Chalon sur Saône

Les jeunes avocats de Chalon associés à la colère noire nationale

Pendant que se déroulait l’audience solennelle de rentrée au TGI de Mâcon dans une ambiance marquée par les protestations, les avocats du barreau étaient en grève et certains avaient rejoint la manifestation nationale, avec l’intersyndicale des professionnels (magistrats, greffiers, fonctionnaires).

L’UJA (union des jeunes avocats) du barreau de Chalon y a déployé sa banderole. Sa présidente, maître Anne-Charlotte Charrier, défend elle aussi « une justice de qualité » au-delà des enjeux concernant sa profession.

Le bâtonnier Sériot, qui succède dans cette charge à maître Ravat-Sandre, avait résumé dans un communiqué les points essentiels de cette mobilisation nationale contre une réforme qui « dégrade le service public de la justice ». Mardi à Paris, ils étaient plus de 7 000 à fouler le pavé, « sur un parcours de 12 kilomètres, dont on ne peut que regretter qu’il ait été trop éloigné des instances de prise de décision » nous dit maître Charrier qui rejoint la présidente du TGI sur ce point : « La rentrée est effectivement particulièrement difficile ! »

« Elle l’est pour tous les Avocats de France qui, un an après avoir commencé à s’élever contre la réforme de la Justice, ont encore, en ce début d’année, l’impression de ne pas avoir été entendus les contraignant ainsi à aller manifester à Paris le 15 janvier dernier. C’est dans ces conditions et conscients qu’ils jouent leur va-tout, au stade de la seconde lecture à l’Assemblée nationale, que 13 avocats du Barreau de Chalon-sur-Saône ont rejoint les quelques 7 000 manifestants. Toutefois, les jeunes confrères n’étaient pas les seuls acteurs de cette mobilisation qui a également rassemblé nos aînés, greffiers et magistrats. La pluralité des générations et des professions du droit représentées démontre que notre combat n’est pas corporatiste mais vise principalement à préserver les conditions dans lesquelles la justice est rendue. La qualité du débat judiciaire, l’accès de tous à la justice, les libertés individuelles et les droits de la défense ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la productivité et des économies d’échelle. Tels étaient d’ailleurs les termes de la bannière brandie en tête de cortège ‘Pour une justice de qualité et accessible’. »

Manifestation remarquée, nous disent les avocats de retour dans leur juridiction, beaucoup interpellés par les riverains sur leurs motifs. « Le constat est sans appel : aujourd’hui encore, la majorité d’entre eux n’envisagent pas pouvoir affronter la Justice sans notre expertise, notre soutien et notre humanité. C’est finalement dans la bouche de ceux que nous servons quotidiennement que nous trouvons encore du sens à exercer notre profession », conclut la présidente de l’UJA du barreau de Chalon.

FSA

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