Chalon sur Saône

La pluie s'est invitée à la cérémonie du 8 mai 1945 à Chalon-sur-Saône

Retour en images avec Info-Chalon sur la cérémonie du 8 mai 1945, à Chalon-sur-Saône, marquant le 74ème anniversaire de la Victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre Mondiale en Europe. Une commémoration sous la pluie.

Ce mercredi matin, dès 8 heures, une délégation, conduite par Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône, et composée de représentants de la Municipalité, des associations d'anciens combattants, patriotiques ou de victimes de guerre, avait sillonné Chalon-sur-Saône et ses alentours afin de déposer une gerbe sur 8 sites (la stèle du mur de l’ancienne prison, le Monument aux Morts de la Rue du Four-des-Chênes, le Monument des Fusillés de Crissey, la plaque commémorative 1939-1945 du quartier des Aubépins, la Stèle du Stade Garibaldi, le Monument Résistance-Déportation de la Rue Maréchal de Lattre de Tassigny et la Stèle des Charreaux, Place Albert Thomas).


À l'occasion de ce 74ème anniversaire du 8 mai 1945, le maire s'est rendu, à 10 heures, au Monument aux Morts, sur l'Esplanade de la Légion d’Honneur, pour y déposer également une gerbe.


Hommage rendu à 2 natifs de Chalon tombés au champ d'honneur et 6 médaillés
À ses côtés, se trouvaient, entre autres, le Colonel Pascal Boulling, directeur de la Base pétrolière interarmées (BPIA) Caserne Carnot et Commandant d’Armes de la Place de Chalon-sur-Saône, Jean-Jacques Boyer, Sous-préfet de Chalon-sur-Saône, Raphaël Gauvain, Député de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire, Marie Mercier, Sénateur de Saône-et-Loire, Jérôme Durain, également sénateur de Saône-et-Loire, Sébastien Martin, Président du Grand Chalon et Vincent Bergeret, maire de Châtenoy-le-Royal.


La pluie s'est elle aussi invitée à la cérémonie...


Ce fut également l'occasion pour le Colonel Pascal Boulling de décerner, au nom de Florence Parly, la Ministre des Armées, 6 médailles d'argent de la défense nationale au Maréchal des logis chef Alexandre Couriau, au Maréchal des logis Quentin Pernet, au Brigadier-chef Stanislas Alvarado, au Brigadier-chef Aloïs Lenzi, au Brigadier-chef Kévin Raguenet et au Brigadier-chef Thibaud Remy, devant les élus présents sur l'Esplanade de la Légion d'Honneur.


Pendant son discours, le maire de Chalon-sur-Saône a tenu à rendre hommage à deux morts pour la France, natifs de Chalon-sur-Saône, qui avaient été oubliés sur le mémorial, à savoir le Quartier Maître de 1ère classe, Gabriel Michel, fils de bateliers, né à Chalon-sur-Saône en 1915 et mort le 22 mai 1940, lors du bombardement du bateau sur lequel il servait avec 92 de ses camarades, et Firmin Vermeil, né à Chalon-sur-Saône, le 24 septembre 1914.


Fils d'officier, il s'engage dans l'aviation en 1934 au 2ème Bataillon de l'Air comme élève pilote, Firmin est breveté en août 1935 et se révèle très rapidement un excellent pilote, plein d'ardeur et de sang-froid. Il connaît différentes affectations et est moniteur à l'École d'acrobatie de Salon-de-Provence au moment de la déclaration de guerre. Il demande à servir dans une unité combattante et se voit affecté à Châteauroux où il s'initie au bombardement en piqué.


Après l'Armistice du 22 juin 1940, Firmin Vermeil est affecté au Batailllon de l'Air 206 à Meknès, dans le Protectorat français du Maroc, où il est démobilisé le 20 août 1940. Il s'associe aux mouvements de Résistance dès leur création, mais désireux de reprendre sa place dans une unité aérienne, il s'évade de France par l'Espagne en 1942 en compagnie de son ami Jacques Mathis et rejoint les Forces françaises libres à Londres après avoir été interné en Espagne.


Il signe son engagement dans les Forces aériennes françaises libres le 8 janvier 1943 et se porte volontaire pour servir au Groupe de chasse n°3 «Normandie». Il rejoint celle-ci sur le front germano-soviétique le 9 juin 1943. Ses qualités de pilote et son ardeur à combattre lui permettent d'être incorporé presque aussitôt et de participer aux offensives de sa nouvelle unité dans la région d'Orel sur le front central soviétique.


Il a à son actif une victoire aérienne, 1 014 heures de vol et 13 missions de guerre lorsqu'il disparaît en combat aérien le 17 juillet 1943, le même jour que le commandant Jean Tulasne, face à des chasseurs ennemis supérieurs en nombre, dans le secteur de Znamenskaïa, à environ 20 kilomètres au nord-ouest d'Orel.
Son corps n'a jamais été retrouvé.


À l’issue de la cérémonie, une délégation se dirigea dans la cour de l’Hôtel de Ville. Gilles Platret et des représentants des associations d’anciens combattants et en particulier ceux de la 1ère Armée Française «Rhin et Danube» ont déposé une gerbe.

 

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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