Chalon sur Saône

Manifestation contre les expulsions et pour le droit d'asile samedi devant la sous-préfecture de Chalon-sur-Saône

Une centaine de personnes ont manifesté hier devant la sous-préfecture de Chalon-sur-Saône. Retour sur cette journée de mobilisation contre les expulsions et pour le droit d'asile avec Info-Chalon.

Samedi, à 11 heures, une centaine de personnes ont répondu présents, à l'invitation de Chalon Solidarité Migrants, collectif mobilisé contre les expulsions et en faveur du droit d'asile, devant la sous-préfecture de Chalon-sur-Saône, située au 28 Rue Général Leclerc.


La veille, l'Auberge de migrants ré-éditait sa marche Vintimille-Calais cette année. Les marcheurs ont été accueillis par des bénévoles des associations, au local du Parti Communiste (PCF), 30 Rue Théodore de Foudras, avant de repartir en direction de Calais.


Le collectif Chalon Solidarité Migrants, représentée par François Portefaix, accompagnant au commissariat de Chalon-sur-Saône, a été rejoint par d'autres associations, dont la section Chalonnaise de la Ligue des Droits de l'Homme, représentée par son secrétaire, Philippe Janet, ATD Quart Monde, le CCFD-Terre Solidaire, l'Association de Solidarité avec Tous les Immigrés (ASTI), la Cimade, et des partis politiques parmi lesquels le PCF ou Mourad Laoues, conseiller municipal (EELV).


Pour l'État, «un bon demandeur d'asile est un non-demandeur d'asile, refusé à la frontière ou débouté-expulsé... et parfois mort à nos frontières ou en tentant de les atteindre!», dit François Portefaix, dans son discours où il énumère les trois méthodes employées (le refus d'entrée, le refus d'accueil , mettre les demandeurs d'asile dehors, au plus vite et les expulsions), selon lui, par l'État dans son combat contre les étrangers.


Parlant d'une «société où les droits fondamentaux sont de plus en plus attaqués», il fustige les «élites de plus en plus xénophobes et racistes, qui savent proférer le discours du bouc émissaire et de la haine», avant d'appeler à «un autre monde de partage et de solidarité».


Symboliquement, les manifestants ont défilé dans le silence, en file indienne via une corde, dans les rues de Chalon, depuis la sous-préfecture jusqu'à la Place de Beaune en passant par la Rue au Change, la Place du Châtelet et la Grande Rue.


«L'État doit supprimer la répression et le renvoi des migrants.(...) Il doit également assurer le sauvetage, la protection et la mise à l'abri inconditionnel des exilés en danger», dit Philippe Janet, devant l'assistance réunie Place de Beaune.


Ensuite, ils ont été invités à la Maison des Associations (Espace Jean Zay), 4 Rue Jules Ferry, à la salle du réfectoire, pour partager un pique-nique de l'amitié, dès 12 heures 30, avant des lectures et des animations à la salle des congrès, dès 14 heures.

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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