Chalon sur Saône

le 17 mai à Chalon : un événement, trois raisons valables, et une tripotée de motifs pour des musiques percutantes

« En mai, fais ce qu’il te plaît ». Eux au moins ne se mettent pas martel en tête pour savoir de quoi il en retournera à ce moment-là. Les groupes Celkilt, Les Ramoneurs de menhirs et Sandragon, prendront d’assaut le théâtre du port nord de Chalon-sur-Saône, le vendredi 17 mai à 20h. La celtitude mâtinée de rock et de punk, le tout à la solde d’une fête artistique prenant à témoin le concert anniversaire des 15 ans de l’association locale tapage rock…et roulez jeunesse ! Interview pour info-chalon.com de Titou, chanteur et guitariste de Celkilt.

A Chalon ne sera-ce pas une Saint-Patrick après l’heure ?

«Ah si, mais en fait avec Celkilt c’est un petit peu tous les jours la Saint-Patrick, alors ce n’est pas grave (rires) ! Nous, c’est important que ce soit tous les jours la Saint-Patrick avec cette ambiance-là, cornemuse-violon-guitare-basse-batterie, un mélange entre traditionnel et rock and roll. Le but du jeu, c’est de passer un bon moment avec les gens, et de les inclure vraiment comme le sixième membre du groupe. »

 

Quelles sont d’après vous les caractéristiques du rock celtique ?

« C’est compliqué à dire, je trouve que c’est fédérateur, parce qu’il y a plein de gens qui n’écoutent pas forcément ça, ni du rock, ni du celtique, et puis qui du coup se raccrochent assez facilement au wagon, car il y un côté très fédérateur, très festif. Ils savent qu’ils vont passer une bonne soirée, en gros. »

 

Sur scène le climat festif ne vous colle-t-il pas à la peau de bout en bout ?

« Complètement ! Mais c’est plutôt très, très bien, c’est-à-dire que sur scène on essaie quand même d’avoir des ambiances assez variées. On a des morceaux, vocaux, des morceaux instrumentaux, d’autres plus rock and roll, des choses vraiment très festives…Donc il y a vraiment un mix de plein de choses. Les gens ressortent le tee-shirt mouillé et le sourire jusqu’aux oreilles, c’est le principal. »

 

Qui faut-il être pour composer votre public ?

« C’est très, très, très large. Du fait justement du côté fédérateur de cette musique, ça va vraiment de 5 à 90 ans (rires), tout est possible. Tout le monde peut y trouver son compte, je pense. » 

 

Vous différenciez-vous peu ou prou des groupes des autres régions celtiques ?

« Il y a des différences, pour bien connaître les groupes de la scène. Notre différence, c’est peut-être justement qu’on ne se fixe pas de limites, ni géographiques, ni d’influences, ni de quoi que ce soit, c’est-à-dire qu’on met tout dans une grosse marmite, on mélange très fort, et ça donne le mélange Celkilt avec des influences irlandaises, bretonnes, écossaises, rock, punk, pop, folk…on mélange un peu tout  ce qui nous plaît, nous parle, et on ne se pose pas trop de questions en fait. Il y a peut-être beaucoup de groupes, un peu plus régionalistes on va dire, qui se cantonnent un petit peu à des musiques d’un certain territoire, alors que nous ça ne fait pas partie de nos considérations. »

 

Pouvez-vous présenter vos équipiers et les instruments à qui ils prêtent vie ?

«On a Ana au violon et au chœur, Iain à la cornemuse et aux flûtes, moi-même, donc Titou à la guitare et au chant, Drik à la basse, et Rem’s à la batterie. »

 

Où êtes-vous en pays de connaissance, et qu’en est-il de la Bourgogne ?

«Oui, il y a des régions où les gens démarrent un petit peu plus rapidement : la vendée, le Nord, après il y a la Belgique si on cherche un peu plus loin, avec des publics qui sont chauds dès le début du concert. On s’attache aussi à ne jamais laisser personne sur le carreau. Le but du jeu pour nous c’est, quel que soit l’endroit où nous sommes, que le public kiffe avec nous, et en tant que sixième élément du groupe, sinon ce n’est pas un concert réussi. La Bourgogne, ce n’est pas une nouveauté, mais c’est vrai qu’on n’y joue pas aussi souvent que l’on voudrait. Est-ce que c’est par manque d’événements de ce type, ou de festivals, je ne sais pas, mais le peu de fois où on y a joué en tout cas, du côté de Montceau, du Creusot, des endroits comme ça, à chaque fois c’était le feu.  Je ne m’inquiète pas du tout sur l’ambiance, je sais que le public est très réceptif, et je pense que l’on va passer une très bonne soirée à Chalon, puisque ça nous arrive très peu de faire des concerts par ici. Donc nous sommes bien contents. » 

Votre dernier album, « Stand », remonte à mars 2017. Quand le suivant verra-t-il le jour ?

« On prépare le 7ème album, car nous ne faisons pas de différences entre les EP et les albums, car le nombre de titres est vachement variable. On y travaille, la sortie sera soit à la fin de l’année, soit au début de l’année prochaine. Il y a quelques titres qui vont être révélés cette année, et la suite arrivera bientôt. »

 

Il y a encore des places à prendre

Tarifs : 16,00 euros en prévente, 18,00 euros le jour même. Billetteries internet&grandes surfaces, réseaux France Billet et Ticketnet. Plus d’infos auprès d’A Chalon Spectacles (03.85.46.65.89, spectacles@achalon.com ).             

Crédit photo : Jérôme Vacheron                                   Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                           poiriault.michel@wanadoo.fr  

   

 

 

 

 

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