Chalon sur Saône

Des Chalonnais protestaient contre la coupe d'arbres quai des Messageries

Jeudi, en fin d'après-midi, une conférence de presse a été organisée par une douzaine de Chalonnais, en lieu et place de deux souches de platanes coupés au Quai des Messageries. Ils protestaient contre ces abattages d'arbres sans concertation publique. Plus de détails avec Info-Chalon.

Une douzaine de personnes se sont rassemblées, à 18 heures, devant les deux souches de deux des trois platanes abattus, vendredi dernier, Quai des Messageries. Selon eux, la mairie multiplie ces abattages sans explications et sans concertation publiques.


Aux arbres, citoyens!
Parmi les protestataires, des membres de la Confédération des Associations pour la protection de l'Environnement et de la Nature en Saône-et-Loire (CAPEN 71), de l’Association Chalonnaise pour la Transition Écologique (ACTE), du Collectif Chalonnais pour un urbanisme responsable ou des personnalités comme Ivan Maréchal, ancien directeur de la Cohésion Sociale, de l'Emploi et de l'Habitat au Grand Chalon, récemment aperçu lors d'un atelier citoyen.


Avant de rentrer dans le vif du sujet, Frédéric Guiraud, co-fondateur de Vélo-sur-Saône et membre de PArtage et Mobilités Actives (PaMA), en a profité pour aborder la question des vélos et l'absence de piste cyclable sur le futur réaménagement des Quais.


«L'espace partagé, ça n'existe pas! Les vélos doivent avoir leur place!», dit-il, avant de rajouter «La première question, c'est comment aménager la Rue de la Citadelle ?»


Pour lui, dans toutes les autres villes, les doubles sens de circulation des vélos sont généralisées «et pas simplement dans quelques rues!».


Pour les personnes présentes, ces coupes d'arbres sans concertation ne sont justifiées par aucune contrainte d'aménagement. Elles regrettent l'absence d'un paysagiste au sein de la municipalité et demandent une enquête, «en attendant une vision globale».


«La question centrale est comment juge-t-on de la qualité d'un aménagement?», s'interroge Catherine Sauzet du Collectif chalonnais pour un urbanisme responsable. Pour elle, c'est un aménagement complet qui est à revoir.


La municipalité justifie l'abattage des deux platanes par la volonté de donner une perspective de la Place du Châtelet sur la Saône. Cette action s'inscrit dans une «trop longue série d'abattages non justifiées», à l'instar des arbres de la place du 19 mars 1962, près de la Gare de Chalon-sur-Saône, les 3 tilleuls coupés autour de la Tour du Doyenné, dont un d'entre eux avait plus de 200ans ou des arbres de la Rue Porte de Lyon.


«Cette opération est symptomatique d'une conception arrieérée de l'urbanisme et de ses rapports avec l'environnement et particulièrement du rôle essentiel des arbres dans les villes», dit Ivan Maréchal, parlant d'un «logiciel des années 70 où il fallait bétonner pour faire une place à la voiture. La ville doit changer de logiciel!».


Selon le collectif, la plupart des villes laisse une place à l'arbre. «Chalon fait marche arrière, elle est revenue au Moyen-Âge où on coupait systématiquement les arbres», disent-ils.


«L'arbre a une valeur symbolique, il a une place importante dans la ville, à l'heure du changement climatique. Partout, les élus locaux s'engagent pour le respect de la biodiversité», indique Thierry Grosjean, président de la CAPEN 71.


Autre question, et non des moindres, soulevée par les protestataires : «Où sont les hirondelles?»

Ils comptent bien plaider leur cause et continuer leur bras de fer avec la maire lors de la prochaine marche pour le climat qui aura lieu le samedi 1er juin, à Chalon-sur-Saône.

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche