Chalon sur Saône

Chalonnais le 8 février, Manu Payet vous mettra avec enjouement dans la confidence. Et pas qu'un peu...

Artiste aux multiples casquettes, Manu Payet endossera dans le cas présent sa panoplie d’humoriste à Chalon-sur-Saône le vendredi 8 février à 20h30, salle Marcel-Sembat. Interview pour info-chalon.com

Rien que l’affiche de son seul-en-scène –une photo parodiant la présentation du film « Emmanuelle 4 », l’intitulé de son spectacle étant « Emmanuel »- indique distinctement la marche à suivre : en osant la comparaison l’artiste prouve par a + b que notamment son capital autodérision ne craint rien, et qu’en quelque sorte il « lance les hostilités » avec un bel aplomb. Pour sûr : « Un pour tous, tous pour un ».

 

Dans « Emmanuel », est-ce un Manu sans pudeur et sans réserve qui va s’épancher ?

« Oui, ça c’est sûr ! Sans pudeur et sans réserve, mais toujours avec évidemment respect et puis avec nostalgie quand même, il faut le dire aussi. Je vais tout raconter, depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, l’âge de maintenant, avec toutes les choses que l’on traverse, et avec un regard empli d’humour sur la vie, celle d’aujourd’hui, celle d’avant. Sur le rapport au catalogue de La Redoute que j’avais avec ma maman, qui d’abord était un rapport très enfantin parce qu’il y avait les jouets, et puis après quand tu grandis, ce ne sont plus les jouets qui t’intéressent, ce sont les pages de la lingerie (rires). Tout ça, comment on grandit, comment on devient un adulte plus ou moins sérieux, plus ou moins responsable…plus ou moins adulte !»

 

Depuis la mise en service de ce one-man-show en 2017, le public tient-il le rôle d’un confident, d’un psy, ou d’un voyeur ?

« Je pense, d’un confident, et j’ai même envie de vous dire, c’est une très bonne question, d’un copain. Car en fait, en me racontant, je raconte la vie de tout le monde, et ça je n’en avais pas conscience. Je me suis rendu compte qu’on avait tous à peu près le même parcours, la même vie, les mêmes pensées, les mêmes choses dans la tête, suivant les différents âges. D’ailleurs souvent à la sortie des spectacles, les gens me disent : « Manu, est-ce que tu as mis une caméra chez nous, est-ce que tu as mis une caméra dans le salon ? Ce n’est pas possible, comment est-ce que tu sais tout ça sur nous ! » Je leur réponds : mais c’est parce que je suis comme vous ! On est tous un peu les mêmes finalement. Aujourd’hui, à l’heure où les réseaux sociaux notamment essaient de nous faire croire que nous sommes différents pour créer le hashtag, le buzz, de nous faire croire qu’on n’est pas d’accord…Eh bien avant de n’être pas d’accord, avant d’être différents, on se ressemble énormément. Et ce spectacle est là pour dire ça. »    

 

Que vous ont également dit les spectateurs en aparté ?

«Merci pour cette heure et demie de fou rire, on a oublié ce qui se passait dehors. On est resté pendant une heure et demie avec toi, et tous ensemble c’était comme une espèce de soirée, d’un grand ciné qu’on avait organisé tous ensemble, on avait l’impression de te connaître  sans te connaître, et pour ça merci beaucoup Manu. » Je reçois beaucoup de lettres et de messages qui me font vraiment très chaud au cœur là-dessus. »

 

On vous a plus vu au cinéma qu’ailleurs. S’agit-il d’un choix délibéré, ou de concours de circonstances ?

« Non, c’est un concours de circonstances. Vous savez, j’ai eu des choses à faire, et puis tout prend du temps, écrire un spectacle ça prend du temps, monter sur scène ensuite aussi, faire un film c’est pareil, ça prend du temps. Quand tu fais un film tu sais que tu pars au moins sur deux ans, avec l’écriture, au moins. Voilà, du coup je me suis consacré à ce que j’avais à faire à ce moment-là puisqu’il est très difficile de faire plusieurs choses à la fois, et puis j’ai réservé l’année dernière et cette année pour le spectacle. »

 

Par ailleurs réalisateur, scénariste, animateur de radio et de télévision, avez-vous professionnellement besoin de toutes ces facettes, ou préféreriez-vous être humoriste à 100 % ?

« J’aime bien faire plein de choses différentes, car je considère chacune d’entre elles comme mon métier. Je trouve que c’est bien de pouvoir changer, c’est une chance je pense, ça évite la monotonie. » 

Manu Payet = ? Quelle pourrait être la description que vous souhaiteriez entendre, venant de l’extérieur ?

Temps de réflexion. « Ah, le poto, oui, le copain ! »

Où vous suivre en dehors de votre spectacle « Emmanuel », et caressez-vous des projets ?

« J’ai animé un Burger Quiz il n’y a pas longtemps, qu’on a enregistré, il y en a encore deux qui vont passer. Ca sera donc je pense courant janvier, et peut-être un en février aussi, et puis sinon il y a un film qui va sortir en avril, qui s’appelle pour l’instant « Smiley ». Autrement j’ai repris l’écriture d’un prochain film, donc je suis à fond ! Je viens de démarrer, c’est encore tout jeune, mais je peux vous dire que ce sera une comédie. »

Œuvrer dans le milieu du spectacle, est-ce une chance, un privilège, ou un travail dont on ne connaît jamais l’issue ?

« C’est un peu de tout ça. Vous avez tout à fait raison, c’est-à-dire que vous avez résumé tout le truc en une seule question, je suis d’accord avec tout. C’est une chance, un privilège, bien sûr, et puis à la fois c’est un travail. Donc comme tout travail c’est difficile, et surtout c’est un travail impitoyable. Par conséquent ce n’est pas le plus reposant, ni le plus serein de tous les métiers, ça c’est sûr. Il faut savoir mesurer les deux aspects.»

Les renseignements pratiques

Places à 33,00 et 36,00 euros. Infos auprès d’A Chalon Spectacles (03.85.46.65.89, spectacles@achalon.com); billetterie internet & grandes surfaces, réseaux France Billet et Ticketnet.

 

                                                                                           Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                           poiriault.michel@wanadoo.fr    

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