Chalon sur Saône

La stratégie d'Uber Eats pour Chalon-sur-Saône expliquée par son responsable des opérations en France

Cela n'a échappé à personne, l'application Uber Eats est arrivée vendredi dernier à Chalon-sur-Saône! Vous pourrez vous faire livrer vos repas à partir de 11h, commandés parmi la dizaine de restaurants chalonnais actuellement partenaires. Info-Chalon a interrogé pour vous le responsable des opération Uber Eats pour la France au sujet de sa stratégie dans notre ville.

McDonald's, la Traviata, A La Bonne Heure, Coeur de Blé, 911 Pizza, El Medina, Antipasti, Le Bosphore, Subway, La Mie Caline ou encore le Resto : au total, pour ne citer qu'eux, ce sont une dizaine de restaurants qui proposeront la livraison de leurs plats via la plateforme Uber Eats à Chalon-sur-Saône.


De nombreux restaurants séduits à Chalon


Au Bosphore, la nouvelle réjouit. Goksel Isik qui tient ce restaurant chalonnais situé au 8 Rue des Cloutiers, voit une belle opportunité de développement dans ce partenariat. Pour Gökhan, son frère, livrer avec Uber Eats ne comporte que des avantages : « C'est avoir un complément d'activité, ils nous apportent de l'activité additionnelle et ils font connaître un peu plus le restaurant. Uber Eats est une plateforme qui sait drainer du monde, qui a une force marketing et une communication puissantes. Tout ce qu'il nous fallait!» nous dit-il.


D'après Uber Eats France, il y a actuellement 12 restaurants qui travaillent déjà avec l'application et «plusieurs dizaines d'autres» ont déposé un dossier de candidature.


Experte dans la logistique et la livraison à domicile, la société nous explique que c'est «un marché beaucoup plus complexe que celui du transport de personnes, car il y a trois acteurs: le restaurant, le client et le livreur. Il nous faut choisir les restaurants avec soin pour proposer la meilleure sélection, il nous faut prévoir quand la commande sera prête et quand elle pourra être livrée».


Un responsable détaille la stratégie de la société


Contacté par info-Chalon, M. Julien Proust , le responsable des opérations en France, espère bien développer Uber Eats à Chalon-sur-Saône. Son objectif est de trouver de nouveaux restaurants partenaires, d'étendre la zone de livraison et d'améliorer toujours plus l'application. Mais la stratégie de Uber Eats ne s'arrête pas là. Si, pour le moment, sur Chalon-sur-Saône, désormais forte d'une escouade composée quinzaine de «partenaires livreurs», comme on appelle les coursiers travaillant avec la société, l'application s'arrête à 22 heures, celle-ci devrait «rapidement» passer «23 heures, minuit puis deux heures et un peu plus tard; nous pensons également au petit déjeuner, comme nous le faisons déjà dans d'autres villes» dit M. Proust. «Notre objectif, c'est le 24 heures sur 24, 7 jours sur 7!» précise-t-il, «nous souhaitons vraiment offrir la meilleure expérience à tous les utilisateurs».


À la question quant à savoir si l'application est destinée aux paresseux, voici ce que répond le responsable : «Je ne parlerais pas de paresse, mais de changement d’habitudes. Bien sûr, il y a le cliché du couple qui aimerait se faire livrer une pizza un vendredi soir. Il faut savoir que de très nombreuses familles font aussi appel à nos services pour obtenir des repas complets, variés et sains à faible coût, simplement parce que les parents préfèrent passer plus de temps en famille qu’à cuisiner».


Outre les campagnes de communication et de marketing, Uber East prévoit également des enquêtes de satisfaction aussi bien pour les clients que les restaurations qui travaillent avec la société.


La rémunération des coursiers est transparente


À l'heure actuelle, dans Chalon-sur-Saône, les livreurs flanqués du sac noir au logo blanc et vert qui sillonnent la ville à vélo «une quinzaine» mais «le nombre va augmenter» nous indique le responsable des opérations Uber Eats France.


Recrutés via les réseaux sociaux et formés plus de 4 semaines avant le vendredi 15 février,date du lancement de l'application dans notre ville. Les revenus perçus par les partenaires livreurs via l’application Uber Eats sont transparents et sont disponibles en temps réel dans l’application afin que chaque coursier puisse a consulter dès qu’il le souhaite. «Lorsque les partenaires livreurs choisissent de travailler avec l’application Uber Eats, ils sont libres de choisir, quand, où et s’ils veulent se connecter à l’application. Nous n’imposons aucun créneau ni aucune zone. Ce sont des indépendants et ils font en fonction de leur emploi du temps. Notre credo, c'est la flexibilité» nous indique M. Proust.


Répondant aux accusations de précarité des livreurs-autotrepreneurs, le responsable d'Uber Eats pour notre pays parle de «propos infondés» et précise que leurs «concurrents ont des clauses très contraignantes. De plus, nous offrons à tous nos parteneurs livreurs une couverture sociale, via la société AXA et ceci gratuitement. Nous ne voulons exploiter personne et tenons à les accompagner».


Chaque mois «à peu près», tous les partenaires livreurs ont une réunion.


Un marché en pleine croissance


Concernant la concurrence, Uber Eats se dit confiant. «Il y a de la place pour plusieurs acteurs, car le marché croît fortement. Mais nous voulons être le leader, c'est une certitude!» nous dit le responsable. Bien qu'il soit prématuré de parler chiffres, info-Chalon doit se contenter d'un laconique «Très bon départ pour ce premier week-end».


«Nous sommes très optimistes. Le marché ne cesse de croître et la demande est extrêmement forte à Chalon-sur-Saône» nous dit M. Proust, en guise de conclusion à notre entrevue téléphonique.


À voir si, dans la pratique, à Chalon-sur-Saône, Uber Eats France réussira son pari et répondra aux critiques contre l'ubérisation de la société et la précarité des livreurs-autoentrepreneurs de certains.

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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