Chalon sur Saône

S'ils sont Les Virtuoses, c'est qu'il y a bien une raison ! Mathias Cadez, l'un deux, en fera une éclatante démonstration le 12 avril à Chalon

Unis comme les cinq doigts de la main, les frangins Julien et Mathias Cadez se feront fort de délivrer plus d’un message artistique le vendredi 12 avril à 20h en la salle Marcel-Sembat de Chalon-sur-Saône, avec leur spectacle « Les Virtuoses ». Cet exercice de style polymorphe fait partie des Théâtrales 2018-2019, et à ce titre, est la résultante d’une sélection triée sur le volet. Un petit bijou qui convient en tous points à celles et ceux qui sont viscéralement attirés par le beau et le bon, incroyablement diversifiés. L’ineffable, quoi, à quelque chose près. Interview de Mathias Cadez pour info-chalon.com

Quel sort réservez-vous aux Chalonnais ?

« On leur souhaite, comme pour tous les publics, du bonheur. Pour nous le spectacle c’est avant tout du partage, de l’émotion, du rire, de la fantaisie, et c’est avec plaisir que l’on va venir partager tout cela avec le public chalonnais. »

 

Si on vous avait dit qu’un jour le conservatoire vous entraînerait vers ce spectacle que vous menez de main de maître… ?

«Honnêtement, on n’avait absolument pas prévu un jour de jouer un spectacle comme ça. C’est vraiment venu complètement au hasard, et on a eu la chance quand même que le Conservatoire (de Lille N.D.L.R.) nous ait apporté son soutien au tout début. On avait commencé à avoir l’idée, et on s’était dit : soit ça passe, soit ça casse, ça va être mal pris, mais au final, non.  Le spectacle est vraiment très apprécié justement dans les milieux classiques, parce que ça apporte une touche de fraîcheur qu’on n’a pas l’habitude d’avoir. »

 

Vous faites le show en compagnie de votre frère, avec bien sûr des liens très forts. La qualité s’en ressentirait-elle avec un autre partenaire ?

« C’est vrai que dans le spectacle on ressent vraiment la fraternité qui ressort du duo, car justement il y a une vraie complicité. »

 

Musicien, magicien, comédien…vous êtes en quelque sorte une espèce de décathlonien de l’effort culturel ?

(rires)»C’est vrai qu’on s’amuse à toucher un peu à tous les arts, parce que ce sont des arts qui nous correspondent et nous attirent. Dès notre plus jeune âge en fait, on a toujours grandement apprécié les arts, c’est ce qui permet aussi d’ouvrir les frontières de la musique classique, du théâtre, etc. de mêler un peu l’ensemble et de montrer qu’en fait, déjà on peut rire de tout, de la musique classique, du théâtre…On peut s’amuser et faire en sorte que tous les arts nous transportent. » 

 

Avec toutes ces disciplines, dans quelle mesure êtes-vous obligé de travailler davantage qu’un artiste monospécifique ?

« Je pense qu’on travaille différemment, c’est sûr, après on met un point d’honneur à être excellents dans tout ce qu’on fait, c’est sûr que ce n’est pas évident. On adapte notre travail à la scène, le spectacle demande de la recherche, et on fait l’effort de tout faire à fond, c’est ce qui ressort dans le spectacle.»

 

Pourquoi avoir voulu tirer le meilleur parti du piano, plutôt que d’un autre instrument ? Quels rapports entretenez-vous avec lui ?

« C’est l’instrument de notre enfance, le premier sur lequel on a joué. On a découvert la musique grâce au piano, donc  on le porte dans notre cœur, c’était vraiment une évidence que ce soit notre piano au centre du spectacle. L’avantage du piano, c’est qu’on peut très facilement reproduire toutes les sonorités que l’on retrouve avec un orchestre. Avec un instrument comme le violon par exemple, on a juste une mélodie, et pour avoir de l’énergie, de la puissance, on a besoin d’avoir tous les autres instruments, à cordes, à vent. Le piano, c’est un des rares instruments où on arrive à avoir une puissance, et en même temps  une intimité dans les mélodies.»

 

La musique classique cumule-t-elle des fonctions de moyen et de fin en soi ?

« Elle est au centre du spectacle, et c’est elle qu’on défend à la base. La musique, c’est notre seul langage dans le spectacle, lequel est sans paroles, et elle est vraiment au centre de ce qu’on raconte. »

 

Selon vous, que faudrait-il faire pour que la musique classique retrouve son lustre d’antan ?

«Je ne sais pas si je suis le mieux placé pour répondre à ça…Je pense qu’il faut toujours continuer à s’ouvrir sur toutes les formes de musique, et que la musique classique a encore un bel avenir devant elle. »

 

 Des places sont à pourvoir

Catégorie 1 : 35,00 euros ; catégorie 2 : 25,00 euros ; catégorie 3 : 15,00 euros, sur www.les-theatrales.com

 

Crédit photo : Denis Chaperon                             Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                   poiriault.michel@wanadoo.fr

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche