Chalon sur Saône

Un taux d'implication des mineurs dans les actes de délinquance de plus en plus élevé sur le Chalonnais

En présence du Sous-Préfet de l'arrondissement de Chalon sur Saône, du Procureur de la République, de l'Inspecteur d'académie, de maires des communes voisines, Gilles Platret a dévoilé les objectifs de la stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance de la ville de Chalon sur Saône.

Quatre objectifs stratégiques ont été fixés dans le cadre de la stratégie du CLSPD du Chalonnais pour les années 2019-2020. Sur la question du taux d'implication des jeunes dans les actes de délinquance, l'objectif est clairement de "ramener le taux d'implication des mineurs parmi les mis en cause au niveau du taux moyen national et identifier les situations complexes pouvant poser probléme le plus en amont possible, qu'il s'agisse des mineurs mais aussi des parents souvent en très grande difficulté". Hervé Dumaine, adjoint au maire de Chalon sur saône en charge des questions de sécurité a rappelé que "le taux d'implication des mineurs était passé de 18,13 % en 2016 à 20,56 % en 2017 avec 992 mises en cause. C'est dire l'ampleur de la tâche autour des questions de parentalité et de responsabilité.

Des propos sur lesquels Elisabeth Vitton et Valérie Maurer ont tenu à apporter des compléments avec le rôle à venir de la future maison de la famille, qui prendra place d'ici quelques mois à Chalon sur Saône. "La délinquance des mineurs est une tendance lourde qui doit s'abaisser, une réalité sur laquelle on doit travailler" a martelé Gilles Platret.  

Pour cet objectif prioritaire du CLSPD, sept actions ont été déployées  en lien avec l'Education Nationale, les bailleurs sociaux et tous les acteurs la vie scolaire. Les questions du harcèlement scolaire, des comportements violents entre mineurs, de la prévention de la réitération, responsabilisation des mineurs, de chantiers éducatifs, d'insertion par le sport, simulation de parcours découverte du monde judiciaires, des TIG et des mesures de réparation des victimes sont autant de sujets qui figurent dans la boite à outils en faveur de la lutte contre la délinquance des plus jeunes. 

Les signaux faibles de radicalisation ciblés

Sur les questions de radicalisation, le CLSPD entend "densifier le réseau de référents sur le territoire communal" en accentuant toujours plus les formations des élus et des agents municipaux en contact direct avec la population.  Des actions de sensibilisation à la manipulation mentale et à la radicalisation violente seront également menées au sein des établissements scolaires du Chalonnais.  Une vigilance toute particulière sera portée dans les services municipaux de l'action sociale, du service jeunesse,de la vie scolaire ou de l'Etat-Civil. Côté Education Nationale, Fabien Ben a souligné la vigilance toute particulière sur les dossiers d'instruction à domicile ou d'écoles hors contrat. 

Montée en puissance du réseau violences intrafamiliales

Depuis 2016, ce sont 298 situations qui ont été signalées, "c'est un vrai besoin" a précisé Hervé Dumaine, "alors que nous avons trois situations nouvelles par semaine" a rajouté Gilles Platret. "Des situations qui concernent à 96 % des femmes" sans oublier que dans chaque violence intra-familiale, les enfants assistent impuissants à ces actes. Ainsi sur les situations recensées, ce sont sur le Chalonnais, "469 enfants qui ont été exposés aux violences". 

La violence chez les seniors est également un dossier sur lesquels les acteurs du CLSPD n'entendent pas baisser la garde. "Ce sont 20 partenaires qui agissent. L'enjeu est très fort alors que les plaintes sont passées de 20 à 75 % au commissariat de police depuis le déploiement d'un dispositif spécifique lié au réseau VIF par l'intermédiaire de l'intervenante sociale au commissariat. A l'étude, c'est également la création d'une consultation dédiée au centre hospitalier William Morey afin de faciliter le parcours des victimes au sein des urgences. Côté hébergement des femmes victimes de violence, la ville de Chalon n'entend pas rester sur le recul, en poursuivant le dialogue avec les bailleurs sociaux, les propriétaires privés, l'accueil de jour et tous les acteurs du VIF. 

Laurent Guillaumé

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