréhension, parce qu’on ne veut pas le décevoir. C’est un illustre inconnu, c’est vrai, mais en même temps quand la pièce fonctionne on a l’impression de connaître les spectateurs. C’est très étonnant, on ne sait pas qui sont ces gens qui sont venus, et très vite on partage une intimité grâce au rire, donc c’est assez magique. »

 Crédit photo : DR                                                  Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                  poiriault.michel@wanadoo.fr

 

 

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