Chalon sur Saône

La Nuit des lycées à Chalon-sur-Saône

Le collectif des enseignants de Chalon-sur-Saône se mobilise contre la réforme du lycée à travers un nouveau mode de mobilisation : une Nuit des lycées. Organisée partout en France dans la soirée du jeudi au vendredi. Le principe est d'occuper les lycées, voire dormir sur place, afin d’expliquer aux parents les raisons de cette fronde. Info-Chalon fait le tour des lycées de la Ville.

À l'heure où les lycéens, à l'exception de celles et ceux qui sont à l'internat, rentrent chez eux, de nombreux professeurs restaient. Et pour cause, cette nuit, ils occupent le lycée.


Un nouveau mode d'action


«L'objectif est de médiatiser cette opération, pour montrer qu'on est attaché à notre outil de travail, et qu'on veut le défendre!» explique un enseignant de Pontus de Tyard.
«Nous dénonçons toujours les dangers des réformes du lycée professionnel et du lycée général, mais aussi les dotations de moyens en très forte baisse pour tous les établissements de notre département dès la rentrée prochaine : des postes supprimés, des classes fermées, des niveaux qui risquent d'être fusionnés à court terme, notamment en milieu rural, ce qui met à mal la qualité du service public d'éducation et l'égalité de tous les élèves sur le territoire.», s'insurge un autre enseignant d'Émiland Gauthey.
En ce qui concerne les postes supprimés, tous les lycées sont impactés. Par exemple, à Pontus de Tyard, 4 ou 6 postes sont amenés à disparaître. 3 ou 4 à Hilaire de Chardonnet.
Quatre établissements concernés dans notre ville sont les lycées Hilaire de Chardonnet, Mathias, Émiland Gauthey et Pontus de Tyard. Les enseignants, membres du colletif, avaient l'intention de rester «la nuit ou plus s'il le faut». En effet, bon nombre d'eux avaient l'intention de rester jusqu'à l'aube au sein de leur lycée.


Ils étaient une trentaine sur 83 enseignants à Pontus de Tyard, une trentaine également à Émiland Gauthey, Hilaire de Chardonnet et Mathias. Notons pour ce dernier lycée, la présence de quelques lycéens venus aux abords de l'établissement afin de soutenir les enseignants mobilisés.


Mise en garde de l'académie


L'annonce d'une occupatin des établissements a fait réagir l'académie. D'après cette dernière, toute occupation des locaux est illégale, les établissements scolaires ne peuvent connaître de manifestations, autres que pédagogiques, l'académie appellant à respecter la neutralité qui repose sur une sanctuarisation de l’école. Notons toutefois que les délégués dépêchés par l'académie auprès des quatre lycées ne se sont livrés à aucun commentaire.


La Nuit des lycées concerne, d'après la carte de l'Inter collectifs La Chaîne des Bahuts, 188 établissements à travers la France métropolitaine et les Outre mer.


Avec ce nouveau mode d'action qu'est la Nuit des lycées, les enseignants de ce collectif, composés de professeurs syndiqués et non-syndiqués mais ayant tous les même préoccupation, espèrent susciter un vif intérêt. Soucieux de la qualité du service public, ils espèrent que leurs revendications seront relayées auprès du Ministre de l'Éducation Nationale, M. Jean-Michel Blanquer, qui semble les ignorer depuis le début des contestations. Le bras de fer avec le Ministre continue.


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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