Chalon sur Saône

Réunion sur le thème de la transition écologique à Chalon-sur-Saône

Ce samedi matin, avait lieu une réunion publique avec le député de la circonscription Gauvain sur le thème de la transition écologique. Présent, Info-Chalon revient sur quelques moments-clés du débat.

À 10h, ce matin, M. Raphaël Gauvain, député La République en marche (LREM) de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire, a proposé une réunion, sur le thème de la transition écologique, dans le cadre du Grand débat national, dans la salle de la Fontaine aux Loups, située Rue André Chénier, à Chalon-sur-Saône. Une assemblée moins fournie que d’habitude (une vingtaine de participants), mais studieuse et appliquée.


Secondé par M. Ahmed Bouchaïr, qui tenait lieu de modération, M. le député «parfaitement en phase avec la majorité», à laquelle il appartient, répondait tour à tour aux diverses questions.


Avant de rentrer dans le vif du sujet, M. Gauvain a été interpellé par Frédéric Guiraud, co-fondateur de Vélo-sur-Saône et membre de PArtage et Mobilités Actives (PaMA), sur la question des voies cyclables, notamment pour le Quai des Messageries et pour le sens de circulation pour la Rue de la Citadelle. Le député a balayé la question d'un revers de la main, estimant que celle-ci relevait de la municipalité et n'était pas à l'ordre du jour du débat.


L'écologie n'est pas que l'apanage des bobos, c'est aussi la préoccupation de tous
M. Pierre Bourdis, un autre intervenant, las des discours qui ne sont qu'effet d'annonce, déclare que, certes, «la prise de conscience est là mais les jeunes générations nous trouvent trop lents à agir», puis s'adressant directement à M. Gauvain, comme un défi, «puisque vous voulez changer les choses, allez-y!». Il évoquera le mouvement des Gilets Jaunes, le qualifiant de «printemps français», allusions aux printemps arabes.


Il y avait pas moins de dix Gilets Jaunes parmi l'assistance.


De son côté, M. Daniel Carabédian, un retraité, évoquait, quant à lui, les métaux rares. Ce dernier craint qu'après la dépendance aux énergies fossiles, «on tombe dans une nouvelle dépendance». Mme Sadia El Hamani, qui pris ensuite la parole, rappellait au député de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire que dans de nombreux foyers, surtout dans le monde rural, on était parfois confronté à des choix cruciaux comme manger ou se chauffer, y compris chez des propriétaires. Elle estimait que c'était une question «fondamentale» et un point à ne pas oublier dans le volet de la transition écologique.


Répondant à chacun, M. Gauvain soulignait que pour beaucoup de personnes «l'écologie était un privilège de riches». Rebondissant sur les propos du député, un jeune nous racontait une anecdote personnelle. Ancien cycliste, s'étant plaint de l'absence de dispositifs pour garer son vélo,il fut confronté à cette incompréhension lorsqu'il fut sèchement reçu par un responsable de la Poste du 2 Rue Georges Lapierre. «Il y a pas assez de campagne de sensibilisation à la transition écologique!», s'insurgeait le jeune homme.


Un débat très dense qui mérite plus qu'une simple réunion
Prenant à son tour la parole, M. Mourad Laoues, conseiller municipal (EELV) de Chalon-sur-Saône, expliquait que «c'est vraiment localement que se construit la transition écologique». Le porte-parole écologiste appelait de ses vœux à «une meilleure redistribution des taxes».


M. François Copreaux, médecin parlait, quant à lui de véritable «situation d'urgence». D'après son analyse en tant qu'acteur du terrain, ce sont les classes sociales les plus défavorisées qui sont les plus impactées par les problèmes écologiques. «La santé n'est pas suffisament mise en avant mais j'ai l'impression que les jeunes prennent vraiment conscience de ces problèmes qu'on a trop longtemps remisés», rajoute-t-il.


Une intervenante regrettait qu'on ne parle plus de qualité de l'air. «On ne taxe pas assez les gros paquebots et les cargos qui polluent, pourtant, autant que des millions de véhicules automobiles», rajoute M. Christian Massonnier. Un autre demandait à ce qu'on impose tout simplement le solaire pour les nouvelles constructions.


Mme Judith Un,présidente de PaMA, rappelait que cette association de loi 1901 intervient 30 fois dans les Quartiers Prioritaires (QPV). «La transition écologique, elle ne se discute pas, elle s'impose», dit à son tour Mme Nathalie Leblanc, conseillère municipale (PS) à Chalon-sur-Saône. Elle propose qu'on mette également les acteurs économiques dans le débat et cela devrait être une «réfléxion au niveau européen». Puis ce fut au maire de Farges-lès-Chalon, M. Sylvain Dumas, d'intervenir, lequel parlait d'un réel impact sur le tronçon Chalon-Sud/Chalon-Nord suite à l'abaissement de la vitesse.


C’était la cinquième réunion, après Saint-Boil, Buxy, Saint-Rémy et Montchanin. La sixième, prévue à Montceau-les-Mines, sera, elle, orientée sur les thèmes de Démocratie et citoyenneté puis Fiscalité et dépenses publiques (Samedi 9 mars 14h00). La dernière se tiendra au Clos Bourguignon, au 12, avenue Monnot, à Chalon-sur-Saône, le 11 mars).


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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