Chalon sur Saône

Mathilde Seigner sera la pierre angulaire d'une famille à reconstruire le 31 mars à Chalon

Pièce d’Eric Assous, « La Nouvelle » prendra les traits de Mathilde Seigner (Mado) le dimanche 31 mars à l’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône (c’est complet !), une promise que son compagnon Simon (Richard Berry, également à la mise en scène) doit lors d’un repas faire découvrir à ses deux fils. Et c’est là que ça se corse…avec d’un côté une caricature de plus en plus courante dans la vie de tous les jours, et de l’autre l’engrenage du rire de toute bonne comédie qui se respecte. Interview de Mathilde Seigner pour info-chalon.com

 

« Pas de nouvelles, bonnes nouvelles », affirme la sagesse populaire. Mais là, il y a LA Nouvelle. Une sacrée différence, non ?

« C’est le thème éternel des familles recomposées en fait. Donc quand on se trouve dans une situation pareille on est présenté aux enfants d’une autre vie avec évidemment tout ce que ça comporte de désagréments. Quant à des aspects positifs, sur le moment, c’est assez rare, mais ça arrive sûrement, que les enfants d’une autre vie acceptent la nouvelle, comme on dit. »

 

Cette Mado dispose-t-elle d’un caractère à toute épreuve ?

« Dans la pièce, j’ai plutôt un caractère costaud et sympathique, parce qu’elle en prend quand même plein la gueule au début. Elle est plutôt globalement souriante, aimable, elle prend beaucoup sur elle, à part à la fin où elle pète un peu un plomb « ! »

 

Avec un comédien de la trempe de Richard Berry en face de vous, vous devez vous entendre à merveille question qualité de jeu ?

« Oui, oui, oui, c’est un bonheur, et puis quand on a des acteurs de ce niveau-là, et j’en ai eu d’autres dans ma carrière, on est évidemment porté.  On s’entend très, très bien. On joue très ensemble en fait. Ca ne m’impressionne pas, mais en même temps le niveau de jeu est tel que du coup on se hisse aussi. »

 

Comparativement au cinéma ou à la télé, vous êtes relativement peu intervenue au théâtre. Préférez-vous réellement le septième art ?

« En réalité, j’en fais relativement peu, mais régulièrement. Je reviens au théâtre à peu près tous les cinq ans, donc je ne fais pas pas de théâtre. Il y a des comédiennes de cinéma qui font très peu de théâtre, moi j’ai fait « Nina » avec François Berléand par exemple, d’ailleurs nous sommes passés chez vous (c’était en 2015, salle Marcel-Sembat NDLR) ; avant j’avais fait une pièce de Danièle Thompson, et encore avant c’était « L’éducation de Rita ». Donc je fais quand même du théâtre, mais j’avoue que pour moi c’est plus compliqué que le cinéma ou la télévision. Je trouve que c’est plus contraignant on va dire.»

 

Qu’est-ce qui est le plus délicat dans l’incarnation d’un rôle ?

« Rien. Ca se travaille, on incarne un rôle, et puis on a des rôles qu’on aime plus ou moins. En général je n’ai pas à me plaindre, parce que les gens qui viennent vers moi pour me proposer des rôles, ce sont des rôles très définis, c’est-à-dire que ce sont des rôles qui me ressemblent, pour ce que je sais faire, ou pour ce que je suis. Comme j’ai une personnalité assez marquée, je n’ai jamais des rôles qui ne m’intéressent pas. »

 

Faire rire ou pleurer, un combat incessant, ou alors un savoir-faire irremplaçable ?

« Faire rire, c’est très dur. Je pense que c’est plus difficile que de faire pleurer, c’est ce que dit d’ailleurs souvent Christian Clavier avec qui je viens de faire un film. C’est très, très compliqué, ce n’est pas donné à tout le monde d’être drôle et de faire rire. Emouvoir, bon, c’est plus simple je trouve, surtout au cinéma où on trichote, on peut très vite être très émouvant sans que ce soit non plus quelque chose de très compliqué. »  

 

Avez-vous une ou des aspirations artistiques non assouvies à ce jour ?

« Non, pour l’instant je suis contente de ma carrière, de mes rôles. Bien sûr, on peut toujours faire mieux, mais il n’y a pas en tout cas de désirs différents et particuliers en ce moment. »

 

Vous verra-t-on ailleurs que dans La Nouvelle ces temps-ci ?

«Il y a un film qui sort le 29 mai qui s’appelle « Ni une, ni deux », dans lequel je joue des jumelles, je fais les deux. C’est un film amusant d’Anne Giafferi avec François-Xavier Demaison notamment. Après j’ai un film qui s’appelle Ibiza  avec Christian Clavier, ensuite j’ai une énorme série événement qui s’appelle « Le temps est assassin » de Michel Bussi, qui sera l’événement TF1 de la rentrée prochaine.  Tout ce que j’ai tourné va sortir. Et après, j’ai plein de tournages en vue. »

Crédit photo : DR, Céline Nieszawer pour celle avec Richard Berry

                                                                              Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                             poiriault.michel@wanadoo.fr

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