Chalon sur Saône

Richard Berry vous mènera-t-il en bateau en bord de Saône ? Réponse le 31 mars en fin d'après-midi...

Il formera sans nul doute ce dimanche 31 mars à l’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône un duo savoureux avec Mathilde Seigner dans « La Nouvelle », une comédie des Théâtrales 2018-2019. Pas de chance pour ceux qui n’ont pas pris le train en marche, toutes les places ont trouvé preneur ! A vrai dire, comment résister à la force d’attraction exercée par l’un des ténors du microcosme artistique de haut vol, a fortiori lorsqu’il vient faire montre de son abattage devant chez soi ? Interview de Richard Berry pour info-chalon.com

De quelle manière appréhendez-vous La Nouvelle ?

« C’est la femme qu’il aime. Il s’agit d’un type qui est veuf et a rencontré une femme. Il a l’intention de refaire sa vie avec elle, et il décide un beau jour de la présenter à ses deux fils après une relation d’un an et demi. Il l’appréhende avec amour. »

 

Etre metteur en scène comme vous l’êtes dans cette pièce, et l’avez été dans d’autres, est-ce une histoire à raconter à votre façon ?

« Oh oui, parce que l’auteur s’est inspiré un peu de ma vie, donc cette histoire ressemble beaucoup à la mienne. J’essaie de la raconter aussi à ma façon.»

 

Et si vous deviez promouvoir  cette comédie ?

« Je dirais que c’est une comédie de société dans laquelle chacun peut se retrouver, et toutes générations confondues, parce qu’on a affaire à un homme et une femme déjà de générations différentes, puisqu’ils ont à peu près vingt ans d’écart. Et puis il y a aussi les enfants, qui subissent les dommages collatéraux…Donc, avec les enfants de l’homme, et les enfants de sa compagne, il y a quatre points de vue qui sont assez intéressants je trouve sur un sujet qui concerne à mon avis plus ou moins tout le monde dans notre société aujourd’hui. On le sait, les couples recomposés sont la majorité des couples qui font notre société. »

 

L’écriture d’Eric Assous et la personnalité de Mathilde Seigner, du pain bénit ?

«Eric, c’est mon partenaire d’écriture depuis très longtemps, puisque j’ai écrit, coécrit presque tous mes films avec lui, et puis j’ai joué déjà une pièce de lui qui s’appelait « Nos femmes », avec Daniel Auteuil.  Comme partenaire dans le cas présent c’est quelqu’un que j’aime énormément, une actrice merveilleuse avec laquelle je m’entends très bien. Du pain bénit, en tout cas béni par moi, puisque c’est moi qui l’ai choisie. »

 

On dit très souvent d’un comédien qu’il joue. N’est-ce pas péjoratif ou agaçant, au regard de la somme de travail à prendre en compte ?

« Non, pas trop au théâtre, parce qu’au théâtre on a le temps, on répète pendant au moins six, sept semaines, voire plus. Par conséquent, on a le temps d’élaborer d’abord, d’un côté sa mise en scène, et le travail qu’on veut faire sur la mise en scène, et puis par ailleurs après, quand on est sur le plateau, on a le temps de s’intéresser aux autres, aux acteurs, aux partenaires, ainsi qu’à soi-même. Alors qu’au cinéma, on est dans un état d’urgence tous les jours, et c’est beaucoup plus compliqué. J’ai beaucoup plus de mal à jouer dans mes propres films. » 

 

Allez-vous le plus souvent vers la consistance d’un rôle, plutôt que vers un ou plusieurs partenaires que vous estimez ?

« D’abord, ça commence par l’intérêt que je peux avoir pour le rôle, et après, évidemment, il y a les partenaires avec lesquels je vais jouer, mais le préambule, c’est quand même l’intérêt que je peux avoir à jouer une pièce, un personnage. »

 

Vous êtes un inconditionnel du théâtre et avez considérablement tournée pour le cinéma. Le fond, finalement, reste le même, quant à la forme…

« Pour moi, ce sont les deux facettes d’un même métier. J’ai l’impression que quelque chose est plus vrai peut-être, plus direct, plus immédiat avec le public, quand on est au théâtre. En même temps j’aime beaucoup aussi tout ce qui procède de l’élaboration, de la conception, et du travail que l’on peut faire autour d’un film. Donc pour moi ce n’est jamais l’un contre l’autre, c’est l’un avec l’autre, c’est complémentaire. »

 

Quel ressenti avez-vous sur les presque sept ans passés à la Comédie-Française ?

«J’en ai un ressenti qui n’était pas formidable, mais je pense qu’aujourd’hui ça a énormément évolué. C’était quelque chose qui ne me correspondait pas à l’époque, je l’ai vécu, mais je pense que la Comédie-Française a énormément changé depuis, et qu’aujourd’hui, ça a son charme. »

Crédit photo : Céline Nieszawer 

                                                                                                 Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                                poiriault.michel@wanadoo.fr

 

 

 

 

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche